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27.04.2006
Un samedi soir sur la putain de terre
Il pose ses yeux sur moi. Déjà à son allure, j'étais foutue. Ce silence hébété de nos deux yeux qui se regardent. Les passants, nombreux, qui se succèdent avec leur timtamarre de vie,sans que nos lèvres ne cessent de sourire.Quelques mots, pas plus.Aucunement nécéssaire. Une évidence qui ne se profile que dans de belles scènes cinématographiques.La tiédeur de la soirée.Ses doigts qui frôlent les miens au détour d'un geste.Une deuxième fois, pour attraper mes allumettes.Chères allumettes.. Il se colle, sa bouche m'embrase et son souffle m'embarque. Un monde rien qu'à nous où notre élan indicible ne se soucie guère des promeneurs, enfants,qui défilent derrière notre étreinte.Le quai est à nous, nous goutons chacun de ses secrets, nos corps balancent, d'une porte à une autre , toujours aimantés. Désir apostrophé. Comme des amants, des amoureux qui se veulent plus que tout. Nous ne sommes que des inconnus qui se dévorent. Ces instants sont magiques. De ceux qui te font oublier le temps, d'ailleurs nous l'avons un peu oublié. Des bouts d'un temps rien qu'à lui, rien qu'à moi,un temps fait de nos deux êtres un nous un peu improvisé.Sa peau, ses doigts,son corps ont la douceur d'un abricot.Et sa voix, assurée, charmeuse. Il faut dire: cadre idéal: la bordure de Seine, l'Ile saint Louis, le ciel noir à peine épaulé par les jolis lampadères,entrecoupé parfois des éclairages criards des bâteaux mouches ou autres qui ne font que passer, sans s'excuser, de déranger notre intimité... Il y a des sourires qu'on ne peut oublier. Malgré les doutes, les erreurs, les noiceurs que la vie a pu me dévoiler, je sais que ça arrive encore, parce que tout passe et que tout recommence. Il a le sourire de ce qui recommence.Juste un brin d'apaisement entre deux portes cochères du quai saint Louis.
Marre de croire que les morsures de l'aube ont un sens
Et toujours parce que c'est beau: la B.O
09:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.04.2006
Ou es-tu..

B.O: Le bruit de son coeur froissé je ne parle pas du mien , nous sommes à égalité
Il s'égare par ici. On se tutoie? Si vous tu le veux alors je peux..
Juste mon regard dans le vôtre
Ce sera un soir tard, la couleur du ciel importera beaucoup. Dans une rue de paris qui porera un nom insolite. Je te raconterai Belle du Seigneur. Tu ne l'auras toujours pas lu. Ou un cliché agréable, tu dis: Les allées du Luxembourg dans un après midi doux. Mais alors la projection peut vite rimer avec déception. Deux personnes qui se ressemblent devraient nécéssairement se regarder dans les yeux.Rt même si c'est pas vrai si les mots sont usés à la force d'y croire, on peut juste essayer pour voir.. Romanze
13:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.04.2006
En vrac
Vous faire partager une très jolie chanson, c'est la ( j'espère qu'il m'en voudra pas mais bon après tout quand on aime on le dit- enfin chez moi)
Est- ce qu'on peut dire ceci: J'aime ce garçon parqu' à peine dans ses bras j'avais déjà envie de le revoir?
16:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2006
La vérité dans la bouche de Léo
secouer le quotidien ronflant
On en est tous là plus ou moins...et on fait tous des p 'tits arrangements avec soi-même pour a peu près s'en sortir avec plus ou moins de talent.
" Il y a l'amour... peut-être. C'est une solution, une solution à un problème qui reste un problème. Alors... Rien.
Une solution... Un problème... Par quoi commencer ?
On donne et on te prend. Celui qui prend a l'impression qu'il donne... Arrange-toi avec ça, si tu peux. Il y a derrière les yeux des gens, une cité privée où n'entre personne. Une cité avec tout le confort d'imagination possible. Les gens que tu vois chez toi, sont d'abord chez eux. Ils ne te voient pas. Ils se singularisent dans l'immédiate et toujours constante défense de soi. Ils ont peur. Ils sont terribles, les gens. Ceux que tu appelles tes amis, ce sont d'abord des gens remplis du moi qui les tient en laisse.
L'homme est un " self made dog "...
Mais il parle au centre du monde, et le monde, c'est lui.
Il transpire, il a une queue mais ne sourit pas avec, comme le chien. C'est tout et c'est trop. L'amitié, c'est comme le ciment armé: on ne sait pas comment ça vieillit. J'aime les vieilles pierres. Elles ne transpirent pas..."
Léo Ferré
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22.04.2006
C...
C der à la tentation,c'est de ces choses qui font vasciller, comme le livre que je suis en train de savourer, délicieusement, pages après pages, crayon dans la main droit, soleil en coin,lèvres gourmandes, C Le Passé d'Alan Pauls,qu'un homme qui aime les mêmes couleurs que moi, je crois, m'a conseillé, dans un nuage, joue contre joue, peut-être, non, juste regard contre regard.
Certains jours le ciel vous tombe sur la tête mais comme j 'ai la tête dure ( jusqu'à quand) je me suis contentée de ravaler ma détresse salée.Puis les secondes,ces petites pestes(plus que moi-même) qui se jouent de moi , te sucrent tout ça d'une putain de bonne augure, comme on dit. Je ne sais plus de quel gout sont ces petites gouttes chaudes qui coulent, lentement, jusque sur mon sein. Lundi, il faudra que la bonne étoile, la putain de Big étoile me réchauffent.Il faudra.
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20.04.2006
A
11:21 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.04.2006
04:27
Le bruit des corps froissés par de trop peu délicates caresses, qu'est-ce que cela signifie? Le bruit de ce souffle trop pressé par un désir cinématographique. Ce que c'est simple d'être désirable et ce que c'est simple d'être désiré. Ce bruit sourd et assourdissant des vetements qui se heurtent au noir. L'absence. A ce moment précis. Comme tu es comme tu donne et ce que tu reçois. les nombreuses vies des hommes et ce qu'ils voient. les sermonts de la nuit noire et les scénarios du petit matin. Pas besoin de mots. Peu importe la couleur et peu importe les âges. Le désir est tyrannique et le sexe est petit face à tout le reste. le reste qu'est-ce que c'est. Ton mal de crâne qui fait défaut au reste. la fumée dans ton corps comme un preservatif de tendresse, des mains qui te croisent et ne te connaissent pas, des ordres perdus, des peurs malfaisantes, peur de la lumière. Douceur de celui qui te donnera envie de l'affronter. La lumière criante de vérité qui te crie ta connerie, qui te crie la betise des hommes et la betise de ce dictionnaire qui te chante le désir comme sultan des heures qui longent ta vie, ton corps. Tout ces mouvements ne sont là que pour palier ce manque universel d'amour. Les mains se tendent et te frolent mais ne viendront jamais compléter ton corps comme tu le sais si bien.Comme c'est simple et pas joli, non, pas joli. Le désir que tu suscitte . Ces pauvres hommes bien trop dérangés.Connerie. Tes rêves. Tu sais que ça ressemblera un jour à une heure paisible dans un jardin printannier ou le vent secret te soufflera la plénitude. Tu sais que nous ne sommes plus duppes. de rien. Tu sais que les corps ont une vie à part entière. Même si on entend beaucoup de connerie à ce sujet. les sexes déjà ont une vie indépendante du corps et les coprs, majestueux objet froissables à souhaits. Eux ce sont des goelans. Nous c'est autrechose. Tu fut et sera un Nous après tant d'eux. La conjugaison fonctionne mal à des heures tardives. Seules les chairs sont agrégées et le reste. Qu'est-ce que cela signifie le reste. Je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur. Certaines choses transpirent derrière les apparences de jeunes fille dérangée du sixième arrondissement aux yeux de braise. Comme les vieilles bâtisses enveloppées d'allure et qui noircissent à l'intérieur, dans les recoins, dans le coeur. Mais le vent frais vient toujours débroussailler tout ça. S'exposer au vent frais. Attendre qu'on vienne te chercher.Tu ne couleras pas. Plus. Plus peur. Tes yeux se ferment sur ces images macérrées. Tu dors dejà à l'intérieur. la nuit c'ets plus facile de se faire croire les choses de la vie. Le parfum qui t'offense. tu as bien fait de le virer de suite. Parce que c'est inutile de faire des ritournelles. les chairs se servent et ne se digèrent pas. Pas de mielleuse mascarade. Vomir. Tu n'as pas besoin de te trouver des ordonances consciensieuses. Tu as gravit les marches de la connerie ambiante. Le reste. Qu 'est-ce que c'est le reste? Tu te fatigue. Tu ne devrais pas. Tu as besoin d'une main tendue, des yeux silencieux d'un ami compréhensif. Un ami qui vous veut du bien. Quelque chose qui se passe lorsque le silence est d'or et que celui ci est rempli de bonté. Lorsque les rescapés se réjouissent , un instant avant de comprendre trop de choses. ta fatigue use tes mots tu as un espoir enfoui. Tu résiste. Tu ne sais plus pourquoi. Tu plonge. Maintenant. Demain. Peut-être. tu sais trop de choses pour t'empêcher de rester ivre.
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15.04.2006
Souffle
D'aussi loin que je me souvienne, je me suis souvent posée la question de l'amour avec tant d'années de différence. Le désir, pour accroître n'a pas besoin de temps ni d'âge. Le corps est-il au diapason lorsque les années ont glissé d'un côté pour se poser délicatement de l'autre.Les membres cotoneux d'une jouissance combustible sont ils supérieurs.. On est si différent à 25 ans qu'a 40 que les espoirs ne sont plus les mêmes et les envies disparates. Les hommes , les vrais, n'habitaient mes pensées que dans mes plus profondes évasions romanesque, Nabokov etc... Il n'a jamais atteint cette porte. La pureté d'une Eglise dans laquelle un homme vous caresse la peau avec son alliance brillante, son souffle aspirant vos bienpensances et le reste du monde arrêté d'un coup net comme dans un ralenti filmique.
Cela ne ressemble pas aux chaises basses d'un après midi doux au luxembourg. Ce ne sont pas les yeux muets mais ceux bien bavard d'un désir qu 'on vous dicte
20:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Amen
Avoue que c'est pas commun. Un homme qui t'emmène dans une Eglise pour t'embrasser.
Et ça les excite le regard des pauvres pecheurs visiteurs qui observent cette mise en scène avec un saint interêt.. Je ne savais pas encore le caractère bandant des Lieux saints.
Elle: Alors Jesus il réssucite le lundi, donc la il est encore mort c'est ça?
Lui : Oui c'est ça, il réssucite lundi.
Elle: Comme votre petite famille... c'est ça..elle rescucitera lundi soir...
16:37 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.04.2006
à la question de J
Lorsque je ne lis pas,
je croise les doigts en passant sous un échaffaudage, je bois du vin rouge, sauf à l'entrée du printemps c'est plutôt du bon blanc, le blanc du mois au comptoir du Fumoir, je bois des grands cafés crèmes au Fumoir, je lis tout de même en même temps, je regarde se délabrer pete Doherty, j'écoute les mots de ce nouveau chanteur dénommé Louis, je tape exagérémment fort mes pieds lorsque j'arrive dans le noir quelquepart, réflexe enfantin qui consiste à effrayer les souris et les rats qui peuvent se délecter dans le noir, je frappe fort à chaque pas d'un air de dire: ouhou les souris j'arrive , planquez vous, je bois du vin choisis par les gentils barmen du Fumoir, ça je l'ai déjà dit, je feuillète Voici pour rester à la page de la connerie, je roule vite sur les quais, je me saoule d'actualité télévisée dès que je passe le pas de ma porte, les émissions se suivent et se ressemblent sans que je ne les regarde vraiment, je tape sur cet ordi, je vois des amis, en rencontre de nouveaux, j'essaie de comprendre leurs vies, leurs motivations secrètes, leurs comportements qui semble différent du mien, je regarde les hommes séduisants au Fumoir, ailleurs aussi, il faut bien, je noircis des pages des mille et un carnets qui trainent partout jusqu'à en avoir mal aux doigts..
Mais ce que j' aime pardessus tout ce sont les mots, les vôtres, les leurs, les miens
19:16 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





