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30.07.2006
Petite fleur de cactus à brother Dorian
Nos maux et nos mots se mélangent depuis longtemps. Une douce rencontre de lettres alignées parfois sinueusement sur des écrans. Le moins qu'on puisse dire c'est que nos écrans sont devenus complices avec les mois. Rassemblés par je ne sais quelle solitude et quelle inclinaison pour le spleen, nous avons déssiné des cartes postales délavées de nos états d'esprits instantanés.Hier j'étais triste c'est vrai. Parce que parfois un détail, je ne sais pas, une ride magnifiquement placée, un léger pli sur une paupière usée par trop de sentiments gaspillés, quelques fossettes au coin du sourire, une tristesse dans la pupille, une barbe de trois jours astucieusement négligée.. Quelque chose comme un brin de vie dans des écrits peut donner à un échange une allure différente..
Il y a cette "contine" que tu as écrite hier après-midi. J'avoue je suis touchée. C'est très doux. Ca te ressemble finalement. Et à moi.... A moi certainement aussi..
Avec toi j' ai connu une douceur très générationnelle, même si nos générations ne sont pas tout à fait identiques.. Il est doux et étrange de s'attacher à quelqu'un dont on ne connait que des mots et quelques maux. Rien de plus. L'écran, cette façade dans laquelle on peut tout tromper, tout tronquer, tout révéler.. Règne du mensonge et de trop de confidences..Le tri est dur à faire... J'ai tapé mes premiers mots de bloggeuse par hasard, je suis devenue prisonnière de mes doigts, quelque chose de meurtrier: tuer unecertaine innocence et coucher sur écran les affreuses incertitudes que tu as vite fait de neutraliser dans un vent de pensées instantanées. Ici, tu tape, tu note, tu penses à ce que tu vis en te demandant même comment tu le couchera sur ton écran. Tu immortalise tes plus profondes pensées , tes fantasmes déments et tes secrets. Tu pose les conditions de ta prise de conscience du monde.
Toi. Parce qu'il faut parler de toi, cher mâle, souvent mal, rarement serein, parfois hermite, toujours frère ami et jumaux de certains maux.On convoite les mêmes chimères, on se dispute le même engouement pour Chet Baker et puis le reste. Tes mystères calculés, d'abord attirants, puis énervants et finalement amusants. Une esquisse d'amitié bloggienne, ou bloggeuse comment dit-on dejà ? Est-ce que cela existe? Toi et tes nuits blanches colorées de noirceur, toi et ton thé, toi et Elle, éternelle, aux pieds delaquelle tu déposes tes nuits froissées en offrande, toi et ce livre qui m'a marqué tout de même , Le Passé, ton conseil. Et toi que j'imagines. Beau, je crois. Intelligent. Sans doute.Il ya ce bout de papier égaré sans jamais être perdu, où tu as inscrit un numéro sans penser un jour t'en servir, à ce moment où j'étais curieuse, agitée. Et ce rendez-vous maintes fois évoqué,imaginé, décrit, écrit: Toi Moi semblables différences, JUSTE TA MAIN DANS LA MIENNE SUR DES CHAISES VERTES DU LUXEMBOURG FACE A LA FONTAINE MEDICIS.
Est-ce que cela nous ressemblera? Est-ce que cela sera mémorable? Est-ce que cela sera admirable? Brouillon? décevant?
Est-ce que cela arrivera?
Il y a des moments où les mots sont trop fous pour ne pas êtres chorégraphiés dans les airs
Cosmiquement votre
15:11 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.07.2006
life is so ..
27.07.2006
ultima
François s' est approché, allure fière et pupilles équarquillées. Il a caressé son épaule. Elle était lumieuse mais dans le fond de son regard flottait une dose d'inquiétude . Marylin était l'incarnation du mot beauté et ses failles la rendait encore plus desirable. La camera était branchée, le geste répété, l'esprit attisé. Tout était prêt pour une séance pour grapiller un peu de la beauté du monde sur des peliculles qui deviendraien cultes, plus tard lorsque ces deux corps serait au repos dans la terre et en action dans nos mémoires. La peau de François brillait et c'est un détail assez important pour être précisé. Le stress pensait-il. Et à mesure qu'il y pensait, il brillait un peu. Marylin s'en apperçut, pensa-t-il et il en conclut que ce léger sourire en coin pouvait transcrire ce flagrant délit. Le pouce pret à dégainer, les cheveux ébouriffés la bouche sèche, François commença à filmer. Il filmait elle dansait. L'oeil de la camera accroché à son oeil à elle, le désir arbitrait. Elle était de ces femmes qui avait la grace du mouvement, bouger signifiait pour elle charmer. C'était définitif et elle n' y pouvait rien. Elle s'approcha des hommes. Le contact l'ornait de diamants. Langues pendues à son corps, elle frôla innocemment le bras de François qui était partagé entre l'épouvante d'un gros plan inutilisable et ce brutal frisson pénétrant peu à peu son corps et son esprit. Dieu l'avait crée pour plaire. Là était son plus grand malheur. C'est à la nuit tombée que François décida de baisser les lumières. Il ne se doutait pas de l'effet produit. Seules les liseuses art déco reflétait le reflet brillant de cette femme dont la sueur innondait les regards déjà flous de l'assistant et de la maquilleuse. La lumière neutralisée, on pouvait se passer du maquilage, elle rentra chez elle la pauvre exténuée. Marylin était ivre. Le Don Pérignon lui avait chauffé les esprits et elle titubait produisant à elle seule le plus beau film jamais réalisé. Elle glissa sur une dalle froide qui ne supporta certainement pas l 'incandescence de son charme. Nicolas se jetta à ses pieds pour la retenir. François saisit cet instant de don de soi comme un voyeur jaloux de ne pouvoir particper à un slow ennivré. Marylin apprecut à ce moment là les yeux de chien fou de Nicolas et ses ongles manucurés retinrent le bras tatoué du jeune homme décontenancé. Deux regards mélangés dans la pénombre d'une séance touchant à sa fin, une femme divine et ivre. Le tramway en marche pour un aller simple vers la tuerie brute d'une courte folie. Le sexe de Nicolas moulait son jean et François pencha la caméra. Le reste qui allit suivre ne pouvait faire partie du film. Mais François avait son film culte devant les yeux. Les lèvres les plus convoitées du moment avalèrent celle d'un jeune assistant brulant. C'est une bouche sur un sein dejà mythique et une respiration haletante derrière une image floue et saccadée. François prit soin de saisir un dernier plan de son jean à lui, épousant la forme de son désir absolu, la forme du rêve qui brulait. A l'image, on voyait un flou artistique, puis un grand bruit lord, celui de la caméra qui tombait sur le sol. Un silence. Puis un plan fixe mélangeant trois corps ennivrés, la voix d'une femme blonde dont on ne distinguait plus les traits. Le T-shirt blanc déchiré d'un jeune homme tatoué et les fesse inclinées d'un homme brun aux cheveux ébouriffés. Une bande son haletante et un chef d'oeuvre d'érotisme.Un rêve éveillé...
16:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
maculée
La nuit noire m'emporte dans des rêves ous-marins dont seul mon corps a le secret. des bribes de souvenirs, quelques odeurs passées, des parfums de fantasmagorie et un soupçon de désespoir qui me rattrape dans ces heures-off. J'avais pourtant juré que j'arrêtais de me torturer. la foule m'oppresse. La solitude me presse. Je suis comme tout le monde et c'est peut-être tant mieux. J'ai passée la soirée sur la péniche de la frime, celle où tout Paris doit être et doit se presser devant des videurs terrifiant par le plaisir vicieux qu'ils prennent à exercer leur pouvoir grasseux sur la populasse de gens tous plus beaux qu'eux, plus riches qu'eux et d'une manière générale plus chanceux...Ce sont mes convictions qui ont tangué le plus, entre traffic d'influences et faux-semblants face à ce monde en technicolor délavé...
Les hommes parés de leurs plus belle pair de ray ban et leur polo le plus in-hype-fun, arborent une dentition impeccablement souillée par les verres d'alcool répétés. Le côté voyou dominent. Mais les vrais voyous sont restés à coté se laissant annoncer que ça ne va pas être possible. Se dandiner de droite à gauche en se persuadant que tout cela est fun et ne doit pas me déprimer.Vacuité, tout n'est que vacuité. Ce monde leur ressemble. Ils sont trop afférés à penser à la fête du lendemain pour s'amuser de celleci et c'est toujours comme ça.. Je tremble ce soir. Pourquoi cette sensation d'extrême limite entre l'envie de toi et le dégout des autres? Quelles sont les clé de ma quiétude? La vie du terre-plein central est brouilée. Je veux être une rock-star pour emmerder le monde avec Pete Doerthy. Non ce n' est pas cela, je veux être une mouette.Marre des serpents à lunette. Le ciel s'assombrit comme s'il obéissait à mon ultime prière. Je prie ton Dieu pour que tu me reconnaisses. Crois-tu que le monde est bien choisi? Tant de grisaille ternit ton beau sourire. le mien est affaissé je trouve. Entre les nuages ton visage s'esquisse mais ne me laisse pas le temps de te saluer. Tu es ton contraire. Mon rêve inversé, symétrie du coeur, regard enfoncé dans la glue du sort.
12:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.07.2006
en vrac
Je déteste les mecs qui te passent devant de force en bagnole et qui sont responsables des quatre minutes que tu vas perdre au feu qui passera au rouge sous tes yeux rougis de colère. Je trouve que l'été sied bien aux hommes, ils ont ce petit plus qui s'appelle le bronzage qui rend moins moches les cas désespérés et plus canons les play boys de Saint-Germain des Près. Je hais toujours autant les ouvriers qui te sifflent ou te dégustent outrageusement du regard lorsque tu passes devant eux dans les rues. J'aime bien écouter la radio à fond dans mon aquarium roulant, hurler à tue-tête la chanson de merde du gars d'un dos tres qui DIGAS QUE ESTA LOCO LOCOLOCOLOCooo. J'aime mes excès de lecture nocturne qui m'apaisent et m'endorment sans que le réveil soient mission impossible. Je n'aime pas ces envies qui me prennent et que je tente de chasser vite fait bien fait. J'aime les hommes doux qui me rappellent deux jours après leur avoir donné mon numéro avec cet air sur le répondeur de celui qui est penaud et sait pas trop quoi dire pour justifier qu'on est que lundi et qu'il a compté les heures depuis samedi soir.J'aime aussi un peu me faire des films... J'aime la nouvelle série idiote qui s'appelle Grey's anatomy. J'aime la douceur de ma futilité qui règne depuis jeudi dernier sur mes neurones et qui m'apaise terriblement, cette sensation d'être pensionnaire dans un salon zen institut. Par contre je hais toujours autant cette canicule et d'ailleurs ce mot est vilain et lubrique et invite à faire de sales jeux de mots. J'aime pas avoir l'esprit mal placé comme ça. J'aime me dérouter moi-même à écrire des conneries comme ça. Dingue.J'aime avoir l'impression d'habiter un corps sain depuis quelques jours. Pourvu que ça dure. J'aime pas le suspens de merde de Zodiaque. J'aime le coca light. J'aime bien être dans la peau d'une fille normale sans le poids des maux. Je ne sais pas si j'aime. Peut-être pas tant que ça. Mais ça repose. C'est mes vacances à moi.J'aime le garçon qui m'appelle pour me dire que je lui aiporté chance au poker.J'aime apprécier ces choses simples au lieu de me prendre la tête pour un mec affreux avec des lunettes de serpent qui ne sait même pas dire bonjour à une fille avec qui il a passé de bons moments lorsqu'elle dans la même soirée que lui, surtout quand ceux-là même qui se disent être " un mec banal" sont , de nous tous les plus prétentieux, ceux qui s'aiment le plus.J'aime Nicolas Duvanchelle et Louis Garrel et puis aussi Samuel Benchetrit et encore Clément Sibony et tous les sosies de ceux-là, avec aussi le rugbyman Danièle Carter, tous les beaux rugbyman d'ailleurs... J'essaie d'aimer la vie comme m'a dit mon papa, d'être heureuse et de ne pas m'emporter pour si peu de choses...
22:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.07.2006
carte postale
Chère O,
Je t'envoie quelques baisers que tu trouveras faciles et tu auras raisons. Des baisers depuis le lointain. Ce sont des baisers faciles.Incontestablement. Je pense que tu les liras tout de même avec des yeux brillants et attentive comme tu peux l'être dans certaines situations risibles. Tu sais à quoi je pense là. Sans doute.Ta concentration extrême pour parvenir à mettre un peu de noir sur tes yeux, comme dans la chanson, et mes rires étouffés et attendris derrière de voir tout le noir partout ayant goulument débordé sur les paupières..Je ne vois pas pourquoi les souvenirs devraient mourir avec les histoires. Mais toi tu dis que les gens meurent un peu avec les histoires. Je goutte chaque jour une nouvelle saveur de cette ville qui ressemble si peu à paris. Je caresse des corps déchirés par trop de cette chaleur qui nous tue à petit -mais brulant- feux. La chaleur excite les corps mais les esprit restent perméables. Comment te dire? Et surtout pourquoi te dire cela. J'ose me dire que ça doit te faire un peu mal. C'est pas bien. J'espère que tu t'en fiches. J'ai besoin de te dire. Tu vois le sexe et autre chose. Autre chose que je n' ai pas ici. Quelque chose comme une tendresse et une présence, au-delà de l'empire des sens.Je pense à Serge Lama maintenant, cette chanson que tu aimes bien je crois," Bien sûr j' ai redit à mi-voix tous ces mots que pour toi, j' ai dit pour la première fois"..Ne m'accuse pas. Ne ténerve pas. Tu sais, c' est cela aussi la vie et je sais que tu sais. Je croise des corps, tous un peu pareils mais assez différents du tien. Il reste unique. Je te vois rire d'ici. Cen' est PAS ce que je veux dire! OK? Ces femmes ou jeunes femmes ne me font pas le dixième de ce que tu provoquais en moi. Et aujourd'hui, oui, pour la première fois, je peux le dire: je regrette d'être parti, même si je n'avais pas le choix. C'est nul de dire ça. Je pense à toi très souvent. Je sais ça ausi c' est nul? Je ne t'appellerai pas. Pas la force. Peur ou je ne sais quoi de ce genre. Mais j'attendrai, quelque part entre deux soirées turbulentes et deux respirations forcées, de tes nouvelles, nouvelles qui, je le pense, ne viendront pas. Le ciel ici prend parfois des accents de paradis, tu sais ces couleurs démentielles qu'on s'étonne toujours de voir au-dessus de notre pauvre fange humaine.Nous sommes le 6 JUillet, je me demande ou tu es, ce que tu fais. Tu doit être toute ambrée. Tu dois être jolie. Tudois être bien entourée. J'ose espéré que non, pas trop. Mais ça aussi c'est pas bien, c' est égoisten hein? c'est ça que tu penses bien sûr. Je joins ma main dans cette enveloppe pour essayer de t'atteindre pour te caresser le plus tendrement possible et je rêve de réunir nos deux corps pour une de ces luttes sensuelles dont tu as le secret. Fais très trèa attention à toi, préserve toi, préserve tes rêves et n'offre pas tes illusions à des hommes qui ne te méritent pas. Les choses précieuses sont rares. Je ne veux pas que tu sois dans de sales mains.
Je t'embrasse avec tout mon amour
Ton : ( spéciale dédicace à ton film préféré....)
X
12:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.07.2006
Noces
"La mer passe et demeure. C’est ainsi qu’on devrait aimer, fidèle et fugitif. J’épouse la mer."
Albert Camus
22:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.07.2006
foetus
Un coin de ton crane te rappelle a ta vie. Une femme qui parle. Qui raconte. Est-ce qu'on souffre? Oui je crois que oui, on souffre sans arriver à en parler, quelque chose de violent. Souffrance interne comme toute addiction qui est elle-même le résultat d'une souffrance. Je n'arrive pas a allumer le moteur, je me complais en mode planneur, douce etl ente descente jusqu'a quand? Jusqu'où? Quelques répercutions..
On est attachés à une vague chaude pleine de fantasmes et de fantaisies et une vie en retrait quelquepart là où il ne descendra plus , là où les étoiles se sont décrochées, là où le silence règne dans un espace inconnu.
Je m'attendris que ta notion du paradis vienne se quereller avec moi ce soir
Quelques gouttes de tes yeux me feraient certainement revivre.
Quelques mots de ta peau me feraient certainement danser encore.
Quelques pas de ton ombre m'aideraient à forcer le destin
Quelques rayons de ton soleil me réchaufferaient quand je suis seule
01:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.07.2006
12H49
Je ne comprend pas ces hommes qui prononcent des mots tout en ayant conscience qu'ils ne les pensent déjà plus au moment même où ils les sortent..
ni ceux qui écrivent des choses comme: avez vous laissé pâlir l'intérêt que je vous portais comme la couleur de ces roses s'épuise dès qu'on les cueille?
Je suis un entrelac d'émotions convergeant toutes vers une cime transparente et impossible à empoigner. Je suis un animal tantôt bléssé, tantôt échauffé. Je suis particulièrement attentive à ces dialogues du corps, je ne prend pas toujours conscience de ce que cela comporte de complications. je suis sur une vague chaude et glaciale, spectatrice aux allures impavides dont les yeux mouillent tendrement certaines traces des années qui passent par là, dejà. J'ai beau habiller mes jambes de jupes estivales et mes seins d'un rouge almodovarien, je reste sombre inside. L'été ne m'atteint pas comme d'ailleurs ces saisons n 'ont aucun poids sur moi.J'assisté hier soir aux adieux d'Ardisson. Ceci n' est pas lié au reste. Quoique. A mon âge, les huit ans d'Ardisson sur les écrans des samedis soirs, entre pré-sorties, soirées de couples, samedi d'ennuis, ont rappellé ma mémoire quelques années en arrière avec un léger émoi.
14:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2006
bleu comme paname
Est-ce Dieu qui créa Zizou ou Zizou qui créa Dieu? Un flamme de vie s'est emparée de millions de français qui était ordinairement mornes et atones,une vraie partie du ballon rond et pour des raisons obscures une joie dont Chirac et autres politiciens doivent être secrètement très jaloux..Mais le silence est d'or et chacun savoure son petit gain zidanien... ce mot va entrer dans les dictionnaires dans peu de temps, pour sûr... on emploie des termes comme sartriens, chiraquiens,lepeniste, alors zidanien ou zidaniste?? Ce n' est pas " Dieu comme l' enfer" comme ce film du dimanche soir, mais bien BLEU comme l' espoir, la joie, la folie humaine, le déficit des marchand de drapeaux, et les morts de centaines de klaxons parisiens et provinciaux..
Hier vers 23H45, les quais virevoltais, les jeunes gens de bleu vêtus hurlaient les voitures exultaient tant d'energie accumulée après des années d'embouteillages forcés,les bourges du Quai Voltaire sympatisait avec les jeunes en scooter déluré dans un semblant de communion de vainceurs
Hier vers 23H45 Zizou devait être en train de savourer son statut de roi, dieu tout puissant, popularité inégalée. HIer Zidane préparait sa candidature auw élections présidentielles,avec le même calme que celui qu' il afficha en marquant tranquillement son but, comme quelqu' un qui irait chercher le pain un dimanche matin, tous ses oedipes tricolores lui baisaient les pieds en pensant que sans lui il seraient des petits cons et ils bandaient tous de savoir que justement la terre entière-terre française certes- vibraient pour, grâce et à cause d'eux, eux, eux eux...
Hier vers 23H45 la RUE DE BEAUNE était calme, d'un calme et d'un silence similaire aux autres soirs, elle resta insensible, reine, fière,impassible face au débordement du monde entier. La rue de Beaune,tronant au dessus de tout, me parut la plus noble, avec ses douces lumières d'antant, la beauté des façades et ce silence qui semblait susurrer: que veux-tu que ça me fasse à moi qu'on soit en demi-finale, je suis une vieille rue, j'en ai vu d'autres, et pas des moindres, crois moi, et puis ici pas un footeux ne foule mes trottoirs, vraiment jamais, alors quoi? Je devrais crier vive le ballon? si encore on était en demi-finale du marathon des antiquités je dis pas mais là franchement laisse moi dormir tranquillement et bonne fiesta"...
12:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




