10.12.2009
la vie, le reste
Puisqu'on doit écrire.
Il y a la vie et le reste. Dans ta vie, je suis le reste. Tu ne comprends pas tout. Normal. Ceci est un dialogue de Desplechin. Aussi torturé. Le reste c'est le péché, la douceur acide du noyau d'une nectarine, l'odeur de l'essence, la cigarette de trop, la ligne de coke lorsque tu es enrhumé, la nuit blanche lorsqu'on te croit en train de bosser, l'interdit casse bonbon mais dont on a du mal à se séparer. La proie qui t'irrite quand tu imagines son corps dans d'autres draps. Je rentre tard et me blottis sous les gouttelettes brûlantes de la douche. J'y ai été en converses rouges. J'ai toujours envie de faire sortir la tristesse de mon corps par tous les pores. Olivier est un porc.Fuck.Des souvenirs alcoolisés de la soirée de la veille me reviennent. Les hommes n'épousent jamais celles à qui ils mettent un doigt dans le cul, a dit Emma. Ça doit être ça. C'est triste. Être une épouse joyeuse mais boudée du plaisir.Une maman ou une putain. J'ai été à son enterrement en converses rouges. Ça ne m'aurait jamais traversé la tête si je n'avais pas tout cet alcool dans le sang. Parmi les gens bien sages au sourire fermé pour cause de décès, j'ai affiché une dentition impeccable. Je ne connaissais pas l'écrivain mais je pensais qu'il méritait mieux que ces têtes de morts pour honorer la sienne, de mort. Ses écrits étaient déglingués, speeds et médicamentés mais ils n'avaient rien à voir avec tout ce bardas de bonnes intentions. Leurs regards m'ont fait trébucher. J'ai aimé me surprendre à être l'intrus d'une scène quasi théâtrale. Le père, le saint esprit, et toutes leurs conneries... Lui, il a tué son père dans son dernier roman et son esprit, tout comme son corps, était tout sauf sain. Fallait absolument penser à quelque chose de triste. Très triste, la mort de mes grand-parents ou de mes parents. Trop classique. M'arrache trop de larmes en temps normal. Il me fallait du paranormal. Un truc plus enfoui dans mon coeur. J'ai pas mis trois minutes à trouver. J'ai pensé à ta mort. A toi. Vite dévié vers la douleur insurmontable de penser que je ne serais plus jamais emboîtée dans ton corps et que je ne serais jamais dans « ta vie » mais toujours dans le reste. Ça m'a ôté ce sourire idiot que tu connais et que tu sais même reconnaître à trois kilomètres. Une douleur vive qui stagne depuis plusieurs mois. Un soir j'ai rencontré ta tête dans un hall d'entrée et elle m' a pas quittée.Le reste tu le connais. Moi j'ai pas tout capté. T'avais qu'à claquer des doigts. J'aurais vendu père et mère pour pouvoir me réveiller tous les jours en pensant à toi sans me dire que c'est mal. Alors je suis rentrée bien facilement dans l'atmosphère morbide qui flottait dans l'air en repensant à comment j'étais accro à ton corps, à la douceur de tes hanches, à l'odeur parfois limite de tes cheveux, à la forme de ton nez et au goût de ton sexe. C'est sur ton sexe que ça s'est terminé. Ils ont annoncé que la cérémonie se terminait et Claire est venue vers moi pour me demander de façon détournée ce que je pouvais bien foutre ici et dans cette tenue. Je suis la dernière personne à avoir échangé des mails avec Marc et je voulais venir au rendez-vous que nous n'aurions jamais. J'ai pensé qu'en temps normal je me serais rendue dans le café qu'il m'aurait indiqué avec ces chaussures-ci. Elle a baissé les yeux comme on se lamente des petits enfants qui nous donnent du mouron. Et elle m'a laissé où j'en étais. Assise sur la pierre tombale d'à côté : O. fuyard, 1897-1938. Avec ton sexe. Parfois fort, parfois fatigué, toujours aimable.Avec mon amas de questions périmées sans doute. Avec mon amour compulsif et sans toi.
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09.12.2009
rouge
Tu me demandes pourquoi tant de rouges sur mes lèvres, ça t’effraie, tu as peur de m’embrasser. Comment te répondre lorsque je sais que ta question est ailleurs. Sur tes lèvres fermées flotte un air de regret, étrange, parce qu'il ne te va pas. D’accros en déchirures, de nuits en jours spasmodiques, de peines sombres en rires effrénés, j'ai avancé avec la tête dressée en arrière, pour m'éloigner de toi, seulement pour m’éloigner. Mais c’est toi qui partait toujours, en emportant avec toi quelque chose de l’ordre de l’équilibre, en m’aspirant un peu plus et me laissant à plat.
Fallait faire avec et sans.
Je mets du rouge sur mes lèvres comme un pansement sur ma peine, du bleu sur mes yeux quand il pleut, des talons pour plaquer au sol mes doutes et mes angoisses, te les planter dans le cœur, me prouver que je peux avancer sans ton tu omni-absent, de la vodka dans mon cœur quand il est sec. Juste pour retrouver mes larmes. Je n’ai jamais su être protégée par moi-même.
Dans mes bottes, je traîne toute une mallette de bordel émotionnel. Pleine de chiffons sentimentaux, de reprises de cœur, de vêtements froissés et d'acoustique torturée. Sous mes pavés, ma plage est abîmée mais elle ondule encore au rythme des vagues d'humanités qui s'y baladent.
Cet accoutrement me permet de croire que je mets entre le monde et ma tristesse une barrière de sécurité.
Mes jours sans toi ? Des débris de souffles épuisés, des odeurs de jours trop vite levés sur des nuits inélégantes, des ciels noirs interminables à la bande son épuisée. Je ne te le dirai pas comme ça, bien sûr, saleté de pudeur qui règne sans pudeur sur nos vies.
Je mets du rouge sur mes lèvres pour plaire à ces garçons, du bleu dans mon regard pour afficher la douceur nécessaire, des talons pour titiller ta jalousie. Je perdu mes larmes, je pleure à sec mais je me laisse aller à cambrer ses propres armures, je me laisse déshabiller l'esprit peu à peu. C'est grisant et atroce de se sentir au bord du risque.
Tu me crois sincère. C’est pire. J’aimerais que tu perces cette allure délurée. Tu m’as donné rendez-vous ici, dans ce bar qui ne signifie rien. Comme si, voilà, tu avais rendez-vous à côté, dans une heure. Oui, c’est ça, une heure grand max’ comme tu dis souvent, pour ne pas paraître trop disponible, trop fébrile. Voilà ce que veux dire ton lieu de rendez-vous. Il faudra s’inventer une vie remplie et intéressante, parce que tu es venu savoir si je t’aimais encore un peu et que la seule chance que j’aie de pouvoir te retrouver est peut-être de te faire croire que non. Non. La dernière fois, c’était il y a presque un mois. Tu étais arrivé en retard, comme d’habitude. Tu t’étais même endormi un peu, tandis que moi, boule de rage, j’attendais que tu te réveilles pour me faire l’amour. Il y avait toujours un moment où la tension montait. Te faire prendre la mesure de mon amour, en déversant sur toi un cœur effrité par tes absences, t’assaillir de questions après la bataille.
Là, tension, silence. Tu paniques et sors la carte de l’humour parce que c’est ta façon habituelle de récupérer notre intimité, de faire taire ce silence. M’attendrir. Remuer en un instant toutes ces choses qui avaient déserté mon corps depuis un mois.
Tu avais quelqu’un dans ta vie.
Dès le premier jour, ça avait pris cette forme. Informe.
14.11.2009
./
Je veux du futur, même raturé, même boiteux. j'aime les choses gribouillées mais juste, allez, s'il te plait, je veux que ça dure, que ce soit fort, tu vois, que même les story board pourris des séries tv que je regarde pendant que tu n'es pas encore là aient l'air fades, que même nos disputes soient artifices mais pas sacrifices. Je veux ta folie, douce et suintante juste au creux de mes bras, de reins, de ma paupière, je veux t' y retrouver, juste derrière quand je m'assoupis. Redonnes moi goût au bon sens. Même si on fait des détours, même si ta main est moite, ton coeur en effroi. je me fous de ces clichés, de ressembler à ces poupées, ne rentres pas trop tard, tu sais, ne prends pas froid,etc. Je te veux bouclier au-dessus de mes bétises, aventuriers à mes côtés. Surtout pas parfait.
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05.11.2009
crash
La vie est une pute, je lui dis, à l'acteur.
On est dans un beau pétrin, tu t'en fous, tu as tes enfants, ta chair tout ça, ces trucs qui font que tu trouves du sens. Parce que faut bien en trouver du sens. Tu crois que j'ai besoin de 2 gr de coke pour savoir que la vie est une pute, je peux déprimer avec un chocolat chaud aussi.
"C'est la guerre tout le temps. On fait le civil puis on s'envoie des missiles...." chante Souchon.
Mais je fais semblant, comme vous.
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03.11.2009
B.C.S
Même si c'est pas vrai, même si, au départ, je voulais pas en prendre, même si je suis une putain de froussarde, y avait pas de mal à tenter.
J'ai comme toi ce vieux fantasme de la vie de rock star délabrée, les mots amers, le sexe en bataille, le nez acide et fallait me mettre Californication dans les pattes. Non, vraiment, je n'avais pas besoin de ça et de cette identification merdique et puérile.
Non, parce que comme tout le monde, je voulais juste être aimée par un mec de préférence pas trop con, assez classe.
Cette acide envie de désir et de limites repoussées. Evidemment, je suis seule. Evidemment, je fantasme sur les contours assez flous d'un homme qui veuille voir dans mes pupilles brillantes cette extrême envie d'être repêchée ou protégée de moi même. D'une extrême banalité.
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26.04.2009
Vas t'en
Tu en redemandes du pathos, de l'oeil alarmé, de la tristesse suintante et du jus poisseux qui colmate notre manque d'élégance? tu veux encore de ma peau, de ma sueur? Nous ne nous retrouvons même plus sous cet amas de chair froissée. Tu me froisses, oui. Tu brutalises mes rêves et c'est con, tu vois, parce que moi , j'ai encore des rêves. j'ai encore du rose dans ma tête.Alors vas t'en.
20:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2008
back-larmes-etc...
La déroute de l'écriture, cet état de choc et de tremblement dans lequel cela te met, malgré les mouvements bien acquis, semblables à l'acte sexuel, bien aquis mais toujours surprenant. Oui, je le disais, nous sommes finalement tous à la recherche de quelques râles de plaisir, même ceux qui prétendent le contraire.
10:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2008
Aujourd'hui, rien.
Une telle sale gueule dans la vitrine soldée de Mango que même les soeurs courages de "T'as-vu-jsuispasmaquillée jsauve la planète" ne m'ont pas arrêté pour me faire signer leur pétition. Elles ont bien compris que pour moi, un coup d'anti-cerne ne serait pas mal venu. Bon. Y aura toujours des gens pour avoir des choses à redire, toujours des âmes paumées comme la mienne dans lesquelles je croirais me reconnaitre , mais la vérité c'est qu'on finit toujours seul, alors mieux vaut ne pas faire d'efforts. Je dis ça mais je ne le pense pas, j'aimerais le penser, ça me sauverait la vie. J'aime ce rythme d'écrire, cette fatalité et cette urgence, mais je déserte ici, j'ai trop donné de mon intimité ces derniers mois. ca finit toujours par faire mal. Juste en recherche, comme tout le monde, de quelques râles de plaisir, de quelques échanges sains. Mais Paris n'est -elle pas une vilaine fille? Avoir des bobos à l'âme, car quoi? je préfère en rire, en tourner, aller faire du shopping, pour rien, que dalle, juste le plaisir vicieux d'entasser, bêtement. Et lire, parce qu'il n'y a que dans les livres que je comprends un peu la vie. Peut-être parce que les personnages y sont souvent magnifiés, dans leur bon ou dans leur mauvais, un peu comme je les magnifie dans ma vraie vie.
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22.05.2008
La vie est belle et dure
La vie est belle et la vie est dure, avec ses stratagèmes, ses sourires en peintures. La vie est dure et la vie est douce, même si quand on s'appelle faut qu'on se repousse. La vie est belle et la vie est dure...Les autres et leurs problèmes et moi ce que j'endure, pas savoir en parler ou toujours trop en dire, ne jamais être soi-même ou bien sous condition... Paris, toujours cette rengaine, ses fantômes poétiques, ses chevelures folles, ses parfums trop étalés, ses ruelles colorées du côté de Belleville, ses immeubles décharnés derrière le quai d'Anjou... nos balades en moto qui font naitre mes rimes. Pauvres, j'en conviens. la vie, aujourd'hui, c'est cette odeur d'omelette qu'il prépare tendrement, c'est cet air de flûte qui vient du parc sous ma fenêtre, un musicien dilettante qui enchaine étrangement Mylène Farmer et Edith Piaf, un trentenaire bohème, surement, qui a aimé La Môme... Oui, c'est une révélation banale: Belle et dure, étrangement belle, sournoisement dure. Et pour ce qui est de croire,lorsqu'on ne l'a pas, que les soucis s'entortillent en trois petits tours et puis s'en vont quand l'Amour est là... J'entends le gong qui résonne. Mais quoi? N'écris tu jamais sur des choses gaies et positives? Si, elle est belle je vous dis, elle est douce, elle emporte dns un quotidien fleuri, une présence indéfinie, une preuve que l'union de deux être vils donne un beau coeur tout rouge, même s'il a des petits trous, des reprisures, des tâches de temps,des fantômes...
22:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.04.2008
aveux de clown glacé
Encore un brin de mots, à utiliser, pour moi, pour toi, pour rien. Mes forces s'épuisent. C'est cette lutte, permanente, envahissante qui me fait autre. Comme un animal blessé, comme une actrice à qui ont ferait l'affront de publier sa cellulite en couverture de Voici. Démunie. Paumée, entre l'euphorie et les larmes, toujours prêtes à couler, pas comme avant, avant c'était parcimonie. Autour de moi, je sens les marécages, devant, trop de brouillard et quelques points d'interrogations mystiques. Comment on vit, dis moi? C'est donc ça, le mécanisme? Après ça, quand tu t'es fait chier toute ta vie, à te bagarrer avec tout, on comprend pourquoi un mec comme Jonnhy a choisit une Laetita, niaise, mais rare car toute amour, bonté, dévotion, gentillesse. Les défauts des qualités, c'est d'avoir l'air niais. Le cynisme c'est tellement plus simple. J'aime les qualités simples: amour, gentillesse, bonté. je n'ai jamais eu honte de le dire. Tant pis pour les autres. Tant pis pour moi. Une lutte, toujours se battre,pour un truc ou un autre, jamais de répit? Perdre ses munitions,un peu de sa passion, espérer, un mec d'abord, l'amour, comme si tout en dépendait, oublier presque ce que l'on est, une entité, un truc dur à apprivoiser, se perdre, trouver le bonheur de l'amour, puis vlan, le boulot, courir, chercher, toujours... Lutte permanente. Non je ne veux pas, et quoi? AI-je le choix? Sinon quoi? L'ennui, tourner en rond, poisson rouge avec mémoire, film d'horreur? Rien qui ne vaille le coup, alors quoi? Prends ton xanax, ça ira mieux... Calmer mon euphorie anormale, ma peine douloureuse. Nouveauté, bizarrerie, toujours cette nervosité sous mes airs prête à ouvrir les vannes de la prochaine peine. Airs de rien, air d'aller, air d'écouter encore leurs monologues, leurs problèmes à la con, même pas oser dire, que ça va pas. trop fatiguant. Toujours ce surplus de sourire, quand même, cet sorte de force de bonne humeur qui parvient à percer encore, entre deux pics de nerfs, un baluchon de sourires et de blagues pour lui, lui qui met sa main dans la mienne pour que je tienne bon. Oui, tenir bon pour lui, malgré moi, malgré lui? Je sens bien que c'est pour cela, au nom de ce "nous" qui nous unit, que je trouve toujours de nouveaux sourires, de nouvelles mimiques, un nouveau numéro de clown gai, sous mes envie de tristesse. Ce qui me tient en vie, ne me tue pas. Envie de sortir, de mettre le nez dehors, ma vie dehors, mon cerveau à l'air, pour tout alléger, renouveler mon ère. Peur de devant, peur des premiers regrets, peur de perdre de vue mes 20 ans...
23:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.04.2008
réminiscences
Deux pas de danse.
Oui ce serait ça: de la danse jusqu'à l'infini, histoire de comprendre comment et pourquoi le corps aime, sent, baise, EXULTE. Il y a le silence, qui tombe toujours à pic, qui fomente des angoisses, crée des envies neuves. le silence, c'est un karcher qui s'use tout seul. Des mois de vie à imaginer qu'il valait mieux former des mots tout haut avec des partenaires de combinés, des oreilles échauffées par les heures de conversations inutiles, le cancer pas bien loin, toujours les mêmes refrain usés, les pourquoi qui résonnent, les maux durs, mots mous... Puis finalement, le silence, parce que plus de batterie, parce que plus d'amis, plus d'oreilles pour attendre la fin de tes tirades morbides. Le silence c'est moi, c'est toi, c'est nous. C'est bon. C'est dur et acide mais tu en ressort grandi. Le pire c'est quand il est vide, que tu n'attends plus rien.
Lorsque j'étais gamine je me racontais des histoires pas possibles pour arriver à dormir dans ce silence pesant. J'ai très vite été accro au téléphone. Mais il y avait toujours un moment où le rien envahissait la chambre rose. Je fermais les yeux et imaginais des choses pas possibles: je sortais avec Patrick Bruel, j'étais la fille de Johnny... Je me souviens qu'un jour je me suis rendue compte que je perdais cette imagination sans bornes, je ne trouvais plus l'inspiration pour des histoires nocturnes insensées. J'ai commencé alors à retracer la journée. J'avais quoi, 12 ou 13 ans, il commençait sérieusement à se passer des choses palpitantes dans les cours de récré. et quand vraiment rien, il restait l'espoir. Lorsque ma mère me ramenait à la maison, je demandais souvent: Rien de neuf aujourd'hui? Non. Merde. Alors je commençais à tricoter de l'amour, avec toutes les méthodes possibles, séries tv, copines....
Je n'ai jamais cessé.
12:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.03.2008
Paris
Paris, c'est toucher, par hasard, au sublime, puis patauger dans les marécages de la poisse. Finalement, c'est ça Paris, un petit brin d'âme dans tous les coins, une forte d'odeur d'égocentrisme et de RP, des restos chinois qui servent du japonais et tous ces jap' tenus par des chinois, les taxis nocturne où siffle TSF, les désespoirs du petit matin, mains levées guettant la petite lumière blanche qui signifiera "libre", le premier métro, les journaux faits par et pour des parisiens, les adresses à ne pas manquer, les anorexiques à qui ressembler, les mecs intouchables qu'il faut viser, les larmes qu'il faut voir couler pour être belle....
Un passage sur Paris, dans le dernier livre de Louis Lahner:
" ...La seule ville où les jeunes femmes appliquent à la lettre les conseils des magazines féminins, sans se douter que leurs rédactrices en chef ménopausées ne leur veulent pas que du bien. Elles se sentent toutes entières emplies de cette exception culturelle parisienne qui les oblige à être aussi inacessibles que chiantes. Elles se vivent comme des êtres hors sol, détachées de leur part animale, reproductrice, le mot "femelle" banni de leur vocabulaire. Elles restent entre elles, dans une caste intouchable où elles sont toutes les mêmes, c'est-à-dire uniques, originales, différentes. Elles ne s'offrent que deux fois par vie à des mâles plus âgés, plus riches et moins beaux....."
@ Diable Vauvert, Ma vie avec Louis Lanher
17:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.03.2008
Mon dimanche avec Louis Lanher
Finalement, je n'ai rien trouvé de mieux que me ressourcer dans un silence peuplé de livres. J'ai repris le rythme boulimique de la lectrice qui fait une pause de sociabilité. Décidément, je préfère les livres...
J'ai passé un agréable moment en lisant Ma vie avec Louis Lanher.
Ce livre singulier m'a pourtant totalement exaspéré. Un livre de trentenaire pour trentenaires parisiens et auteurs de préférence: un livre pour ses potes, ou bien un livre pour lui-même, afin de prouver qu'il maîtrise l'autodérision, le toupet, la tournure de phrase quasi-télévisuelle.
Cela fonctionne tout de même. On aime: Il nous sert la carte postale psychique de la parisienne, pute à talons, dont les cils clignotent au seul mot "télé", qui travaille dans la com' et se croit super original, pire, cette parisienne là qui sous couvert de se lamenter de ne pas avoir de mec, se murmure intérieurement: putain je suis canon, je rentre dans du 34, et merde, je n'attire aucun mec, aucun mec canonisiime branché acteur ou travaillant à la télé!
L'auteur analyse avec perfection son monde, ce système, avec humeur, dérision, cynisme. Il balance, exagère la vérité pour s'en absoudre. on aime, ça balance pas mal à Paris. IL suinte le ptit 'con, à baffer, mais il nous plait. Sa tentative d'autobiographie fictives saccadée à coups de nouvelles trashs ou voraces, a le mérite d'être rock 'n roll. Mais Dieu, qu'est-ce qu 'il voit juste, qu'est-ce qu'il est drôle.. je me dois d'aller lire ses précédents romans. J'y cours.

18:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lanher, litterature
22.03.2008
Combien de fois vais-je aimer Joncour?
Combien de fois je t'aime: Y-a-t-il mieux comme titre pour raconter comment on aime? Serge Joncour frappe dans le mille. Avec ce recueil de nouvelles, l'auteur qui m'avait annoncé, ici, il y a quelque temps, qu'après Que la Paix soit avec vous, il irait encore plus loin... Réapparaît avec un tout autre dessein. Il nous parle d'amour avec son style si singulier, et j'avoue j'aime. J'aimais Serge Joncour pour ses anciens romans, puis pour le personnage, cette sorte de timidité souvent cachée derrière un verre et une barbe mal taillée.
Dans Combien de fois je t'aime, il y a une âme qui rougit, un coeur qui palpite, irrégulièrement, bizarrement..Bref, il y a nos vies secrètes, nos histoires d'amour, foirées ou éternelles.
A lire absolument juste pour cette phrase: "On la disait de son époque, moins pour l'atteindre, que pour la résumer"
Ou juste pour celle-ci: "... Si ce soir je devais te faire une déclaration, je ne te dirais pas autre chose que ça, ce qui me manquait le plus chez toi c'est cette façon dont tu ne te soucies pas de moi..."
Ou juste pour ma nouvelle préférée:"Toute une vie dans un portable"...
Ou juste pour la couverture...
Ou juste parce que c'est un livre d'amour qui s'inscrit dans une contemporainéité immédiate et fraîche, un bon livre d'amour.
Et parce que ça ne suffit pas, parce que je me prends à relire certains bouts de ce recueil...Je comprends qu'il est encore plus que disais, il est un livre d'AMOUR, oui, un vrai livre qui nous raconte l'amour: comment il se glisse entre deux vies, entre dex draps, entre deux silences, dans des sms, des fenêtres internet, et comme il nous glisse aussi sibien entre les mains. tout une vie en un livre, tous nos amours, ici.
A nos amours!
09:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2008
STUPRE
STUPRE, notre revue éritoc-rock, littéraire et graphique avec de belles photos dedans, et même une pin'up....Est bientôt disponible! Préparez vous...
11:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
vide
Tout arrêter. De lutter. Stopper nette fatigue secrète. Marre de faire semblant? Stop. Arreter d'y croire. Accepter son vide. je suis dans le negatif. Fermer ce blog. Fermer les yeux.
20:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fille à l'envers
Cette nuit, alors que mon mec dormait à poings fermés, je fus prise d'une drôle d'insomnie. Le genre d'insomnie stupide où tu luttes pour trouver le sommeil alors que tes yeux sont grands ouverts. J'ai fini par me lever et ouvrir une nouvelle fenêtre pour ce blog. Je me suis demandée comment pouvait-on être une simple bloggeuse dans NY city, un peu chroniqueuse dans un canard et se retrouver en photo tout au long d'un bus du centre ville. Les deux épisodes de SEx and the city m'avaient achevé. Je ne saurais même pas me faire sponsoriser par une bannière de pub à la con, comment aurais je pu inspirer le cul d'un bus? Je bloggais, en dilletante, depuis presque deux ans. je rencontrais parfois des gens qui , selon leurs dires, me lisaient souvent, et adoraient ce que je faisais. Mais je n'étais pas de ce genre de filles à qui l'on dit : love etc... On aimait peut-être ce que j 'écrivais mais jamais on ne pensais à moi pour habiller un bus........ Je n'avais jamais rien fait pour, c'était contraire à façon de vivre,voilà: l'envers du décor du délicieux monde de Carrie et ses potes. Si Carrie et ses niaiseries écrites dans un banal et désuet imparfait(hum, je m'y essais ce soir ok) avaient connu ce succès, ne serait-ce pas pour des raisons autres que ses trois minutes d'ordinateur par jour? Je me suis vraiment demandé ce que signifiait vivre. Impression d'avoir tout pris à l'envers jusqu'à en arriver à confondre le jour et la nuit. Je me suis demandé pourquoi certaines personnes admiraient tout haut les projets dans lesquels je me lançais corps et âme au détriment de mes nerfs, les cheveux aux vents contre des ultra cons, alors que ces mêmes personnes, talentueuses et pleines d'idées aussi valeureuses, ne s'étaient pas lancés dans de tels projets, eux. J'en suis arrivée à la conclusion que je confondais rêves et emmerdements, qu'eux avaient beau louer des initiatives comme les nôtres, mais ne se lanceraient jamais dans telles aventures chevaleresque, épuisantes pour seul but l'amour de l'art ( brut, nécessairement, sans la moindre chance d'y trouver quelconque profit ). Voilà, j'avais tout prit à l'envers. Encore une fois, je comprenais que mes beaux projets ne résoudraient en rien mes perplexités, et qu'il s'agissait donc d'emmerdements artistiques pour peu de choses. Les autres, vivaient, travaillaient pour remplir leur compte en banque autant que faire se peut et ainsi profitaient de leur temps libre pour dépenser ces deniers gagnés sévèrement durant de longues heures mornes mais pépères. ILs vivaient pour eux. Privilégiaient leur trajectoire personnelle, chose que j'aurais sans doute du faire plus tôt, tant que j'en étais capable, au lieu de me chercher beaucoup, d'essayer de comprendre les autres démesurément. J'ai mangé une barre chocolatée et suis repartie aux côté de l'homme qui dormait en essayant en vain de compter les moutons de ma prairie, ce qui j'en suis sûre, vous intéresse beaucoup. Je suis une "piaf" à l'état brut, ne sachant me soumettre à aucune concession, emprisonnée dans des toilettes noirs à l'idée de pouvoir me déployer.
02:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : existence;carrie bradshaw
14.03.2008
sous mes pavés, ta plage
Tu dis: Aujourd'hui, ça fait un an que je t'aime. Tes mots se déttachent lentement les uns des autres, je compte les jours. On s'est croisé en ce Salon du livre 2007 et tu dis avoir craqué ce soir-là. Inauguration reussie, soirée bondée qui inaugurait sans le savoir, une vie à deux.
Salon du Livre 2007: nos mains se frôlent et nos vies se collent.
Aujourd'hui, je dénoue mes tourments qui reviennent au galop depuis quelques deux semaines, je tente de dompter mes vieux démons qui réapparaissent depuis le passage de mes 26 ans. Pourtant, tout a changé, ces quelques mois en disent plus long que toute lettre d'amour.
Je suis injuste, de t'infliger mon comportement énervé alors que nous nous apprêtons à fêter l'anniversaire de nos premiers baisers. Le salon du livre aujourd'hui me parait si fade, je ne supporte plus ses gens qui trinquent livides, tels des automates , et les autres qui grapillent autour afin de pouvoir offrir leur plus beau sourire à un "important", une armée de petits "Adrien Deume", prets à tout...pour quoi??
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
fauvisme
D'abord il y a un mot. Puis plus rien, ou bien trop. C'est idem. Trop de mots qui forment un gros rien. Jamais pu profiter pleinement des moments de vie affriolante, des moments euphoriques. Toujours un arrière gout amère. car je préfère le sentiment à l'euphorie. Toujours ces mots qui s'enfilent , dans des tourments ou dans trous d'airs, des conversations qui flottente au-dessu d'un nid de connerie. jamais aimé assez la foule pour y voir l'aboutissement des actes les plus censés. besoin de profondeur. Demain, nous allons danser, je vais oublier l'être et le néant. C'est étrange cette impuissance face aux choses. Envie de cette fête explosive, très envie. Envie d'un coeur explosant. Mais pourquoi toujours séparer. Je veux aimer dans la foule comme j'aime aimer en privé. Oublier le pourquoi de tant d'agitation. Car enfin, pourquoi? On vit on meurt, et entre les dex, le but ultime, aimer et entourer nos amours.
Relire HIROSHIMA MON AMOUR, l'offrir, le faire partager: ses phrases : " Tu me tues, tu me fais du bien. Comment me serais-je douté que tu étais fait à la taille de l'amour? Comment me serais-je douté que tu étais à la taille de mon corps même..."
Chacun de mes actes est dicté par des pulsions de fauves. un fauve plein d'amour. Je voudrais être un tableau d'André Derain, exploser par trop de couleur. Emporter dans ma palette tous les gens que j'aime, fixer l'éternité dans un mouvement sans fin. Je voudrais retenir toutes mes mélancolies d'enfant. Ou bien être une toile noire, sombre, une toile de Soulages. Non, la couleur, c'est mieux. Mes mélancolies se cachent derrières les oeuvres de Chagall. mais aujourd'hui, c'est le fauvisme qu'il me faut. Ou bien des musiques des années folles, un swing avec kiki de Montparnasse....
15:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sentiment
05.03.2008
Et dans mon coeur il y a...
Les talons qui claquent sur le bitume, elle dit. Et moi je pense, oui, j'aime, j'adore ça, éclater mes peurs à coup de clak sanglants sur les pavés de Paris. Devant nous, l'inconnu. Une douceur qui avance, une projet en finition, mes 20 ans en perdition. Nous avons passé la nuit au Lutetia. Un cadeau d'anniversaire qui me laisse sans mot. Tout s'active dans ma tête. la chance que j'ai d'être avec lui, et de ne pas le décevoir. C'était fou, d'être en haut de cet hôtel fantasmagorique. Et maintenant, on va défendre le stupre dans les rues de Pigalle. tout est un sale enroulé de choses, qui se nouent un peu autour de ma gorge. Je dois poser dénudée, ça m'amuse autant que ça m'effraie. Mais pourquoi ne pas percer les zones d'ombres de mon corps? Mon homme continue de blogger, ça me fait tellement peur. Il mélange notre vie et celle de son personnage, je suis éffrayée par sa technique si minutieuse, je prends le réel et je pose là, l'air de rien, mais ce cadre qui n'appartient qu'à lui, où la fiction se colle à la peau de notre réalité. J'aime mon épaule un peu nue, peut-être pourrai-je insister sur ce détail anatomique? Stuprer avec mes grains de beauté dans le dos, une branche de sous-tif qui se balade, voilà comment je vis le stupre. J'ai peur de me perdre, j'ai peur d'être dépassée, avant j'aimais ça, je ne prenais pas la mesure du danger. Je me cambrais, agile, pour faire naitre de nouveaux caprices. Je vieillis.
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01.03.2008
musique vieille
La musique reprend sa place en moi. Je change d'allure selon ses gestes. une ombre mouvementée s'aligne sur moi comme un gourou sur sa proie. Tout va vite puis le souffle cort. Net. Précis. mes mots ne se disent plus. ils s'envolent.
Vieille, c'est d' la musique vieille,
Je sais.
Chopin d' prisunic,
Mozart de bazar,
C'est d' la vieille musique,
Du blues bizarre.
Vieille, parce qu'il y a des soirs,
Tard,
Où l'on s' crève le cœur
De blessures mineures,
Où l'on s' fait la peau,
On sort son piano.
J' veux bien donner,
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
Seul, qu'est-ce que j' me sens seul,
Tu sais.
Rien qu'un métronome.
Qui s' croit un cœur d'homme,
Rien qu'un mal de mère
Que j' peux pas faire.
Seul, parce que c'est comme ça
Tu vois.
Orgue de barbarigme,
S' quitter, c'est un crime.
Le chagrin qu' ça donne,
Personne se l' pardonne.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime,
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis,
J' l'ai déjà dit.
Et r'garde où j'en suis.
J'aime pas ma vie,
Pourtant j' la vis.
J'ai peur d' la mort,
Pourtant je sors.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
Marre de tout,
Marre de vous.
J' vous aime tel'ment,
J' vous hais pourtant.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
J' veux bien donner
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis
J' l'ai déjà dis,
Et r'garde où j'en suis. (c) PB-GP
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28.02.2008
ivresse
Il est tard. Je tente de toucher mon nez avec ma langue. Signe effrontés d'une ivresse encore légère, guillerette. Le temps s'est allongé, les cons ont déferlé, et moi je ne saurais plus dire si nous sombrons ou si la résistance est en place. Au comptoir j'ai commandé une coupe de champagne et un shot de vodka en entrée. Je ne buvais plus. Pour atteindre le bien fou, chacun cherche sa façon. L'amour a ses limites, mais en même temps il est tout, dans sa façon d'englober, de réchauffer, de fulgurer. Si les larmes jaillissent, elles feront cascade. Alors elle se taisent. Je fais une rétention de larmes. Pour lutter contre une hypersensibilité excessive, une brutalité réac', je distribue à ma chair quelques demi-cachets doux. J'aimerais comprendre pourquoi j'ai trop longtemps cru aux bisounours. J'accuse marche par marche, coup après coup, je nourris intérieurement mes convictions. Etre respectueux ou ne pas l'être. Chacun cherche son chat comme chacun convoite le jardin de l'autre. Finalement, est-ce que cela ne serait pas cela?: Pour avancer, les gens ne sont ils pas enclins à bousculer et brutaliser autrui, n'est-ce pas, finalement, leur seule activité sportive, hygiénique, un moyen grossier pour s'en sortir? Il m'apparait comme une évidence que ceci est proche de la vérité,que finalement, seuls les personnes ayant enclenché le mécanisme de la pensée positive se battent encore pour faire du bien, ou du moins le moins de mal possible. Mais cela demande beaucoup plus de travail, d'efforts, de persérance. Aimer est la plus difficile des tâches. ceux qui croient aimer, ne le soupçonnent même pas. Heureux l'imbécile qui ne se retourne pas le cerveau à chaque coup de marteau! Etre ivre pour retrouver l'état de grâce, le plaisir simple, le bonheur d'être libéré. des bulles pour activer le recul necéssaire dans le monde qui m'entoure.
19:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Hafid Aggoune
Ca s'appelle "PREMIERES HEURES AU PARADIS. L'auteur est un poète aux yeux ténébreux, non pas noirs mais entre deux couleurs, d'un gris-vert aussi intrigant qu'inquiétant. Sa plume? Si on la trouve sur son chemin, on ne l'oublie pas. Sa façon d'écrire est dense, intense, intellectuelle et intuitive, poétique à souhait. Il tutoie le charnel et l'envolée lyrique aussi bien que la souffrance terre à terre. Ses phrases ressemblent à des vagues que l'on voudrait retenir à chaque flot.
Je suis en train de le lire, faites de même.... J'en parlerai plus longuement bientôt....
14:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.02.2008
certains marcs de cafés devancent nos intentions
J'étais là, à trop chercher une fonction à ce mal de crâne, à faire valser des squelettes d'idées noires sous mes pieds fripés par le bain. J'avais cru pouvoir me débarrasser de la tignasse sombre de cette déprime qui m'avait collé au cul depuis la veille. Mais rien. Ni Xanax ni café noir n'avaient une quelconque place dans cette ruée vers la peur. Le monde, comme il brillait hier avec des poignes superficielles, il m’a chopé par le cou et la bouche s’est refermée, en un éclair. Je n’étais plus forte, j’étais vaseuse, paumée, à le regarder faire, boire et puis rire, échanger sous leurs manteaux des sarcasmes inutiles. C’est alors que j’ai compris que la balle ne passait même pas devant moi, que si je me penchais je ne l’attraperais pas. Ils avaient leurs anecdotes chaleureuses, leur scénographie égocentrique et moi, mon balochon, pleins de projets en cours, d’envies en fleurs, semblait avoir la fermeture cassée. Impossible de me souvenir de ce qui faisait ma force, de ce qui remplissait ma besace de fiereté. mes bagages restaient muets, et le temps défilait.
15:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.02.2008
hypersensible
Troisième page que je tente d'écrire. Ayant refermé les précédentes sans enregistrer, je me suis finalement mis à songer a pourquoi de tant d'indécision. j'ai pensé à avant, lorsque ma vie était tortueuse et vodkaique, lorsque l'amour n'était qu'un bout de lointain en attendant et que je brandissais haut et fort ma soif de passion contre des corps qui ne pouvaient pas même dire en quoi la passion consistait. Je ne sais pas d'ailleurs si la passion "consiste", je sais qu'elle consumme, et qu'elle résiste, c'est déjà pas si mal. Je pense surtout qu'elle submerge et se croit invincible, qu'elle se prend pour une déesse quand elle n'est que le premier rôle dans une mise en scène romanesque de soi-même et de ses relations aux autres. lorsqu'on tombe sur autre acteur, elle devient semblant d'amour, de couple. Et elle se solde enfin par détruire les plus faibles. J'ai pensé qu'à cette époque, mes mots dégringolaient de ma bouche en casades torturées. Ils prenaient sens mais existaient en -eux comme une sorte de résultat d'art contemporain, actuel, virtuel, et conditionnel. Pourtant, la passion n'est-elle pas la seule facilité amoureuse? Je suis une hypersensible. Je l'ai découvert cette semaine, à la lecture du livre de Cyril Montana, donc, La Faute à Mick Jagger. Ca a été une découverte pour moi car, si je préssentais des choses, je n'y avais jamais apposé un mot. Ce mot m'a permis de prendre acte de ce qui fait ma force et ma faiblesse, de le vivre comme quelque chose et non comme un rien flou. Et de comprendre pourquoi , parfois, j'ai si mal à la fin d'une soirée, sans raison apparente, pourquoi je tremble intérieurement pour des inconnus, pourquoi je pourrais me resservir six fois de salade lorsque c'est un ami qui l'a faite et que j'ai envie de chialer juste à voir qu'il a fait ça avec amour et que personne n'en mange, pourquoi j'anticipe et je vis les peines des autres, celles que même eux ne connaitront pas.... Et puis ça fait couple avec ma claustrophie maladive, ma peur des verrous de chiottes et des ascenseurs. Je vais finir là avant d'être devenue chamalow.
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20.02.2008
The real life de Cyril Montana
Cet après-midi, je prépare ma rencontre avec Cyril Montana, auteur de LA FAUTE A MICK JAGGER, (Le Dilettante). C'est un travail très agréable que de faire connaissance avec l'auteur à coups de pages web. Si ma première lecture du livre m'a laissée songeuse, je prends plaisir à découvrir la totalité de son "oeuvre", trois livres publiés auparavant qui donnent au dernier un écho différent. Et puis, on n'apprend rien tant qu'en découvrant des photos perso sur un myspace. Non, je ne fais pas d'humour jaune! Au contraire, j'ai appris qu'il y avait de gros imbéciles mauvais, des cafards, qui parvenaient à écrire quelques pages en faisant oublier leur personnalité puante, juste en tricotant quelques phrases autour du champ lexical du désespoir traffiqué avec un personnage merdique qui meurt , puis revient de mourir...un Jésus des temps modernes,quoi, dont la durée de gloire ne devrait pas dépasser quelques mois. Car l'intelligence, au fond, ça paie toujours et que les imbéciles peuplent les oubliettes. Là, je glane quelques infos sur the real life de Cyril Montana sur son visage, qui inspire un truc positif - pas parce qu'il est très beau, non, ça c'est , la faute à Mick Jagger aussi,enfin presque- mais parcequ'il respire la vie, le gout de la vie, la réjouissance juvénile. Puis y lit quelques failles, de celles qui te rendent un beau gosse tout fade en mec authentique. Oui, il m'a bien l'air de sentir bon la personnalité intéréssante. Et puis y abien sur, le côté people, "c'est le mec à Anggun" bon. Ca m'importe peu, au fond, c'est vrai, j'ai simplement envie de lui dire: Vous formez un très beau couple, un méalnge intéressant". Et puis, forcément envie de dire à Anggun: Il est tout chou Simon-enfin Cyril-, ne fais pas trop ta chiante! Mais ça , évidemment, je ne me le permettrai pas parce que ça ne me regarde pas et qu'en plus, ça n'est pas parce que Claire à dit à Bertrand: Alors t'as reconnu Anggun?" que j'vais en faire un fromage...

Alors je trouve que ce trentenaire a l'air sympa, et ce n'est pas ses airs de Nicolas Duvanchelle qui vont m'effrayer!
Je n'en dit pas plus sur le livre, car vous aurez le compte rendu officiel sur le site www.zone-litteraire.com puis le non-officiel ici, sûrement....
Il a l'air d'écrire comme il vit, de surfer sur son époque avec intelligence. Ci-joint une carte postale: moi aussi j'ai une real life!
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Ma shoah personnelle
Ce matin, je me suis réveillée en larmes. Sortant doucement d'un sommeil peuplé de nazis, de frère imaginaire caché sous le canapé, de sombre, d'occupation. Puis revenait la saison douce, le temps de respirer, de rouvrir grand les volets, d'affronter le jour serein,de se débarrasser de la peur. Et j'éclatais en larme dans les bras du premier venu, pleurant chaudement ma grand-mère disparue. En me réveillant je pleurais encore. Je pensais aux odeurs, ces infidèles. Tout passe. Hier, dans la rue, j'ai reçu en plein nez une odeur singulière que j'associe à celle du printemps. Mais l'arrivée des premiers beaux jours à -t-elle une odeur? Ou est-ce mon inconscient qui fabrique ses repères? Ma mamie, elle ne mettait pas de parfum, elle avait l'odeur de la terre, de l'herbe parfois, l'odeur du chou farci, de la soupe,de la chicorée et de sa peau. AU réveil, c'est cela que je pleurais. Je pleurais de me dire que je ne retrouverais plus son odeur et pourtant je le sens presque, elle est sur bout de mon nez.Puis un jour elle n'y sera plus. Je ne me réveillerai plus triste le matin. C'est étrange comme le destin collectif du peuple s'est mêlé à celui; si commun finalement de ma perte. Et comme ces histoires de shoah me hantent et me fascinent jusque dans mes rêves. Comme si, inconsciemment, je me devais de donner autant de place à la place de mon grand père qu'à celle de ma grand mère et que je l'explorais, lui, dans ce passé qu'il n'a pas vraiment raconté aux petits enfants...En m'endormant, j'aime le bruit de la pluie dehors, et savoir avant tout le monde que demain, il ne ferait pas beau.Ce matin, j'ai le visage brouillé de larmes et je dois faire redémarrer la machine de la vie.
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16.02.2008
liberté
A imaginer ce que la liberté veut dire, j'ai frissonné. A imaginer le chemin à parcourir et surtout, la raison de le parcourir, j'ai préféré rougir. Comme la gamine qui ne sait pas expliquer pourquoi elle aime le rouge ou le noir plutôt que le rose. Parcequ'elle sent, instinctivement, qu'il y a mieux à espérer de ces couleurs franches, sans pouvoir imaginer quoi. Quand je sens vide, j'aime lire encore des livres sur les années 39-45. Je ne comprends pas pourquoi, ça me remplis. Je ne sais pas quoi penser de la décision de Sarkozy que chaque enfant prenne en charge la mémoire d'un enfant juif. Une idée frontale, brutale, à sa façon.
UN livre: CHUT, à paraitre chez Léo Scheer, de Raymond Ferderman.
Lu sur la plage, entre deux plamiers, peut-être pas la meilleure idée... Quoi que.... "Chuut" dit sa mère au petit Raymond alors qu'elle l'enferme dans le cagibis du palier avec ses habits dans les bras. De son trou noir, il l'entend pleurer, puis il entend toute la scène d'arrestation de sa famille, qui constituera la scène finale de leur vie pour lui. Dans ce livre, il tente de retourner en arrière, sur cette histoire-là, sa part d'innoncence. Il tente de nos raconter ce qu'etait sa vie avant le cagibis, mais à la lumière de la suite, il ne peut que se faire couper par ses propres introspections. Cela donne un roman sensible et drôle, qui m'a donné envie de lire toute l'oeuvre de Raymond Federman! Il y parle aussi de cette liberté étrange, qu'il doit envisager avec les trous noirs. D'une liberté à gagner sur le dos d'une famille entière, d'une mère surtout, qui a troqué sa vie contre la sienne...
Hier soir, en dinant avec des proches, j'ai aimé le goût des discussions simples, qui partent dans tous les sens. J'ai aimé la liberté de vivre pleinement un moment. J'ai aimé savoir que parfois les relations humaines peuvent être simples...
10:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2008
une minute
Une minute. Juste une minute de répit et l'air d'avoir attrapé un coup de frais, pour calmer mes nerfs, mes ardeurs indécises. Avoir un temps pour aimer et un temps pour créer, sans que la menace du fric vienne altérer ma respiration. Envie de continuer à vie à vivre plus haut que mes moyens, comme nier l'évidence, comme repousser l' adulterie. Envie idiote qu'un job en or me tombe dessus. Envie d'être aidée, puis timidité. Envie d'avoir plus de choses à écrire que ça. Pas grave. Rien de grave. Une simple minute de tête qui tourne, de fruit défendu, de free insulte, de free love.Et cette chanson qui revient dans ma tête...A chacun ses mots et sa manière, la belle affaire... Une mélodie sublime.
Penset à faire écouter la chanteuse O. à Virginie, voilà ce que j'avais noté dans le carnet ble dans l'avion.
A chacun ses mots et sa manière
La belle affaire
Je reste pour ceux que j'aime
Tu t'en vas vers les mêmes
A chacun ses gestes et ses regrets
Les grands effets
Je révise mes sourires
Tu retiens tes soupirs
REFRAIN
Et moi qui nous croyais inséparables
Ce reflet c'était des larmes
Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret
Les figures imposées
A chacun ses phantasmes et ses rêves
Mais les deux s'achèvent
Je reste sur une idée
Tu préfères l'oublier
A chacun ses coups et ses blessures
La jolie rupture
Tu prendras tes bagages
Je resterai bien sage
17:46 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.02.2008
Et la vie continue
Je disais que la vie continuait quelquepart, sans que le fossé entre les mondes ne soit synonyme d'angoisse. Je disais qu'il n'y a qu'un pas entre mais que ce pas prenait toute son ampleur dans la main qui t'aggripe pour le retour. Suis-je un petit être faible qui ne sort de ses angoisses que par le biais de l'amour?
Retour à la vie, celle que l'on nomme à juste titre la vie quotidienne, qui s'empare facilement de nous lorsqu'on a un pied dedans. Je lutte souvent contre un excès de misanthropie aigüe, lutte que je manie avec la souplesse d'un pantin et que ma large bouche pleine de dents sert à merveille. J'ai souvent envié les femmes que j'appelle "froides et hates". Celle qui imprime sur elles le respect et l'énigme sans qu'elles n'aient à ouvrir la bouche. naturellement. A l'hôtel la semaine dernière, en attendant mon amoureux, à la table, j'ai été victime-le mot est bien trop exagéré- d'oeillades déplacées et redondantes d'un groupe d'hispaniques de la table d'à côté. Je déteste ça, comme je déteste les "tsstss" dans la rue dans la bouche des jeunes cons et encore plus les intrusions irritantes des ouvriers dans tes pas, la journée, si tu t'aventure sur le chemin de leur travaux( la rue quoi). J'ai toujours eu envie d'être ces femmes "froides et hautes". J'imagine qu'avec celles-ci, ils n'osent pas y aller franco comme ça. Moi, je suis comme des leurs. Le teint mat, le sourire ultra large, la tête de poupée un peu latina et les formes là où ils aiment. Direct. Même en converses, mon corps rend à mon insue ma démarche avenante. J'inspire surement plus la danseuse du ventre ou de flamenco que Charlotte Gainsbourg ou Carole Bouquet. C'est ainsi. J'ai toujours pensé que ce genre de femmes étaient apte à mettre la distance entre elles et le monde à la façon d'une statue grecque, d'un mannequin triste, qu'elles étaient assez belles pour imposer cette distance et couper à ce genre de morveux -dont je n'ose pas imaginer la façon de baiser clichée et salace-, le sifflet et le reste.
Souvent bien éloignée de la mine douce que décide de prendre mon visage, je voyage intérieurement entre le monde qui grouille autour et l'intérieur de ma carcasse. Décalage permanent, ou presque, qui constitue une belle couverture.
Le retour. Des appels de gens que j'aime qui réchauffent le coeur, qui donne un sens à l'amitié, sens que je décortique depuis un bon moment. Envie de voir des gens qui me font du bien et seulement eux. V, par exemple, qui te rend bien, qui te rempli de bonnes choses quand tu la vois. Découverte aussi que finalement, tu n'es vraiment plus en phase avec d'autres, qui pourtant ont accompagné ta vie. C'est bizarre, douloureux, mais c'est cela, je crois, la vie.
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09.02.2008
Carte postale
Punta Cana, Hôtel BB.
Il y a deux mots pour dire les vacances: buller et se prélasser. C'est étrange comme concept, lorsqu'on y pense. On bourre une grande valise de minis vêtements pour trajet "piscine-plage-chambre". Il y a dans ce lâcher-prise quelque chose d'effrayant. Savoir capter le sens aigu du plaisir... Sur le transat, je savoure l'élégance de mon homme, qui, les yeux rivés sur ses livres, ressemble si peu aux grossiers personnages qui hurlent à nos côtés en langues exhibitionnistes. Nous nous adonnons au jeu favori des photos, je pose, mutine et ridicule, il appuie. un cliché sur 40 sera accepté par la jeune femme si peu sûre d'elle que je suis. J'observe. Tout. Les autres, leurs habitudes, ces habitudes qu'ils prennent très vite dans ces lieux si communs. Je nous observe aussi. Ce ne sont pas des vacances pour le cerveau bouillonnant qui habite mon corps. J'observe mon corps, cet ennemi et allié, ce drôle de personnage qui sait si bien se faire aimant et se sentir en trop. Ce corps-là, il change beaucoup trop souvent depuis des années, il semble décider lui-même d'une mélodie informe qui ondule au rythme de passions dévoratrices et des solitudes grisâtres. Le corps ferme et flâneur de Lui. Lui, ni luisant, ni frimeur, simplement là. Sa seule présence change toute la donne... ce que je ressens , ce que je suis et ce qu'il me reste de moi, de ma perte et ce qui définit les contours d'un certain amour-propre. L'amour-propre ne se définit-il pas seulement par la simple fluctuation du regard d'autrui? Mes yeux alertes et nerveux, toujours prêts à décortiquer un sujet, se fraient un passage dans la page du livre qu'il lit, Une chic fille, collectif Inculte chez Naive. On y parle de l'intrusion d'un ver solitaire dans l'estomac pour la perte de poids. Je me surprend à trouver l'idée saugrenue mais pas dégueulasse. Mon rapport au corps change en même temps que ses yeux se posent sur moi depuis dix mois. Je ne sais pas si je pourrais écrire tout le bien qu'il me fait. Certains sages sont indicible. ( Zazie, Je n'écris pas sur toi). Autour de nous, des femmes épaisses, bien plus que moi. Je suis pernicieuse .Elles m'insupportent. La vue de ces américaines et de ces latinas exhibant leur excès de chair, leur excès de névroses autour d'une ficelle-string risible et totalement déplacée, combinée au regard de mon amoureux
sur moi, me laissent perplexe. Je sais trop bien ce que cachent ces attitudes aux airs libérés. Je me sens à l'aise dans mon rôle de femme "qui maitrise" et ne s'aventure pas au-delà de la table des salades au buffet gargantuesque.J'aimerais leur faire des grimaces lorsque je les vois, le matin, des assiettes pleines de gras dans les mains et les jupes trop courtes dévoilant les amas de cellulite qui les tueront un jour prochain. Effet léfaste de la lassitude, névrose calmée, névrose maîtrisée qui suscite l'amer intérêt pour la cruauté. Différentes cultures aussi. Ce genre de vacances ne sert qu'à ça: bronzer, et regarder autour. C'est l'enfer des corps brûlants, de la reconnaissance sociale à coups de marques. Versace et Eres, des italiens, à coups sûrs-Bide proéminent, un américain? Gagné! Un crème solaire Esthederm? French? perdu, son accent à la Roch Voisine l'a trahi! Aussi ridicule que grisant. Maiqs il y a surtout l'infini devant les yeux, le bleu à perte de vue qui, si tu tentes de le décrire, te fasse passer pour un gosse fébrile devant ses cartes postales. Pourtantc'est vrai, je ne m'en lasse pas.La vue du sable qui glisse , de l'eau transparent et de l'horizon floue me renvoient un coup d'oxygène dans le coeur. Je me demande si un jour, celui-ci n'explosera pas. Tu prends tout trop à coeur dit-Jules.Merci de l'info, comme si je ne le savais pas, depuis le temps... Mais toi, ton regard, ta bienveillance, tes névroses. Tout ce qui m'apaise. Tout ce qui me renforce. tout ce qui font de ces vacances une chose finalement simple, quand j'aurais, à d'autres époques, éprouvé la fin comme un déchirement. Désormais, dans l'avion du retour, moins de nostalgie soudaine, moins de tristesse dans le dernier regard jetté à l'océan, car la vie, je le sais, continue quelquepart, et ce quelquepart, c'est chez nous.
Avant, c'était se débattre dans le vide. C'était dépenser une énergie folle dans une course poursuite vers l'impossible, croire religieusement à un amour de vacances, tout perdre à chaque fois. Avant, c'était c'était la non-sérennité. C'était pire que de chevaucherle taureau maudit dans les pubs texans, c'était instable et non-inscrit. C'était du vent. Du vent qui grisait autant qu'il épuisait. Avant, après une semaine de vacances, j'angoissait à l'idée que finalement, il n'y avait aucune vie tangible qui continuait quelquepart.
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07.02.2008
Etre rebelle, entre deux âges...
En passant dans la rue Jacob, après avoir croisé la tête animalière et poétique de Jerôme Attal, je vois trois jeunes femmes en train de fumer en bas des marches des éditions L. Je me rappelle de mon rendez-vous là-bas, il y a environ deux ans(déjà!), pour un stage. Je me demande si je n'ai pas fait de mauvais choix dans ma vie. Et soudain mon parcours se dessine devant mes yeux: un chemin sinueux digne de la reine du non-sens de l'orientation. Des détours pas possibles histoire de ne pas accepter les propositions trop simples, trop faciles. Par peur? Par ignorance? Je ne parviens pas à savoir. Je sais pourtant que lorsque ma tête est trop froide, j'ai besoin de la faire tourner un peu,beaucoup, jusqu'à ce qu'elle me tourne, jusqu'à ce que ma vue soit brouillée, c'ets pour cela que je ferme souvent mes yeux à demi comme une myope, histoire de voir le monde de traviole. Il faut vivre, et pour cela trouver des issues à toutes les solitudes, à tous les airs de riens qui veulent dire bien trop. J'apprivoise le passage de l'âge ado à l'âge adulte, même si je suis contre les classements du genre. Je me rends bien compte que cela change des choses, et pas seulement à la racine des cheveux... Suis-je une rebelle???
REBELLES, c'est le titre d'un roman américain que je viens d'achever, édité chez Albin Michel( sortie prévue au printemps). Un roman anti-2008 mais tellement actuel, voilà ce que je pourrais dire pour rester dans mes contradictions. C'est surtout un roman historique écrit dans un style contemporain. Tant et si bien que seuls les détails descriptifs des intérieurs et de la mode vestimentaire, nous rappellent que nous sommes en 1889 à Manhattan.... Un mariage et quatre possiblitité...
Lina ♥ Will qui ♥ Liz qui le ♥ aussi.
MAIS Liz est une jeune fille de la "haute" et Lina et Will sont des domestiques.
On inflige à Liz d' épouser Henry.
MAIS: Penelope( meilleure amie de Liz) ♥Henry qui ♥ Diana ( petite soeur de LIZ)
C'est simple, vraiment! Mais lorsqu'on pénètre entre les pages, contre toute attente, elles nous glissent des mains, au point que j'en ai voulu à des amis de devoir quitter mon livre pour aller les rejoindre au resto....On se retrouve happé par cette jeunesse dorée de 1889 qui ressemble tellement à nos Paris Hilton, Lolita Pille etc... Si amour , gloire et beauté se conjuguent difficilement de nos jours, on constate que rien n'était mieux dans le Manhattan de 1889... On se toise, on se moque des robes des copines, on est fière d'avoir l'air, au premier coup d'oeil,plus jolie qu'elles, on est amies MAIS pour une histoire de coeur,il y a trève de copinage, on est capable de s'aimer autant que de se faire des sales coups, et on se nourrit uniquement d'eau de VichY avant un grand bal...
Un livre pour les lectrices adeptes de chik Lit' qui se feront agréablement surprendre par le mélange d'une époque lointaine et d'un style romanesque très actuel! Un livre qui devrait être accueilli les bras ouverts par tout un pan de lecteurs las de pages parisiano-cocainées-dépressives...
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31.01.2008
amour
D'aussi longtemps que je me souvienne, il m'a semblé primordial d'aimer. Le mot résonna très tôt dans mes rencontres puisque je découvris le couple, en tant que totalité complexe et indicible, à 13 ans avec Benjamin, qui fut mon premier et mon mec pendant presque huit mois...Quand j'y pense, cela me fait sourire, mais pas doucement. C'est avec une sensation glaciale que j'accueille le passé lorsqu'il daigne s'insérer dans mon présent, attraper un bout d'heure et remuer ce qui grouille à l'intérieur. C'est brutal la fin d'un être. C'est une solitude qui s'installe et ne part plus. C'est l'amour qui demeure à jamais triste ou nostalgique, selon le temps et sa façon d'agir, de décider, précisément. Tout a continué. Fatalement, il y avait aimer, il y aimer et il y aura aimer. la seule divergence consiste à choisir contre qui on se bat.( dans un film français, La vie en l'air, il y a ce dialogue absurde mais vrai: " Je me marrie" dit l'un, " Ah oui? Contre qui? " répond l'autre).... Alors l'amour ne m'a jamais quitté, quelque soit sa forme, quelque soit sa force et son erreur. Les données sont multiples, et les histoires se composent avec autant de couleurs que ces salades parisiennes à faire soi-même. Le goût, la saveur, on les pressant, mais il n'y a rien de plus incertain ni rien de plus flou que la frontière entre les désirs et la réalité. Il y a ce livre, que j'ai chroniqué pour la prochaine réactu de zone littéraire: Les secrets des femmes mariées, de Carol Mason. Dans un mélange de roman de fille, avec anecdotes comiques de notre quotidien et de roman brut sur la face cachée de nos vies banales. L'amour y est présent, partout, mais ils s'étale bien au-delà de ses frontières maritales. A la fin, est-ce si grave? Est-ce que la recherche du bonheur suit nécessairement la route de la fidélité, du couple. Faut-il ignorer les démons ou les apprivoiser pleinement? Dans ce livre, on comprend à quel point le glissement est facile, comme il n'a presque rien à voir avec l'Amour. J'ai aimé, très fort, dans la tourmente, dans l'indécence alcoolico-spleen-esque, dans la fuite du stylo, les longues phrases compulsives. Cela fini par ressembler à du vent. Il n'y a rien de plus compliqué que de vivre l'Amour du couple, le lien charnel et quotidien qui unit à un autre. Lors de phases passionnelles, l'autre s'offre à vous comme un combat vif à la fin programmée, c'est une passion qui se fourvoie. Le couple est un présent qui s'allonge de jours en jours, d'heures en heures. Ce qui s'étend c'est la force du lien de nécessité qui nous expose à la peur constante de perdre l'autre qui s'est greffé comme un supplément de chair sur la notre. Un supplément qui viens forcément en opposition avec soi. Car différent. Mais ce qui rend cette expérience des plus désirables c'est la construction que l'on fait. C'est cette sensation d'un combat pour le "plein" et non pour le vent, le vide. Mais tout est complexe, le bonheur prend de la place, une place débordante qui déstabilise. Après être apparu comme une tornade, il fait comme chez lui, il régit nos paroles, nos pensées... Mais nos pulsions, nos angoisses, pourquoi ne les extermine-t-il jamais? Ce livre, donc, m'a rappelé que l'herbe a seulement l'air d'être plus verte ailleurs, que les pulsions tournoient sur elle-même pour produire des larmes, même si elles sont là pour nous aider à vivre, à combattre. Mais surtout, que rien n'est simple, jamais. Et c'est tant mieux.
22:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
retour à l'écriture
Mon retour en écriture: Une de mes nouvelles vient d'être publiée sur le site de le Revue noir et blanc :http://revuenoiretblanc.blogspot.com/....
Quand au reste, les montagnes s'affaissent et les coeurs se collent pour mieux se réchauffer...
10:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.01.2008
en-cas littéraire, bis
Me voici spectatrice de mon retour à l'addiction bloggesque. Comme c'est étrange, de s'en être passé et de voir la mécanique, telle celle du vélo que l'on n'oublie jamais tout à fait, reprendre son rythme.
Ecrire sans souffrir, souffrir sans l'écrire? Il faut un temps pour y songer, un autre pour s'y jeter, à corps perdu. Sans coeur perdu je me sens nue de mots. Mais il s'agit de ça, le chemin. Alors je lis, j'observe, je rencontre.
Comment font-ils ces post-adolescents littéraires qui semblent avoir besoin d'un joint pour retenir l'inspiration poétique de leurs mots? Et ces autres, imposteurs, qui saignent des êtres afin de servir leur littérature merdique? Peut-être est-ce cela que je ne comprends pas encore? Etre prêt à écraser sa mère pour être écrivain? Nourrir les gens de sociabilité factice pour se faire connaître? Cela passe toujours assez mal dans ma gorge tout ça.
LIre est un acte salvateur. Aimer est une condition libératrice. les deux réunis me rapprochent de ce que bonheur semble vouloir dire.
STUPRE est en route, et prend son ampleur. C'est bon de se lancer dans un porjet génial avec des partenaires bons et sains..
13:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2008
En-cas littéraire
Hier soir, reflux de pensée anti-mondaine.
Je songeais à ces amis qui, en parlant de notre appartement, disaient: " ici, on n'est pas chez des français moyens";
Je suis pigiste-donc galérienne- et mon Jules est libraire. BON. On n'était donc pas chez des Français moyens car: " Tu as vu la tonne de livres qu 'il y a ici, deux bibliothèques pleines!". BON. Il y a une inévitable noblesse rattachée à la littérature, ça pourrait me rassurer si ça n'était pas principalement le propos le plus indécent que j'aie pu avaler de la soirée. En réalité, ce que l'on juge cher varie selon nos habitudes de dépenses. Moi, rien ne m'éffraie tant que cela: s'abstenir d'acheter des livres. Si l'on compare l'abonnement à un club med gym au contenu d'une bibliothèque, BON.
Les secrets des femmes mariées, Carol Manson, chez Calmann-lévy....
Le livre que je viens d'achever me révèle une chose, qu'il était temps que je comprenne: La littérature ne se concentre pas seulement autour de destin alcooliques et désespérés, de roman noir qui finissent mal, de héros en mal de vivre. Non, car si la littérature reflète la vie, il fat reconnaître que la vie est aussi niaise que brutale, aussi tirée par les cheveux qu'innatendue. C'est ainsi que ce premier roman anglais que je vais chroniquer pour zone littéraire m'a interpellée: C'est une histoire des femmes: une sorte de Sex and the city mais en plus réaliste. histoires de coeur qui finissent mal, travers malsain de l'amitié entre filles... On y entrevoit tous nos déboirs, en plus " tiré par les cheveux" mais en très croustillant!
13:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.01.2008
Parenthèse psy
Cette nuit j'ai rêvé que je rencontrais Sebastien Chabal, on se retrouvait devant la piscine immense d'un palace 20 étoiles remplie de rugbymen en calbutes et de blondes silliconées et destroys, une sorte de free party post-match mixée avec un bal masqué dont le thème serait : "soyez Britney ou ne soyez pas là", avec partouze à la clé. Mon chabounet ne se sentait pas d'humeur, on est parti Dans Paris ( mais sans Louis Garrel) et je lui proposais finalement de prendre un vélib pour rentrer chez lui.....
Si je soummetais cet histoire à un psy:
-Il y a dans votre quotidien un melange de consommation abusive de télévision et de magazines de fantasme confus pour la célébrité ou le sportif poilu, et une vision désabusée de votre ville, mademoiselle.
MOI:-Heu...humhum.
Si je soummetais cette histoire à ma copine: OUaouh, trop la classe ton rêve, exciting à souhaits, hihihiiii ( des rires de poulette). mais bon, toi, ça n'a pas l'air d'aller, il te déprime ton mec? Vous ne baisez pas assez? Ah les mecs, tous les mêmes, mais merde, dis lui que t'en as besoin. Tiens! parles lui de ton rêve! Est-ce qu'il t'as parlé de blondasses ces temps-ci? De toutes façons, toutes des allumeuses sces meufs, je les déteste!!
-Heu... Et toi, ça va? Toujours pas de mec en vue?
Dois-je changer de psy ou bien???
19:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2008
Bientôt la sortie de la revue STUPRE ! notre bébé...
Erotique polisson amoureux charnel sybarite libertin leste voluptueux impudique libidineux lubrique épicurien luxurieux sexy orgiaque affriolant sensuel aphrodisiaque licencieux suggestif.........
EhHHHHHHHH OUI: Bientôt en vente dans toutes les librairies : STUPRE, sort aux éditions WARUM en avril.
STUPRE? : Revue littéraire érotique, outrageusement luxueuse, nonchalamment ornementée d’illustrations, de bandes parfois dessinées et photographies tendancieuses, sous la direction éditoriale de Maixent Puglisi et Olivia Michel, pour la collection Décadence des éditions Warum.
STUPRE? Un bri d'érotisme et de frustration dans un monde de libido délavée à la machine...
Le sexe est là, sur nos murs, sur nos écrans, dans nos oreilles, banalisé, policé, vidé de sa substance et de son délicieux interdit, il est devenu l’habillage de tous les messages. Le sexe est partout, il n’est nulle part. On nous donne tout, on nous vole tout. Rendons-nous l’amour, le libertinage et l’ivresse. Où est l’ âge d’or des revues et livres interdits ? Aujourd’hui révolu, à nous de le faire revivre. Contre la domination de l’image pornographico-publicitaire, STUPRE propose de mettre la création littéraire au centre de son dispositif et de créer pour elle un écrin de nouvelles images sensuelles issues de la jeune scène artistique, de la photographie, de l’illustration, de la peinture ou de la bande dessinée. C’est un projet en forme de parties fines inter-artistiques, n’ayant d’autre ambition que d’être une ode à la gloire du plaisir ; STUPRE, revue manifeste, maelström d’artistes hétéroclites, d’envies inassouvies et de fantasmes sublimés. Partagé entre texte et image, chaque numéro sera placé sous l’égide d’un thème, d’une égérie (Cléopâtre,
Bettie Page…) ou d’un Saint Patron (Sade, Laclos…)
VOILA un pré-teaser...
16:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.01.2008
l'écrit croise le foisonnement nocturne, et j'aime ça
OUi je suis une petit fille qui aime Thomas Dutronc et qui danse toute seule pendant des heures dans le salon. Je ne suis pas que triste et déprimée tout le temps, et souvent je le cache tellement bien qu'on me croit gaie comme un pinson. Ca c'est l'inconvénient du sourire ultrabright. Moi quand je souris, y a toute une floppée de dents immenses qui dévisage ma mélancolie à grands coups de poings. Ca peut venir de tout et rien le mouvement de stylo, comme rencontrer de nouvelles personnes qui te donnent envie d'y croire encore un peu à tout ça, et qui te font oublier les cons qui ont traversé ta vie sans regarder, en t'écrasant un peu, sans s'exuser, bien sûr, au nom de la littérature.Enfin de ce qu'ils appellent ainsi, gloire, paillettes délavées et trou du cul défloré ( aucun jeu de mots envers mon ami second flore!).Dans la rue aujourd'hui y avait du monde, ils me faisaient la conversation sans effort, mon oreille leur répondait discrètement. Ils osent pas affirmer que tout part en couille, mais les anglais et les italiens,eux, ils se gênent pas, clopes trop chères, café trop froid, Paris n'est plus ce que c'était les gars! Sur ma table de chevet: L'ultra guide de PARIS 69 par jacques Louis Delpal, aujourd'hui, je crois, auteur de livres sur la gastronomie... C'est génail de lire ces pages juanies qui présente l'état de la ville en 1969. Finalement, rien ne change vraiment, tout se renouvelle. Les minets n'ont rien inventé, les influenceurs de la nuit, non plus! EN 69, le mot discothèque n'existait pas, le samedi soir était déjà le soir des ringards pour les vrais noctambules....les nouveaus strip-permanents valaient 2Francs 50. Echo intéréssant : L'auteur écrit qu' "une nouvelle vague de minets et de mini-jerkeuses, obsédée par la danse plus que par le sexe et l'alcool, a repoussé les piliers de discothèques dans des coins pour croûlants..." J'aime à revisister la capitale sous les remarques acides de l'auteur qui , à l'époque, semblait être une sorte de Beigbeder...Si l'on peut oser la référence...
20:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tumultueuse humanité
"A l’arrivée, le Lageralteste (chef de camp) , nous avait fait un laius : « Ici, vous êtes rentrés par un portail. Pour en sortir, il n’y a qu’une cheminée et vous irez droit au ciel !» Ce qui confirmait la devise que les kapos nous répétaient : « Arbeit mach frei » (le travail rend libre), libres de partir en fumée dans le ciel."
J'ai dévoré il y a quelques mois le Lutetia de monsieur Assouline. Dévoré comme je n'aurais pas pensé. Contrairement à Marcel Berceau, Assouline romance l'Histoire, et enveloppe son grand H d'un fourreau imaginaire et captivant. On y suit la vie singulière d'un détective, Edouard Kiefer, ancien flic, qui vit dans le Lutetia pendant l'entre-deux-guerres et se doit de continuer son metier, observant la préparaton de la guerre, les changements troublant au sein de l'hôtel,son occupation par l' Abwehr et le retour glacial du survivants...Passionnant. Il existe en poche!
19:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




