14.05.2010
14.05.10
Et puis finalement non.
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04.05.2010
03.05
Je ne crois pas qu'on va tous finir pareil, dans le même bain.
Je crois encore aux destinées exceptionnelles.
Corps meutri. Cervelle frisée.Rêve en vracs.
Il y a une comptine qui disait de s'accrocher à la branche qui flottait dans l'air. va savoir ou elle t'emmène la branche. Chaque fois, que l'on croit qu'un lien se crée avec un être, on se trompe. Pour la simple et bonne raison que Freud. Freud et le sexe, le trouble, l'appétit avant d'avoir goûté et la mère. Et après.
L'ex qui envoie un long mail et qui ne sert à rien.
Big qui appelle, le jour, la nuit, alors que je vois sur son mur Facebook les coeur postés par ce qui s'appelle sa nana.
Les ? s'ammassent.
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01.05
Je passe le week-end à la campagne avec des amis de longue date. je me retrouve pas parmis eux. Ils ont grandit et moi?
Ils aiment, s'aiment et aiment être suffisants de cela. Ils oublient peut-être qu'il y en a une, parmis eux, qui n'est pas à leur stade. Difficile de sentir ailleurs.
Le combat avec le corps est un combat qui se gagne seul. Personne ne peut y fourrer son nez.
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26.04
Ce soir, j'ai assisté au concert de Louis. Nouvel album. Tout ceci m'a rappelé que les années passent. Je me vois encore au Réservoir, organisant cette satanée soirée de lancement pour la revue, avec l'autre con. Concert de Louis, mamie malade. Fin février. La vie passe et moi?
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24.04
Finalement, préféré sans regret l'anniversaire d'un blogueur que j'aime bien, même si je ne le vois que rarement à la foule du Grand Palais.
J'aime décidément beaucoup mes semblables aux yeux peids noirs et aux rires affluents.
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24.04.2010
22.04/23.04
Je me suis jurée de venir écrire tous les jours un peu ici. Pas que j'aie vraiment des choses intéréssantes à dire, non. Juste pour me forcer, peu importe qu'on me lise. Cet espace a toujours été un lieu de liberté, une façon de systématiser l'écriture.Parfois, c'est dur, rien à dire, perte de tout style, mais écrire quand même.
Ecrire quand même, ce serait un bon titre de bouquin,ça.
Nous sommes donc le 24 et j'ai deux jours de retard sur ce carnet de débordements. Je déborde de moins en moins.J'ai bon espoir.
Je parviens pas à comprendre pourquoi certains être que je trouve géniaux, amoindrissent leur potentiel d'exception en s'approchant d'une vie ordinaire. Ajoutons que je parviens pas non plus à comprendre pourquoi ce qui me sert de cerveau pense une chose pareille. J'ai toujours eu envie de voir la vie prolonger les effets de la fiction, toujours eu envie de voir des êtres exceptionnels maqués avec des êtres aussi exceptionnels qu'eux. Je n'aime pas le spectacle de la médiocrité, aussi subjective que soit cette pensée. C'est comme si Brigitte bardot, grande époque, s'était maquée avec son boucher, aussi gentil, droit et adorable soit-il, il y aurait eu comme une impression de gachis. Gunter Sachs, c'est autrechose.
Est-ce que ça choque ce que je pense? Plus j'avance, plus je détermine avec précision ce que je refuse de vivre.
La réponse à cette question pourrait être que l'exception a besoin de l'ordinaire pour assoir son exception, que l'être génial a besoin d'être soutenu dans le déploiement de son originalité excessive, par une personne lambda, ou encore qu'il est bien plus facile de sortir avec son boucher, qui nous admire quoi qu'on fasse, plutôt qu'avec quelqu'un qui serait en comptétition avec nous pour le titre de "genialissimo". Je rejette ces réponses qui ne me satisfons pas. J'aime penser que les sublimes s'accordent et que là , et seulement là, réside, la culminance d'une vie.
Mais pourquoi est-ce que je me raconte tout ça?
12:36 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.04.2010
21.04
Dans les requête google accédant ici: " elle a un orgasme devant la camera".
Bon.
Ce soir, la fatigue.
Hier soir, la bande de dégénérés débarquant à l'improviste à l'appartement, au moment où j'allais me mettre au lit, avec le livre.
J'aimerais pouvoir arrêter le temps pour finir tous les livres en cours.
Je n'ai vraiment pas envie des gens en ce moment. Envie de les voir, je veux dire. Je regarde Entourage jusqu'au sommeil. Etant une monomaniaque, ceci n'est pas étonnant. De bonnes répliques ( je suis une amie de bill W , maintenant), une bande de petits cons qui me rappellent tout ce que j'ai toujours fantasmé sur le concpet même de la "bande de mec", un agent superdéjanté, Ari Gold... Je crois que l'homme dont je pourrais rêver ressemble plus à Ari Gold & Hank Moody qu'au prince charmant.
23:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2010
20.04
Hier soir, je suis rentrée à pied. L'entourage des halles grouillait de monde, et la place du Chatelet avait toujours ce petit côté désuet que j'aime bien, ouvrant grand large sur le pont vers Saint-Michel.Je ne me souviens plus de son nom, mais le soleil se couche sur ce pont d'une manière très romantique. La terrasse du café de la Mairie était encore pleine vers 20H, mais le long du Luxembourg, le calme envahissait ma conversation téléphonique avec Adèle.
Je n'ai jamais autant apprécié l'arrivée des beaux jours. Quoique, peut-être est-ce pareil chaque année et la mémoire passe, avec les premiers vents.
Une heure de marche plus tard, les yeux rougis par le vent, ou la fatigue.
Un mal terrible dans les narines. Le vent? Je me désole, que dis-je je m'auto-désole. C'est bien joli, chérie, d'arrêter le gras, l'alcool et le stupre. Mais que voulez-vous mon cher ami, on ne peut pas tout arrêter en même temps, disais-je hier à B. C'est très étrange cette tendance à l'auto-destruction qui ne touche pas les gens à l'identique. Je ne comprends même pas moi même ce qui me pousse à retomber le nez dedans, bêtement, au moment où je crois que je n'en n'ai pas besoin.Histoire de quoi? Histoire d'avoir mal un peu encore. Histoire de ressentir encore quelquechose. Quelquechose de l'ordre de l'arrachement. Irritation euphorique.Et ensuite, alors, seulement, ensuite, lorsque l'effet se dissipe, tu as mal. Putain de mal.
Je rentre hier soir et je me rue sur le stérimar-ça rime-. Stérimar au chrome. Je marre.Mais ce n'est pas drôle.
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19.04.2010
19.04.
C'est marrant, lorsque la terre festive s'arrête de tourner autour de moi, j'ai un besoin maladif de me nourrir de culture et de mots. Je m'échappe volontiers dans un livre laissé de côté pour "plus tard", je repasse en boucle des chansons mélancoliques, du Cesaria Evora et Biolay... Ou bien je pense à l'amour pur et intense que me portent mon père et ma mère et je me mets à chialer, moi qui ne chiale que très peu. Ce matin, je me suis rendue compte que je bloquais tous les jours sur les jeux de mots grossier des pièces de théâtre françaises sur les affiches dans le métro... Thé vert ou t'es citron?, Allo maman Dolto... Pourtant j'aime bien la culture française, c'est bien ce qu'on me reproche le plus souvent. Je vais voir le cinéma français, et lorsque j'allume ma radio, seule, je suis plus du côté vintage de Nostalgies, que du côté de Radio Nova. Sur Deezer, je vais foncer sur le dernier album de Françoise Hardy, une merveille, sans m'arrêter sur Lady Gaga, La Roux etc. Hier après-midi, jardin du Luxembourg, prise entre ravissement et écoeurement. tant de petites cervelles agglutinées dans un seul lieu sous prétexte de soleil. Et moi, identique, dans ce débordement de chair. J'ai commencé à lire le " Roman à clefs" D' Alizée Meurisse ( Editions Allia). Je suis très " Allia" en ce moment, sans faire exprès. Je viens de terminer le roman de Grégoire Bouillet, " L'invité mystère". J'ai adoré cette écriture si singulière, envie de dévorer son " Rapport sur moi". Mais pour le moment, je déguste, phrase après phrase le roman de la jeune Alizée Meurisse. Je me dis que le talent fou n'attend pas le nombre des années. Ce livre est un bijou.
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14.04.2010
15.04.10
Hier, je disais que j'avais envie d'être ailleurs. Victime de mon statut Facebook, twitter etc, j'ai blessé un être que j'aime beaucoup, qui l'a pris pour lui. Ce n'était pas vraiment lui, c'était plutôt le genre humain en entier que j'avais envie de fuir hier soir. J'ai eu de la peine de lui en avoir causé, pour rien. Et ce n'est rien, déjà oublié. Je suis une montagne russe émotionnelle. "Je pleure comme je ris", mais sans les larmes visibles. Les miennes restent à l'intérieur, sauf lorsque l'alcool prend le dessus, et encore. Comme j'ai entamé une phase de rehab, je n'ai même plus envie de boire, ni de me droguer, ce qui me rend, fatalement, aux yeux de l'ami alcoolique ou du mondain, beaucoup moins drôle et vivante.
Mes montagnes russes sont faites de folie et de période où seule le silence et les livres me semblent tolérables. C'est ainsi, ça l'a toujours été.
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14.04.10
Lorsque l'on rentre chez soi et qu'on se demande pourquoi on est sorti. Pourquoi on s'est retrouvé au beau milieu de gens, sommes toutes assez semblables à soi, et qui pourtant, nous ont profondément ennuyés.
A se demander s'il n'est pas nocif de se retrouver en face de soi-même ou de simili-soi^-même ( n'est ce pas finalement pire?).
Quelqu'un me disait hier " un tel recherche une femme à l'opposé de lui-même, une maman qui prendra soin de lui".
Ce soir, j' avais envie d'être ailleurs, enfin nulle part où des gens pouvaient grincer, piallier, faire du bruit autour de mon silence et je m'en veux de cette envie. J'avais envie de finir "L'invité mystère" de Grégoire Bouillet, ou de commencer "L' Amoureux en lambeaux". Bref, d'être entre de meilleures lignes.
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28.02.2010
____
Moi, je voulais naître dans les années 50, et puis à New York pour sortir avec Lou Reed et baiser sans capotes. Je ne voulais pas être de cette génération floue ,je ne voulais pas voir ça, ces génocides, ces virus de merde, ces écrans d'ordi qui nous tuent les yeux à petit feu, ni ces débats sans fin sur les emplois fictifs, les emplois foireux et les sans emploi. Je voulais chanter en Andalousie, porter des chemises à carreau vichy et danser le mambo avec Dario Moreno.
Pourquoi ai-je fait de toi mon objet d'amour ? Peur de l'attachement, manie du retard, fiabilité incertaine, immobilisme, ambition coincée dans des chaussettes sales. Même pas des chaussettes à la Dany Brillant, et pourtant je pourrais les embrasser mille fois.
Tu dis que je suis dingue. Mais cette folie, c'est peut-être tout ce que j'ai de toi.
J'ai croisé un type dans le métro. On était en cours ensemble. Il semblait bien plus troublé que moi. Je ne m'evertue pas tous les jours à vivre de l'exceptionnel pour être étonnée encore de croiser un provincial dans un vieux wagon de la ligne 4. J'ai affiché un sourire de circonstance et gribouillé un faux numéro sur son chéquier usé. Sur son visage aussi, il y avait des marques du temps. D'un coup, dans le reflet de ses yeux verts je me suis vue. Effrayante.
J'avais laissé l'oubli grignoter mes souvenirs et j'ai pensé que je ne devrais plus perdre de temps à t'attendre, ni à convoquer d'autres corps pour tenter de venir bout de toi par quelques à-coups vulgaires.
Pourtant, il te suffit d'un mot, d'un appel pour réveiller en moi les terribles sentiments. Pourtant, rien ni personne n'est aussi bien que toi, toi et tes défauts, tes mesquineries, tes erreurs sur mon compte. Et je me demande combien de temps encore cela peut il trainer ainsi...
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03.02.2010
Une valse qui met l'temps
Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul, mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure murmure tout bas
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
...
Une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
...
Une valse a mis l'temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois l'temps
De bâtir un roman
Au deuxième temps de la valse
On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux : une deux trois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà
Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi, y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie.
Le DJ glisse doucement le son et la valse s'enclenche. Et quand tu m'attrapes, là, pour tournervolter, tu crois que je ne vois pas dans tes yeux, bordel, que tu brilles. Au premier temps de la valse, tu m'enveloppes dans la danse, plus rien ne compte pour moi, comme à chaque fois que tu me touches. Et le rythme s'emballe, tu ne me lâches pas, on danse jusque quand? jusqu'où? Je voudrais que tu me dises jusqu'où tu vas me faire valser dans le vide et si tout cela pourrait encore, qui sait, peut-être un jour, finir bien? Plus de trois ans maintenant que tu me fais valser, que paris bat la mesure, que j'y use mes talons pour tenter de t'oublier, ou de te trouver, trois cent trente trois fois le temps de bâtir un roman. Tu t'offres encore le temps de t'offrir des détours, mais des moments comme ça, là , il y a toi , mon amour et y a moi, dans cette soirée improvisée, ce loft flou par nos pas de danses maladroits, tes yeux brillants et mon bonheur, secoué, mais bien là. Et puis le noir de ma nuit.
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24.01.2010
Tu
Alors samedi soir, j'ai continué a sortir, pour oublier que je suis seule au monde, et que tu vis avec une fille.Oublier que tu me relances depuis un mois, que l'on ne parvient pas à s'oublier justement. Oublier d'espérer. Oublier ce que les autres disent, que vendredi soir, on avait l'air "deux", tu avais l'air happé par moi, oublier leur blabla sur nous deux, puisque nous deux, ça n'existe pas vraiment.
Pourtant, rien ne passe, malgré le temps. Et à quel point tu comptes... Même de savoir que tu existes, même de loin, même sans moi.
Et toi tu te demandes pourquoi toi. C'est juste à ça que je reconnais encore la vie : ces bouts de temps où le cœur s'accélère et ces instants, lorsqu'il fait noir ou qu'il fait froid, lorsque les choses, mises une à une, n'ont pas bien de sens, mais que derrière mes paupière, le temps-mort à un visage, le tien. Je me revois insupportable dans tes bras. Je me vois tout faire pour ne pas être calme comme si je voulais t 'éloigner, te faire fuir. Lorsque la simplicité de ce que je désigne n'arrivait pas à s'exprimer, je préférais brouiller nos échanges et te fatiguer.
J'ai assez vidé mes maux. Je suis en train de changer. J'aime ce calme qui pointe son nez. J'aime comme notre vent tourne, j'ai aimé être avec toi, eux, entouré de vous.
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06.01.2010
Parce que rien ne change.
La fin d'année sera identique à son début. Tu es venu les mains vides, le corps rempli de ton envie de moi. Je conjuguerai ta semi présence au futur comme à l'imparfait. Après le stupre, nous nous baladons sagement sur les boulevards et nous rions devant les vitrines de Noël.
J'adore noël, ses paquets luisants qui dégringolent de caddies pressés par des conductrices peinturlurées d'un maquillage à faire rougir de honte le président de L'Oréal. Et ces couples qui dégoulinent de bonheur à la gueule de ceux qui, comme moi, vont rentrer seuls. Tous ces bons sentiments qui tourneront aussi vite que du lait entamé. Le bruit des cadeaux déballés par les enfants impatients, les chèques passant discrètement de mains ridées à des mains frêles. Le discours des grands-parents usés mais heureux.
Dès le début, j'ai ressenti cette envie comme une évidence. Je voulais te faire partager tout ça, ma famille, mes racines. Tu leur ressembles, c'est aussi cela que j'aime en toi. Ce soir, j'ai envie de chialer, mon amour. Quand tu es là, tu sais très bien me la boucler. Ce soir, je pleure pour expulser ma tristesse et ma frustration. Ma façon à moi de jouir sans toi, pénible et intense.
Je regarde mes grands-parents. Je m'imagine faire défiler chaque ride de mon visage pour me rappeler de quelle aventure elle sera née. Certaines choses, je les aurai oubliées, d'autres me paraîtront dérisoires, et toi, peut-être ne seras-tu qu'un souvenir délavé comme un vieux polaroid. Et si tu ne finis pas dans mes bras, est-ce que je me souviendrai encore de ce mec qui me baisait dans les bois ?
Ma grand-mère ouvre grand ses yeux, très grands pour être sûre qu'ils ne se fermeront pas. Est-ce qu'elle sait, elle, comment on aime et comment on n'aime plus ? Comment on peut être lâche et se terrer dans des histoires en voie d'extinction ? Comment on s'attache bêtement sans même savoir à quoi ? Comment l'inconnu effraie même les plus aventuriers ? Comment on regrette trop tard et à quel point c'est souvent inévitable ? Dis moi, mamie, que plus on avance, plus c'est la merde.
Dans le miroir du salon, j'apperçois mon visage rougi par l'alcool. J'aime le mélange du chocolat et de mes lèvres teintées. Almodovar aimerait beaucoup.
Ma mère, elle m'aimait de tout son cœur, mais pas de tout mon corps. J'ai été élevée au poulet fermier et aux boulettes polonaises. De la chair débordante, souriante et appétissante. La quantité fut longtemps gage de qualité. On aimait comme on mangeait, maladroitement, goulûment. Tu comprends mieux comme je t'aime, à foison.
Mes parents décidèrent très tôt que la privation ferait la loi. Ca n'empêchait personne de grossir en voulant maigrir, de maigrir avant de regrossir davantage, de grossir en voulant disparaître. Pourquoi m'évertuer à vouloir disparaître ?
Mon grand-père est resté mince. Il n'a cessé de mincir d'ailleurs. Seul le paquet de cigarettes qu'il glisse toujours, avec son briquet, dans la poche droite de sa chemise flottante, donne du relief au futur squelette qu'on va bientôt allonger pour toujours. En voyant des clichés de jeunesse, j'ai compris que je n'avais décidément pas hérité de ses hanches hautes et de sa taille fine. Tout de ma grand-mère. Ses rondeurs, l'éclat de sa peau, le teint du sud. Elle est très jolie, ma mamie, et pourtant, ma mère aurait tellement voulu que je ressemble à ces jeunes filles du 7e arrondissement, moulées dans du 36, avec leur sac Vanessa Bruno et leurs coiffures toujours bien nettes.
Tu disais souvent que j'avais de la chance, que tu aimais les gros culs.
(26.12.08)
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05.01.2010
Un soir à République
J'étais bien, à peu près en forme. Tu as insisté.
Je ne t'avais pas vu depuis quoi, neuf mois. Le temps d'un môme. Qui sait, peut-être est-ce cela qui t'a fait disparaitre. Des mois à taire ma douleur grand ouverte, à tenter de brouilloner mes derniers espoirs. Tu as été, et tu seras O pour moi. Chaque putain de page de roman, chaque fin de film d'amour c'est ta face qui apparait. Te retrouver, se sauter dessus sur un quai de gare ou une voie sans issue, peu importe, du moment que je sais que ta peau, un jour, revient se coller contre la mienne. Il a fallut que Paris nous rassemble dans cette soirée noire, dans cette cave musicale. Toi , ta froideur. Tu dis on prendra un café, je t'expliquerai. On est loin, très loin de la scène de ce film que je me déroule dans ma tête. Même pas l'oeil rieur, content de me voir. Rien. Je survis à coup de vodka dans cette soirée openbar et je rentre en retenant mes pensées.
Le lendemain. Ton appel, un premier, un second. Je te vire de mon facebook, pas de mon coeur. Tu insistes. Tu veux déjeuner, tu veux m'expliquer pourquoi tu n'as pas donné de nouvelles. non, non, que je me rassure, tu ne t'es pas marié, elle n'est pas enceinte. Mazeltov! Mais elle vit toujours avec toi, et moi, loin. Je suis dans ce café et voila tu insistes encore, les gens avec qui je suis, ça les fait rire. je te raccroche au nez. Tu rappelles. Je dis je suis à Réplublique, à tel café. Si tu veux vraiment me voir rejoins moi.
Voilà ta bobine qui rapplique, et ça redémarre, je sais que je tremblotte et que je ce n'est pas l'effet de la poudre blanche. Tu es. Sérieux, tu me dis que je ne t'ai pas laissé le choix, alors tu es venu me dire pourquoi tu as disparu. Un cancer. Voilà. Un cancer, pas grave, un lymphome. Une épreuve, sans moi. Tu es la personne qui compte le plus pour moi après mes parents et tu ne m'as même pas appelé pour me dire cela. Non, bien sûr, Elle est là pour t'aider à survivre à cela.
Je me sens bien seule, à présent. Tu veux savoir comment je vais. Je tente un petit mensonge. Tu rentreras pas tard, après m'avoir fait rire et pleurer, comme à ton habitude. Ensuite, quoi?
J'envisage toutes les issues : sortir ou dormir, ou trainer. Plus tard, tu me demanderas pourquoi. Tu voudras savoir. J'étais douce, tendre, sensuelle, délurée, pourquoi aurais-je été froisser les odeurs de ton rêve coloré, dégrader les images que tu plaquais sur moi avec une poudre artificielle qui déglingue mon cerveau. Tu n'admettras jamais que, tout simplement je m'ennuie, je m'ennuie sans toi. Je m'ennuie toujours. Tu préféreras ne pas croire à mes errances.
Ce soir, je n'espère qu'une chose : que tu arrives et que tu me délivres in extremis d'une nuit insipide où la jouissance ne sera pas à la hauteur de la notre et qui finira sans doute mal. Je le ramènerai chez moi, je préfère. Je cherche à recouvrir les couches de toi par la sueur des autres. Mais le taxi est libre. Toi, tu ne l'es pas. De sa main vulgaire, toujours plaquée contre mes fesses, il me pousse à l'intérieur et s'introduit à son tour avec un baratin sexuel à usage unique, promesses sans promesse, déjà un préservatif.
Je pense que tu vas forcément finir par te dire que tu as de la chance, que ça ne t'arrivera pas deux fois dans ta vie, une fille qui t'aime autant. Je crois te conquérir en te jouant le coup du prends-moi toute entière. Je pense queue. Je pense faux.
J'ai choisi malgré moi une stratégie d'échec. Cette sincérité là fait de moi la fille encombrante qui n'a pas assez de place sous ton épaule.
Je me souviens , c'était toujours le lendemain que je regrettais mon hystérie, mon accessibilité totale, les scènes de la fille accro qui ne veux pas jouer le rôle de maitresse. Ridicule, absurde, dégoulinante de gros mots. Ca t'avait même un peu amusé, au début.
T'oublier tous les jours. J'ai bien tenté. Chaque jour que je t'oublie, je pense un peu plus à toi puisqu'il faut penser à t'oublier. Je ne voulais pas tout ça. Je voulais qu'on soit inséparables et qu'on se fasse que du bien.
Tu dis " on n'est pas séparé, on est compliqué" . Mais le soir, c'est avec elle que tu dors.
Je voudrais que tes doigts avancent, là tout de suite, pour serrer mes doigts trop fort quitte à les écraser.
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04.01.2010
Ta peau contre mon msn
Tu me crois sincère. C'est pire. J'aimerais que tu perces cette allure délurée. Tu m'as donné rendez-vous ici, dans ce bar qui ne signifie rien. Comme si, voilà, tu avais rendez-vous à côté, dans une heure. Oui, c'est ça, une heure grand max' comme tu dis souvent, pour ne pas paraître trop disponible, trop fébrile. Voilà ce que veux dire ton lieu de rendez-vous. Il faudra s'inventer une vie remplie et intéressante, parce que tu es venu savoir si je t'aimais encore un peu et que la seule chance que j'aie de pouvoir te retrouver est peut-être de te faire croire que non. Non.
Là, tu paniques et sors la carte de l'humour, c'est ta façon de récupérer notre intimité, de faire taire ce silence. M'attendrir. Remuer en un instant toutes ces choses qui avaient déserté mon corps depuis la dernière fois.
C'était il y a presque un mois. Tu étais arrivé en retard, comme d'hab'. Tu t'étais même endormi un peu, tandis que moi, boule de rage, j'attendais que tu te réveilles pour me faire l'amour. Il y avait toujours un moment où la tension montait. Te faire prendre la mesure de mon amour, en déversant sur toi un cœur effrité par tes absences, t'assaillir de questions après la bataille. Dès le premier jour, j'ai su. Tu avais quelqu'un dans ta vie.
Dès le premier jour, ça avait pris cette forme. Informe.
Je me connecte sur un pointcom, histoire de passer le temps jusqu' au sommeil. Voir ailleurs si tu y es. Ouvrir une nouvelle fenêtre pour colmater les brèches de mes émotions tout entières vouées à toi. Même pas pour faire mon marché amoureux, ou sexuel. Non, juste un clic pour avoir l'impression de communiquer sans identité et sans contrainte. Pour me rejouer la comédie du commencement avec un inconnu. J'en pioche un, au hasard. Il m'explique qu'il adore deux choses : ne rien comprendre aux filles et la rue de Verneuil. Non bien sûr, il ne me drague pas, ce n'est pas parce que j'habite par-là qu'il dit ça. Je lui dis que moi j'aimerais bien avoir le mode d'emploi, au contraire, pour arrêter les frais, et te retrouver. David 7654 m'explique que, pour tenir un couple à Paris, c'est pire que Kho-Lanta. Ca m'intéresse. Croit-il vraiment que c'est mieux ailleurs ? Oui, selon lui, à Paris, c'est style de vie contre sorties entre amis, grand amour contre organisation et pression, tentations contre dimanche soir devant la télé. Je lui dis qu'il a tort de réduire l'amour à quelques problèmes de réseau social et aussi que je reviens de suite. Ta peau contre mon msn. Vodka. Il me répond que j'ai la classe et qu'il me draguerait bien, qu'il avait toujours eu un faible pour les relations du dimanche soir, la preuve, c'est qu'il devait y aller maintenant. Vodka.
Où es-tu mon amour ?
Patrick Bruel est vieux, Mickey montre désormais sa bite rose fluo dans les soirées branchées.
Je suis une fille de 1982. Alors que je ne faisais pas encore mes nuits, le virus du sida voyait le jour. Mais je ne me réveille pas le matin en me disant que des milliers de gens sont en train de mourir! Je me réveille en me disant qu'il va encore falloir acheter des capotes pour baiser.
Elevées sous le label AB productions nous avions tout pour sombrer. Les héroïnes de ces histoires sans fond ont perdu pied plus vite que nous. Dorothée et Hélène étaient des prénoms bannis dans les cours de récré, mis au pilori aux côtés de quelques rares Jordy rescapés des hôpitaux psy. Et nous arborions fièrement de nouvelles couleurs: période Lambada, Chico et Roberta, puis découverte de la House et Rn'B, première fascination pour les D.J. D'un coté le clan Cassel-Kasso, érigeait, au grand désespoir des parents ne captant que dalle, la haine comme hymne à leur joie. De l'autre, moulés dans un T-Shirt aux couleurs flashy, les partisans de Charles Chillings et des bandes house-djungle-electro. Il fallait être de toutes les soirées au Bus et aux Bains. Quelques slogans vaguement fédérateurs incitaient les garçons à « tomber la chemise » ou à « coucher avec moi ce soir ». Le pire de tout était la fascination imbécile que nous avions pour cette époque révolue dont nous ne connaissions que les slogans : Peace, love, drugs and sexe, Lou Reed et Jagger le nez plein de fantaisie, les filles libérées, les « armes etc... »
C'était comment avant ? Avant, on ne pouvait aller dans aucune boite en baskets, on ne pouvait pas se faire 90 millions d'amis en un mois, Myspace n'existait pas, nous n'avions pas idée de cette étrange liberté avilissante que tout cela procure, nous n'avions pas d'écran plasma, pas de téléphone portable, nous n'avions pas Jude Law...
Mais Patrick Bruel était encore beau, jeune, fougueux et Mickey n'avait pas encore grandi. Désormais, il mesure quatre mètres cinquante et je vous laisse imaginer la taille de sa bite.
Avant, à trente ans, les garçons on les trouvait vieux. Sauf les stars de cinéma. Aujourd'hui, ils frétillent sur le marché du célibat, la queue en pleine forme et ,nous, on sait bien que s'ils ne se décident pas dans les cinq ans ce sera foutu, mais on y croit encore, parce qu'on a appris l'amour entre Patrick Bruel et Dirty Dancing, et que, fatalement, il reste quelques miettes de romantisme dans notre pseudo indépendance. A trop noyer nos cerveaux sous des diktats risibles ou morbides, ils font tout pour qu'on ne parvienne jamais à savoir qui l'on est.
Toujours entre deux histoires foireuses et entre deux régimes, nous sommes devenues des filles « fortes ». On se vante d'avoir chacune notre collection de « plans cul » en cas de besoin. En vrai, on est Bridget Jones. Nous, on voudrait être Kate Moss. Kate, ou rien. Bridget reste en dehors de tout ça !
La jeune femme moderne court après elle-même. Une femme imparfaite, docile, toujours à la recherche de l'impossible tout en se contentant du minable, parfois honteuse, parfois sublime.
Une génération de tordues.
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10.12.2009
la vie, le reste
Puisqu'on doit écrire.
Il y a la vie et le reste. Dans ta vie, je suis le reste. Tu ne comprends pas tout. Normal. Ceci est un dialogue de Desplechin. Aussi torturé. Le reste c'est le péché, la douceur acide du noyau d'une nectarine, l'odeur de l'essence, la cigarette de trop, la ligne de coke lorsque tu es enrhumé, la nuit blanche lorsqu'on te croit en train de bosser, l'interdit casse bonbon mais dont on a du mal à se séparer. La proie qui t'irrite quand tu imagines son corps dans d'autres draps. Je rentre tard et me blottis sous les gouttelettes brûlantes de la douche. J'y ai été en converses rouges. J'ai toujours envie de faire sortir la tristesse de mon corps par tous les pores. Olivier est un porc.Fuck.Des souvenirs alcoolisés de la soirée de la veille me reviennent. Les hommes n'épousent jamais celles à qui ils mettent un doigt dans le cul, a dit Emma. Ça doit être ça. C'est triste. Être une épouse joyeuse mais boudée du plaisir.Une maman ou une putain. J'ai été à son enterrement en converses rouges. Ça ne m'aurait jamais traversé la tête si je n'avais pas tout cet alcool dans le sang. Parmi les gens bien sages au sourire fermé pour cause de décès, j'ai affiché une dentition impeccable. Je ne connaissais pas l'écrivain mais je pensais qu'il méritait mieux que ces têtes de morts pour honorer la sienne, de mort. Ses écrits étaient déglingués, speeds et médicamentés mais ils n'avaient rien à voir avec tout ce bardas de bonnes intentions. Leurs regards m'ont fait trébucher. J'ai aimé me surprendre à être l'intrus d'une scène quasi théâtrale. Le père, le saint esprit, et toutes leurs conneries... Lui, il a tué son père dans son dernier roman et son esprit, tout comme son corps, était tout sauf sain. Fallait absolument penser à quelque chose de triste. Très triste, la mort de mes grand-parents ou de mes parents. Trop classique. M'arrache trop de larmes en temps normal. Il me fallait du paranormal. Un truc plus enfoui dans mon coeur. J'ai pas mis trois minutes à trouver. J'ai pensé à ta mort. A toi. Vite dévié vers la douleur insurmontable de penser que je ne serais plus jamais emboîtée dans ton corps et que je ne serais jamais dans « ta vie » mais toujours dans le reste. Ça m'a ôté ce sourire idiot que tu connais et que tu sais même reconnaître à trois kilomètres. Une douleur vive qui stagne depuis plusieurs mois. Un soir j'ai rencontré ta tête dans un hall d'entrée et elle m' a pas quittée.Le reste tu le connais. Moi j'ai pas tout capté. T'avais qu'à claquer des doigts. J'aurais vendu père et mère pour pouvoir me réveiller tous les jours en pensant à toi sans me dire que c'est mal. Alors je suis rentrée bien facilement dans l'atmosphère morbide qui flottait dans l'air en repensant à comment j'étais accro à ton corps, à la douceur de tes hanches, à l'odeur parfois limite de tes cheveux, à la forme de ton nez et au goût de ton sexe. C'est sur ton sexe que ça s'est terminé. Ils ont annoncé que la cérémonie se terminait et Claire est venue vers moi pour me demander de façon détournée ce que je pouvais bien foutre ici et dans cette tenue. Je suis la dernière personne à avoir échangé des mails avec Marc et je voulais venir au rendez-vous que nous n'aurions jamais. J'ai pensé qu'en temps normal je me serais rendue dans le café qu'il m'aurait indiqué avec ces chaussures-ci. Elle a baissé les yeux comme on se lamente des petits enfants qui nous donnent du mouron. Et elle m'a laissé où j'en étais. Assise sur la pierre tombale d'à côté : O. fuyard, 1897-1938. Avec ton sexe. Parfois fort, parfois fatigué, toujours aimable.Avec mon amas de questions périmées sans doute. Avec mon amour compulsif et sans toi.
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09.12.2009
rouge
Tu me demandes pourquoi tant de rouges sur mes lèvres, ça t’effraie, tu as peur de m’embrasser. Comment te répondre lorsque je sais que ta question est ailleurs. Sur tes lèvres fermées flotte un air de regret, étrange, parce qu'il ne te va pas. D’accros en déchirures, de nuits en jours spasmodiques, de peines sombres en rires effrénés, j'ai avancé avec la tête dressée en arrière, pour m'éloigner de toi, seulement pour m’éloigner. Mais c’est toi qui partait toujours, en emportant avec toi quelque chose de l’ordre de l’équilibre, en m’aspirant un peu plus et me laissant à plat.
Fallait faire avec et sans.
Je mets du rouge sur mes lèvres comme un pansement sur ma peine, du bleu sur mes yeux quand il pleut, des talons pour plaquer au sol mes doutes et mes angoisses, te les planter dans le cœur, me prouver que je peux avancer sans ton tu omni-absent, de la vodka dans mon cœur quand il est sec. Juste pour retrouver mes larmes. Je n’ai jamais su être protégée par moi-même.
Dans mes bottes, je traîne toute une mallette de bordel émotionnel. Pleine de chiffons sentimentaux, de reprises de cœur, de vêtements froissés et d'acoustique torturée. Sous mes pavés, ma plage est abîmée mais elle ondule encore au rythme des vagues d'humanités qui s'y baladent.
Cet accoutrement me permet de croire que je mets entre le monde et ma tristesse une barrière de sécurité.
Mes jours sans toi ? Des débris de souffles épuisés, des odeurs de jours trop vite levés sur des nuits inélégantes, des ciels noirs interminables à la bande son épuisée. Je ne te le dirai pas comme ça, bien sûr, saleté de pudeur qui règne sans pudeur sur nos vies.
Je mets du rouge sur mes lèvres pour plaire à ces garçons, du bleu dans mon regard pour afficher la douceur nécessaire, des talons pour titiller ta jalousie. Je perdu mes larmes, je pleure à sec mais je me laisse aller à cambrer ses propres armures, je me laisse déshabiller l'esprit peu à peu. C'est grisant et atroce de se sentir au bord du risque.
Tu me crois sincère. C’est pire. J’aimerais que tu perces cette allure délurée. Tu m’as donné rendez-vous ici, dans ce bar qui ne signifie rien. Comme si, voilà, tu avais rendez-vous à côté, dans une heure. Oui, c’est ça, une heure grand max’ comme tu dis souvent, pour ne pas paraître trop disponible, trop fébrile. Voilà ce que veux dire ton lieu de rendez-vous. Il faudra s’inventer une vie remplie et intéressante, parce que tu es venu savoir si je t’aimais encore un peu et que la seule chance que j’aie de pouvoir te retrouver est peut-être de te faire croire que non. Non. La dernière fois, c’était il y a presque un mois. Tu étais arrivé en retard, comme d’habitude. Tu t’étais même endormi un peu, tandis que moi, boule de rage, j’attendais que tu te réveilles pour me faire l’amour. Il y avait toujours un moment où la tension montait. Te faire prendre la mesure de mon amour, en déversant sur toi un cœur effrité par tes absences, t’assaillir de questions après la bataille.
Là, tension, silence. Tu paniques et sors la carte de l’humour parce que c’est ta façon habituelle de récupérer notre intimité, de faire taire ce silence. M’attendrir. Remuer en un instant toutes ces choses qui avaient déserté mon corps depuis un mois.
Tu avais quelqu’un dans ta vie.
Dès le premier jour, ça avait pris cette forme. Informe.
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14.11.2009
./
Je veux du futur, même raturé, même boiteux. j'aime les choses gribouillées mais juste, allez, s'il te plait, je veux que ça dure, que ce soit fort, tu vois, que même les story board pourris des séries tv que je regarde pendant que tu n'es pas encore là aient l'air fades, que même nos disputes soient artifices mais pas sacrifices. Je veux ta folie, douce et suintante juste au creux de mes bras, de reins, de ma paupière, je veux t' y retrouver, juste derrière quand je m'assoupis. Redonnes moi goût au bon sens. Même si on fait des détours, même si ta main est moite, ton coeur en effroi. je me fous de ces clichés, de ressembler à ces poupées, ne rentres pas trop tard, tu sais, ne prends pas froid,etc. Je te veux bouclier au-dessus de mes bétises, aventuriers à mes côtés. Surtout pas parfait.
03:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
crash
La vie est une pute, je lui dis, à l'acteur.
On est dans un beau pétrin, tu t'en fous, tu as tes enfants, ta chair tout ça, ces trucs qui font que tu trouves du sens. Parce que faut bien en trouver du sens. Tu crois que j'ai besoin de 2 gr de coke pour savoir que la vie est une pute, je peux déprimer avec un chocolat chaud aussi.
"C'est la guerre tout le temps. On fait le civil puis on s'envoie des missiles...." chante Souchon.
Mais je fais semblant, comme vous.
22:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
B.C.S
Même si c'est pas vrai, même si, au départ, je voulais pas en prendre, même si je suis une putain de froussarde, y avait pas de mal à tenter.
J'ai comme toi ce vieux fantasme de la vie de rock star délabrée, les mots amers, le sexe en bataille, le nez acide et fallait me mettre Californication dans les pattes. Non, vraiment, je n'avais pas besoin de ça et de cette identification merdique et puérile.
Non, parce que comme tout le monde, je voulais juste être aimée par un mec de préférence pas trop con, assez classe.
Cette acide envie de désir et de limites repoussées. Evidemment, je suis seule. Evidemment, je fantasme sur les contours assez flous d'un homme qui veuille voir dans mes pupilles brillantes cette extrême envie d'être repêchée ou protégée de moi même. D'une extrême banalité.
14:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.04.2009
Vas t'en
Tu en redemandes du pathos, de l'oeil alarmé, de la tristesse suintante et du jus poisseux qui colmate notre manque d'élégance? tu veux encore de ma peau, de ma sueur? Nous ne nous retrouvons même plus sous cet amas de chair froissée. Tu me froisses, oui. Tu brutalises mes rêves et c'est con, tu vois, parce que moi , j'ai encore des rêves. j'ai encore du rose dans ma tête.Alors vas t'en.
20:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2008
back-larmes-etc...
La déroute de l'écriture, cet état de choc et de tremblement dans lequel cela te met, malgré les mouvements bien acquis, semblables à l'acte sexuel, bien aquis mais toujours surprenant. Oui, je le disais, nous sommes finalement tous à la recherche de quelques râles de plaisir, même ceux qui prétendent le contraire.
10:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2008
Aujourd'hui, rien.
Une telle sale gueule dans la vitrine soldée de Mango que même les soeurs courages de "T'as-vu-jsuispasmaquillée jsauve la planète" ne m'ont pas arrêté pour me faire signer leur pétition. Elles ont bien compris que pour moi, un coup d'anti-cerne ne serait pas mal venu. Bon. Y aura toujours des gens pour avoir des choses à redire, toujours des âmes paumées comme la mienne dans lesquelles je croirais me reconnaitre , mais la vérité c'est qu'on finit toujours seul, alors mieux vaut ne pas faire d'efforts. Je dis ça mais je ne le pense pas, j'aimerais le penser, ça me sauverait la vie. J'aime ce rythme d'écrire, cette fatalité et cette urgence, mais je déserte ici, j'ai trop donné de mon intimité ces derniers mois. ca finit toujours par faire mal. Juste en recherche, comme tout le monde, de quelques râles de plaisir, de quelques échanges sains. Mais Paris n'est -elle pas une vilaine fille? Avoir des bobos à l'âme, car quoi? je préfère en rire, en tourner, aller faire du shopping, pour rien, que dalle, juste le plaisir vicieux d'entasser, bêtement. Et lire, parce qu'il n'y a que dans les livres que je comprends un peu la vie. Peut-être parce que les personnages y sont souvent magnifiés, dans leur bon ou dans leur mauvais, un peu comme je les magnifie dans ma vraie vie.
15:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2008
La vie est belle et dure
La vie est belle et la vie est dure, avec ses stratagèmes, ses sourires en peintures. La vie est dure et la vie est douce, même si quand on s'appelle faut qu'on se repousse. La vie est belle et la vie est dure...Les autres et leurs problèmes et moi ce que j'endure, pas savoir en parler ou toujours trop en dire, ne jamais être soi-même ou bien sous condition... Paris, toujours cette rengaine, ses fantômes poétiques, ses chevelures folles, ses parfums trop étalés, ses ruelles colorées du côté de Belleville, ses immeubles décharnés derrière le quai d'Anjou... nos balades en moto qui font naitre mes rimes. Pauvres, j'en conviens. la vie, aujourd'hui, c'est cette odeur d'omelette qu'il prépare tendrement, c'est cet air de flûte qui vient du parc sous ma fenêtre, un musicien dilettante qui enchaine étrangement Mylène Farmer et Edith Piaf, un trentenaire bohème, surement, qui a aimé La Môme... Oui, c'est une révélation banale: Belle et dure, étrangement belle, sournoisement dure. Et pour ce qui est de croire,lorsqu'on ne l'a pas, que les soucis s'entortillent en trois petits tours et puis s'en vont quand l'Amour est là... J'entends le gong qui résonne. Mais quoi? N'écris tu jamais sur des choses gaies et positives? Si, elle est belle je vous dis, elle est douce, elle emporte dns un quotidien fleuri, une présence indéfinie, une preuve que l'union de deux être vils donne un beau coeur tout rouge, même s'il a des petits trous, des reprisures, des tâches de temps,des fantômes...
22:00 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.04.2008
aveux de clown glacé
Encore un brin de mots, à utiliser, pour moi, pour toi, pour rien. Mes forces s'épuisent. C'est cette lutte, permanente, envahissante qui me fait autre. Comme un animal blessé, comme une actrice à qui ont ferait l'affront de publier sa cellulite en couverture de Voici. Démunie. Paumée, entre l'euphorie et les larmes, toujours prêtes à couler, pas comme avant, avant c'était parcimonie. Autour de moi, je sens les marécages, devant, trop de brouillard et quelques points d'interrogations mystiques. Comment on vit, dis moi? C'est donc ça, le mécanisme? Après ça, quand tu t'es fait chier toute ta vie, à te bagarrer avec tout, on comprend pourquoi un mec comme Jonnhy a choisit une Laetita, niaise, mais rare car toute amour, bonté, dévotion, gentillesse. Les défauts des qualités, c'est d'avoir l'air niais. Le cynisme c'est tellement plus simple. J'aime les qualités simples: amour, gentillesse, bonté. je n'ai jamais eu honte de le dire. Tant pis pour les autres. Tant pis pour moi. Une lutte, toujours se battre,pour un truc ou un autre, jamais de répit? Perdre ses munitions,un peu de sa passion, espérer, un mec d'abord, l'amour, comme si tout en dépendait, oublier presque ce que l'on est, une entité, un truc dur à apprivoiser, se perdre, trouver le bonheur de l'amour, puis vlan, le boulot, courir, chercher, toujours... Lutte permanente. Non je ne veux pas, et quoi? AI-je le choix? Sinon quoi? L'ennui, tourner en rond, poisson rouge avec mémoire, film d'horreur? Rien qui ne vaille le coup, alors quoi? Prends ton xanax, ça ira mieux... Calmer mon euphorie anormale, ma peine douloureuse. Nouveauté, bizarrerie, toujours cette nervosité sous mes airs prête à ouvrir les vannes de la prochaine peine. Airs de rien, air d'aller, air d'écouter encore leurs monologues, leurs problèmes à la con, même pas oser dire, que ça va pas. trop fatiguant. Toujours ce surplus de sourire, quand même, cet sorte de force de bonne humeur qui parvient à percer encore, entre deux pics de nerfs, un baluchon de sourires et de blagues pour lui, lui qui met sa main dans la mienne pour que je tienne bon. Oui, tenir bon pour lui, malgré moi, malgré lui? Je sens bien que c'est pour cela, au nom de ce "nous" qui nous unit, que je trouve toujours de nouveaux sourires, de nouvelles mimiques, un nouveau numéro de clown gai, sous mes envie de tristesse. Ce qui me tient en vie, ne me tue pas. Envie de sortir, de mettre le nez dehors, ma vie dehors, mon cerveau à l'air, pour tout alléger, renouveler mon ère. Peur de devant, peur des premiers regrets, peur de perdre de vue mes 20 ans...
23:40 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.04.2008
réminiscences
Deux pas de danse.
Oui ce serait ça: de la danse jusqu'à l'infini, histoire de comprendre comment et pourquoi le corps aime, sent, baise, EXULTE. Il y a le silence, qui tombe toujours à pic, qui fomente des angoisses, crée des envies neuves. le silence, c'est un karcher qui s'use tout seul. Des mois de vie à imaginer qu'il valait mieux former des mots tout haut avec des partenaires de combinés, des oreilles échauffées par les heures de conversations inutiles, le cancer pas bien loin, toujours les mêmes refrain usés, les pourquoi qui résonnent, les maux durs, mots mous... Puis finalement, le silence, parce que plus de batterie, parce que plus d'amis, plus d'oreilles pour attendre la fin de tes tirades morbides. Le silence c'est moi, c'est toi, c'est nous. C'est bon. C'est dur et acide mais tu en ressort grandi. Le pire c'est quand il est vide, que tu n'attends plus rien.
Lorsque j'étais gamine je me racontais des histoires pas possibles pour arriver à dormir dans ce silence pesant. J'ai très vite été accro au téléphone. Mais il y avait toujours un moment où le rien envahissait la chambre rose. Je fermais les yeux et imaginais des choses pas possibles: je sortais avec Patrick Bruel, j'étais la fille de Johnny... Je me souviens qu'un jour je me suis rendue compte que je perdais cette imagination sans bornes, je ne trouvais plus l'inspiration pour des histoires nocturnes insensées. J'ai commencé alors à retracer la journée. J'avais quoi, 12 ou 13 ans, il commençait sérieusement à se passer des choses palpitantes dans les cours de récré. et quand vraiment rien, il restait l'espoir. Lorsque ma mère me ramenait à la maison, je demandais souvent: Rien de neuf aujourd'hui? Non. Merde. Alors je commençais à tricoter de l'amour, avec toutes les méthodes possibles, séries tv, copines....
Je n'ai jamais cessé.
12:40 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.03.2008
Paris
Paris, c'est toucher, par hasard, au sublime, puis patauger dans les marécages de la poisse. Finalement, c'est ça Paris, un petit brin d'âme dans tous les coins, une forte d'odeur d'égocentrisme et de RP, des restos chinois qui servent du japonais et tous ces jap' tenus par des chinois, les taxis nocturne où siffle TSF, les désespoirs du petit matin, mains levées guettant la petite lumière blanche qui signifiera "libre", le premier métro, les journaux faits par et pour des parisiens, les adresses à ne pas manquer, les anorexiques à qui ressembler, les mecs intouchables qu'il faut viser, les larmes qu'il faut voir couler pour être belle....
Un passage sur Paris, dans le dernier livre de Louis Lahner:
" ...La seule ville où les jeunes femmes appliquent à la lettre les conseils des magazines féminins, sans se douter que leurs rédactrices en chef ménopausées ne leur veulent pas que du bien. Elles se sentent toutes entières emplies de cette exception culturelle parisienne qui les oblige à être aussi inacessibles que chiantes. Elles se vivent comme des êtres hors sol, détachées de leur part animale, reproductrice, le mot "femelle" banni de leur vocabulaire. Elles restent entre elles, dans une caste intouchable où elles sont toutes les mêmes, c'est-à-dire uniques, originales, différentes. Elles ne s'offrent que deux fois par vie à des mâles plus âgés, plus riches et moins beaux....."
@ Diable Vauvert, Ma vie avec Louis Lanher
17:23 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.03.2008
Mon dimanche avec Louis Lanher
Finalement, je n'ai rien trouvé de mieux que me ressourcer dans un silence peuplé de livres. J'ai repris le rythme boulimique de la lectrice qui fait une pause de sociabilité. Décidément, je préfère les livres...
J'ai passé un agréable moment en lisant Ma vie avec Louis Lanher.
Ce livre singulier m'a pourtant totalement exaspéré. Un livre de trentenaire pour trentenaires parisiens et auteurs de préférence: un livre pour ses potes, ou bien un livre pour lui-même, afin de prouver qu'il maîtrise l'autodérision, le toupet, la tournure de phrase quasi-télévisuelle.
Cela fonctionne tout de même. On aime: Il nous sert la carte postale psychique de la parisienne, pute à talons, dont les cils clignotent au seul mot "télé", qui travaille dans la com' et se croit super original, pire, cette parisienne là qui sous couvert de se lamenter de ne pas avoir de mec, se murmure intérieurement: putain je suis canon, je rentre dans du 34, et merde, je n'attire aucun mec, aucun mec canonisiime branché acteur ou travaillant à la télé!
L'auteur analyse avec perfection son monde, ce système, avec humeur, dérision, cynisme. Il balance, exagère la vérité pour s'en absoudre. on aime, ça balance pas mal à Paris. IL suinte le ptit 'con, à baffer, mais il nous plait. Sa tentative d'autobiographie fictives saccadée à coups de nouvelles trashs ou voraces, a le mérite d'être rock 'n roll. Mais Dieu, qu'est-ce qu 'il voit juste, qu'est-ce qu'il est drôle.. je me dois d'aller lire ses précédents romans. J'y cours.

18:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lanher, litterature
22.03.2008
Combien de fois vais-je aimer Joncour?
Combien de fois je t'aime: Y-a-t-il mieux comme titre pour raconter comment on aime? Serge Joncour frappe dans le mille. Avec ce recueil de nouvelles, l'auteur qui m'avait annoncé, ici, il y a quelque temps, qu'après Que la Paix soit avec vous, il irait encore plus loin... Réapparaît avec un tout autre dessein. Il nous parle d'amour avec son style si singulier, et j'avoue j'aime. J'aimais Serge Joncour pour ses anciens romans, puis pour le personnage, cette sorte de timidité souvent cachée derrière un verre et une barbe mal taillée.
Dans Combien de fois je t'aime, il y a une âme qui rougit, un coeur qui palpite, irrégulièrement, bizarrement..Bref, il y a nos vies secrètes, nos histoires d'amour, foirées ou éternelles.
A lire absolument juste pour cette phrase: "On la disait de son époque, moins pour l'atteindre, que pour la résumer"
Ou juste pour celle-ci: "... Si ce soir je devais te faire une déclaration, je ne te dirais pas autre chose que ça, ce qui me manquait le plus chez toi c'est cette façon dont tu ne te soucies pas de moi..."
Ou juste pour ma nouvelle préférée:"Toute une vie dans un portable"...
Ou juste pour la couverture...
Ou juste parce que c'est un livre d'amour qui s'inscrit dans une contemporainéité immédiate et fraîche, un bon livre d'amour.
Et parce que ça ne suffit pas, parce que je me prends à relire certains bouts de ce recueil...Je comprends qu'il est encore plus que disais, il est un livre d'AMOUR, oui, un vrai livre qui nous raconte l'amour: comment il se glisse entre deux vies, entre dex draps, entre deux silences, dans des sms, des fenêtres internet, et comme il nous glisse aussi sibien entre les mains. tout une vie en un livre, tous nos amours, ici.
A nos amours!
09:40 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2008
STUPRE
STUPRE, notre revue éritoc-rock, littéraire et graphique avec de belles photos dedans, et même une pin'up....Est bientôt disponible! Préparez vous...
11:49 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
vide
Tout arrêter. De lutter. Stopper nette fatigue secrète. Marre de faire semblant? Stop. Arreter d'y croire. Accepter son vide. je suis dans le negatif. Fermer ce blog. Fermer les yeux.
20:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fille à l'envers
Cette nuit, alors que mon mec dormait à poings fermés, je fus prise d'une drôle d'insomnie. Le genre d'insomnie stupide où tu luttes pour trouver le sommeil alors que tes yeux sont grands ouverts. J'ai fini par me lever et ouvrir une nouvelle fenêtre pour ce blog. Je me suis demandée comment pouvait-on être une simple bloggeuse dans NY city, un peu chroniqueuse dans un canard et se retrouver en photo tout au long d'un bus du centre ville. Les deux épisodes de SEx and the city m'avaient achevé. Je ne saurais même pas me faire sponsoriser par une bannière de pub à la con, comment aurais je pu inspirer le cul d'un bus? Je bloggais, en dilletante, depuis presque deux ans. je rencontrais parfois des gens qui , selon leurs dires, me lisaient souvent, et adoraient ce que je faisais. Mais je n'étais pas de ce genre de filles à qui l'on dit : love etc... On aimait peut-être ce que j 'écrivais mais jamais on ne pensais à moi pour habiller un bus........ Je n'avais jamais rien fait pour, c'était contraire à façon de vivre,voilà: l'envers du décor du délicieux monde de Carrie et ses potes. Si Carrie et ses niaiseries écrites dans un banal et désuet imparfait(hum, je m'y essais ce soir ok) avaient connu ce succès, ne serait-ce pas pour des raisons autres que ses trois minutes d'ordinateur par jour? Je me suis vraiment demandé ce que signifiait vivre. Impression d'avoir tout pris à l'envers jusqu'à en arriver à confondre le jour et la nuit. Je me suis demandé pourquoi certaines personnes admiraient tout haut les projets dans lesquels je me lançais corps et âme au détriment de mes nerfs, les cheveux aux vents contre des ultra cons, alors que ces mêmes personnes, talentueuses et pleines d'idées aussi valeureuses, ne s'étaient pas lancés dans de tels projets, eux. J'en suis arrivée à la conclusion que je confondais rêves et emmerdements, qu'eux avaient beau louer des initiatives comme les nôtres, mais ne se lanceraient jamais dans telles aventures chevaleresque, épuisantes pour seul but l'amour de l'art ( brut, nécessairement, sans la moindre chance d'y trouver quelconque profit ). Voilà, j'avais tout prit à l'envers. Encore une fois, je comprenais que mes beaux projets ne résoudraient en rien mes perplexités, et qu'il s'agissait donc d'emmerdements artistiques pour peu de choses. Les autres, vivaient, travaillaient pour remplir leur compte en banque autant que faire se peut et ainsi profitaient de leur temps libre pour dépenser ces deniers gagnés sévèrement durant de longues heures mornes mais pépères. ILs vivaient pour eux. Privilégiaient leur trajectoire personnelle, chose que j'aurais sans doute du faire plus tôt, tant que j'en étais capable, au lieu de me chercher beaucoup, d'essayer de comprendre les autres démesurément. J'ai mangé une barre chocolatée et suis repartie aux côté de l'homme qui dormait en essayant en vain de compter les moutons de ma prairie, ce qui j'en suis sûre, vous intéresse beaucoup. Je suis une "piaf" à l'état brut, ne sachant me soumettre à aucune concession, emprisonnée dans des toilettes noirs à l'idée de pouvoir me déployer.
02:49 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : existence;carrie bradshaw
14.03.2008
sous mes pavés, ta plage
Tu dis: Aujourd'hui, ça fait un an que je t'aime. Tes mots se déttachent lentement les uns des autres, je compte les jours. On s'est croisé en ce Salon du livre 2007 et tu dis avoir craqué ce soir-là. Inauguration reussie, soirée bondée qui inaugurait sans le savoir, une vie à deux.
Salon du Livre 2007: nos mains se frôlent et nos vies se collent.
Aujourd'hui, je dénoue mes tourments qui reviennent au galop depuis quelques deux semaines, je tente de dompter mes vieux démons qui réapparaissent depuis le passage de mes 26 ans. Pourtant, tout a changé, ces quelques mois en disent plus long que toute lettre d'amour.
Je suis injuste, de t'infliger mon comportement énervé alors que nous nous apprêtons à fêter l'anniversaire de nos premiers baisers. Le salon du livre aujourd'hui me parait si fade, je ne supporte plus ses gens qui trinquent livides, tels des automates , et les autres qui grapillent autour afin de pouvoir offrir leur plus beau sourire à un "important", une armée de petits "Adrien Deume", prets à tout...pour quoi??
19:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
fauvisme
D'abord il y a un mot. Puis plus rien, ou bien trop. C'est idem. Trop de mots qui forment un gros rien. Jamais pu profiter pleinement des moments de vie affriolante, des moments euphoriques. Toujours un arrière gout amère. car je préfère le sentiment à l'euphorie. Toujours ces mots qui s'enfilent , dans des tourments ou dans trous d'airs, des conversations qui flottente au-dessu d'un nid de connerie. jamais aimé assez la foule pour y voir l'aboutissement des actes les plus censés. besoin de profondeur. Demain, nous allons danser, je vais oublier l'être et le néant. C'est étrange cette impuissance face aux choses. Envie de cette fête explosive, très envie. Envie d'un coeur explosant. Mais pourquoi toujours séparer. Je veux aimer dans la foule comme j'aime aimer en privé. Oublier le pourquoi de tant d'agitation. Car enfin, pourquoi? On vit on meurt, et entre les dex, le but ultime, aimer et entourer nos amours.
Relire HIROSHIMA MON AMOUR, l'offrir, le faire partager: ses phrases : " Tu me tues, tu me fais du bien. Comment me serais-je douté que tu étais fait à la taille de l'amour? Comment me serais-je douté que tu étais à la taille de mon corps même..."
Chacun de mes actes est dicté par des pulsions de fauves. un fauve plein d'amour. Je voudrais être un tableau d'André Derain, exploser par trop de couleur. Emporter dans ma palette tous les gens que j'aime, fixer l'éternité dans un mouvement sans fin. Je voudrais retenir toutes mes mélancolies d'enfant. Ou bien être une toile noire, sombre, une toile de Soulages. Non, la couleur, c'est mieux. Mes mélancolies se cachent derrières les oeuvres de Chagall. mais aujourd'hui, c'est le fauvisme qu'il me faut. Ou bien des musiques des années folles, un swing avec kiki de Montparnasse....
15:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sentiment
05.03.2008
Et dans mon coeur il y a...
Les talons qui claquent sur le bitume, elle dit. Et moi je pense, oui, j'aime, j'adore ça, éclater mes peurs à coup de clak sanglants sur les pavés de Paris. Devant nous, l'inconnu. Une douceur qui avance, une projet en finition, mes 20 ans en perdition. Nous avons passé la nuit au Lutetia. Un cadeau d'anniversaire qui me laisse sans mot. Tout s'active dans ma tête. la chance que j'ai d'être avec lui, et de ne pas le décevoir. C'était fou, d'être en haut de cet hôtel fantasmagorique. Et maintenant, on va défendre le stupre dans les rues de Pigalle. tout est un sale enroulé de choses, qui se nouent un peu autour de ma gorge. Je dois poser dénudée, ça m'amuse autant que ça m'effraie. Mais pourquoi ne pas percer les zones d'ombres de mon corps? Mon homme continue de blogger, ça me fait tellement peur. Il mélange notre vie et celle de son personnage, je suis éffrayée par sa technique si minutieuse, je prends le réel et je pose là, l'air de rien, mais ce cadre qui n'appartient qu'à lui, où la fiction se colle à la peau de notre réalité. J'aime mon épaule un peu nue, peut-être pourrai-je insister sur ce détail anatomique? Stuprer avec mes grains de beauté dans le dos, une branche de sous-tif qui se balade, voilà comment je vis le stupre. J'ai peur de me perdre, j'ai peur d'être dépassée, avant j'aimais ça, je ne prenais pas la mesure du danger. Je me cambrais, agile, pour faire naitre de nouveaux caprices. Je vieillis.
20:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
musique vieille
La musique reprend sa place en moi. Je change d'allure selon ses gestes. une ombre mouvementée s'aligne sur moi comme un gourou sur sa proie. Tout va vite puis le souffle cort. Net. Précis. mes mots ne se disent plus. ils s'envolent.
Vieille, c'est d' la musique vieille,
Je sais.
Chopin d' prisunic,
Mozart de bazar,
C'est d' la vieille musique,
Du blues bizarre.
Vieille, parce qu'il y a des soirs,
Tard,
Où l'on s' crève le cœur
De blessures mineures,
Où l'on s' fait la peau,
On sort son piano.
J' veux bien donner,
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
Seul, qu'est-ce que j' me sens seul,
Tu sais.
Rien qu'un métronome.
Qui s' croit un cœur d'homme,
Rien qu'un mal de mère
Que j' peux pas faire.
Seul, parce que c'est comme ça
Tu vois.
Orgue de barbarigme,
S' quitter, c'est un crime.
Le chagrin qu' ça donne,
Personne se l' pardonne.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime,
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis,
J' l'ai déjà dit.
Et r'garde où j'en suis.
J'aime pas ma vie,
Pourtant j' la vis.
J'ai peur d' la mort,
Pourtant je sors.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
Marre de tout,
Marre de vous.
J' vous aime tel'ment,
J' vous hais pourtant.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
J' veux bien donner
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis
J' l'ai déjà dis,
Et r'garde où j'en suis. (c) PB-GP
16:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2008
ivresse
Il est tard. Je tente de toucher mon nez avec ma langue. Signe effrontés d'une ivresse encore légère, guillerette. Le temps s'est allongé, les cons ont déferlé, et moi je ne saurais plus dire si nous sombrons ou si la résistance est en place. Au comptoir j'ai commandé une coupe de champagne et un shot de vodka en entrée. Je ne buvais plus. Pour atteindre le bien fou, chacun cherche sa façon. L'amour a ses limites, mais en même temps il est tout, dans sa façon d'englober, de réchauffer, de fulgurer. Si les larmes jaillissent, elles feront cascade. Alors elle se taisent. Je fais une rétention de larmes. Pour lutter contre une hypersensibilité excessive, une brutalité réac', je distribue à ma chair quelques demi-cachets doux. J'aimerais comprendre pourquoi j'ai trop longtemps cru aux bisounours. J'accuse marche par marche, coup après coup, je nourris intérieurement mes convictions. Etre respectueux ou ne pas l'être. Chacun cherche son chat comme chacun convoite le jardin de l'autre. Finalement, est-ce que cela ne serait pas cela?: Pour avancer, les gens ne sont ils pas enclins à bousculer et brutaliser autrui, n'est-ce pas, finalement, leur seule activité sportive, hygiénique, un moyen grossier pour s'en sortir? Il m'apparait comme une évidence que ceci est proche de la vérité,que finalement, seuls les personnes ayant enclenché le mécanisme de la pensée positive se battent encore pour faire du bien, ou du moins le moins de mal possible. Mais cela demande beaucoup plus de travail, d'efforts, de persérance. Aimer est la plus difficile des tâches. ceux qui croient aimer, ne le soupçonnent même pas. Heureux l'imbécile qui ne se retourne pas le cerveau à chaque coup de marteau! Etre ivre pour retrouver l'état de grâce, le plaisir simple, le bonheur d'être libéré. des bulles pour activer le recul necéssaire dans le monde qui m'entoure.
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Hafid Aggoune
Ca s'appelle "PREMIERES HEURES AU PARADIS. L'auteur est un poète aux yeux ténébreux, non pas noirs mais entre deux couleurs, d'un gris-vert aussi intrigant qu'inquiétant. Sa plume? Si on la trouve sur son chemin, on ne l'oublie pas. Sa façon d'écrire est dense, intense, intellectuelle et intuitive, poétique à souhait. Il tutoie le charnel et l'envolée lyrique aussi bien que la souffrance terre à terre. Ses phrases ressemblent à des vagues que l'on voudrait retenir à chaque flot.
Je suis en train de le lire, faites de même.... J'en parlerai plus longuement bientôt....
14:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


