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29.08.2006

lorsque le temps s'arrête

Mon corps s'abat sur toi

Je tremble sous tes caresses

Mes cheveux ébouriffés

Mon front apaisé

Ta langue cherche la pointe paroxysmique où mon sein ne saura plus ni où il loge ni à quoi il sert

Ton corps épouse mes reins

La moiteur laisse s'échapper les inhibitions

Le silence se brise

Le frisson gravit des cimes inexplorées

Tu détiens le secret de mes plus douces folies

Lorsque tes doigts remontent mes courbes vers les ombres de moi-même

Décale la dentelle, la peau et le reste

Recale ma respiration pour censurer mes peurs

Les membres tendus vers toi

Je sens ma respiration faire choeur avec la tienne

nos corps balancent

je perds mes sens

tu vois les ondulations de mon ventre sous l'habileté de ta langue

Je te cherche de mes mains

doux délice dans lequel tu me glisse..

26.08.2006

j'adore


podcast

la palme d'or du déséquilibre est attribuée à..

Quatrième café. Je suis au bord du rêve, juste à la douce et acide frontière du cauchemar. J'aime ce liquide amère et chaud qui coule dans ma gorge froissée par trop de cigarettes. Il faut une bonne dose d'humanité pour rattraper tout ça. Une bonne dose de coeur à coeur pour repriser les failures. Tout se bouscule. Tu dis aimer la vie mais tu la plonge jusqu'aux bas fond . Est-ce que c' est cela vivre? tu te méprises, non? De la pointe de mes ongles jusqu'à la courbe de mon dos, de la pointe de mes cheveux à la pente légère de mon mollet, tout est tendu vers un nuage flou insonore incolore et invisible.La palme d'or du désesquilibre est attribuée à ..J'entend à la télé que le point de départ d'une bonne saga est une histoire d'amour, mais au fait? Est-ce que ce n' est pas le point de départ de n' importe quel mouvement. Et après on se demande pourquoi on est immobile. tout le monde est seul. C'est un fait que les pauvres gens comme disait léo oublient. On oscille entre deux solitudes, celle d' autrui , et la nôtre. Mon corps souffre de certains états. Je savoure le cinquième café avant de quoi? vague insensible. Tu plonges. Rattrapes toi. Seul je vous dis. Il me tend la main mais il la lâche avant de l' avoir atteinte. Il me caresse le corps mais le feu ne prend pas; Il se caresse l'égo mais ça ne me touche pas. On n' est jamais mieux servi que par soi-même...

un peu plus d'amour que d'ordinaire..

Je respire différemment. Sans doute l'effet de la prise de stupéfiants délivrés par un poisson fou avec qui j' ai appris un petit morceau de vie. Parfois les idées tournent en rond dans un grand bocal interne. Je pense à la douceur d'une caresse sur le front. Je pense à un paysage de Toscane, je pense au bleu d'un regard évanouit, à ces pulsions qui m'enchainent. Je pense au passé et au flou que constitue l'avenir. Je pense à toi brother Dorian, je pense à nos chaises qui nous attendent au Luco, qui t'attendent.. envie de serrer ta main. J'aimerais me débarasser de tas de pensées, de tas de choses, de tas de mots, de tas de maux..Certaines sales pulsions gouvernent mon corps lorsque certains idéaux gouvernent mon coeur. Chaque jour je crois que je vais m'en sortir et rien ne change. Peut être que j'attend que cette main se tendent pour attraper une accalmie... merci pour la lumière douce..

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24.08.2006

23H13

Je traverse Paris pour rentrer. Il est tard et les rues défilent derrière les vitres de ma petite smart. Le vin aidant, je m'épanche sur chaque souvenir. Cette ville immense est devenue minuscule dans ma mémoire, chaque rue me rappelle un instant, une époque, un rendez-vous pris, manqué, espéré. Je passe devant le Chao bar où R. m'aivait emmené pour me faire croire monts et merveilles-décharge-, puis le cinéma welper où nous sommes passé, le lycée Jules ferry juste en face où j' ai supporté ma khâgne, en descendant, la rue vers la gare toujours embouteillée. Devant la gare je me rappelle A.J'étais venue le chercher une fois en retour de week end. Le Forum, à la Madeleine, où nous nous réfugions H. et moi lorsqu'il faut faire le point sur nos vies et nos envies.
Concorde mon téléphone sonne. C'est B. Cela deux ans que nous nous sommes pas vus. Nous avons prévu de diner ensemble demain soir. Il m'invite ce soir. Je me sens moche aujourd'hui, moche et grosse,j'ai les cheveux en bataille, la peau fatiguée je ne sens même plus bon. J'avais prévu de rentrer me pomponner pour demain soir, comme une vraie nana. Le pont. Je tourne à gauche. J'arrive sur cette place derrière les Invalides. L'immeuble est monstrueusement beau. Après un parcours de cinq codes et cinq étages(clostrophobie de malheur) j' arrive en face de lui. Il n'a pas changé. Il m'a manqué. il me serre fort dans ses bras et me fait rentrer. Nous sommes chez sa grand mère, appart démentiel, mille pièces au plafond interminable avec des monnory, dubuffet partout... nos retrouvailles dans un cadre aussi idyllique...La vue surprenante sur les Invalides illuminées... Le coeur réchauffé nous nous sommes tant "loupé".. nous avions signé un contrat il y a quelques années nous engageant à nous marier si à 30 ans on était toujours seuls.. Jeux d'enfants..30 ans pour lui c' est dans deux ans. Son australienne l'a fait un peu souffrir. Il est beau. Non il n' est pas beau il est charmant. Il a toujours incarné une part de l'idéal masculin pour moi. Cette assurance et cette classe très achkénaze, cette façon d'être poli et élégant partout, ma mère l'aime, sa mère m'aime et j' aime sa mère..que demander de plus? pourquoi est-il parti d'ici? Nos lèvres se retrouvent en silence.Ses baisers ont changé. Je suis sensible. Il le sent. Je ne me rappellais pas que sa peau était aussi blanche. Je lui dis. Il ne se rappellais pas que seins étaient aussi doux me répond-il.. IL est temps de partir.. A demain

20.08.2006

Un long dimanche de non-fiancailles

Etre à Paris au mois d'Aout, fallait bien que ça m'arrive. Merde alors... je ne suis donc plus une jeune lolita insouciante, de celles qui passent leurs étés à st trop et leurs nuits à se déhancher.. Jamais été complètement elles( ou bien doit-on dire "hell"..en réf à une certaine romancière, qui parait-il me ressemble).. aujourd'hui j'ai passé le plus long dimanche de ma vie entre absents et souvenirs trop présents.Tour à tour dans mes lectures, j' ai pu revenir sur tel ou tel couleur de mon passé.. J'ai même pensé un peu à toi Brother Dorian, le magnifique dorian.Je n' ai pas l'habitude de parler ici de mes lectures car ce n' est pas le lieu, mais aujourd'hui: excpetion. Il y aun premier roman qui s'appelle La tentation de l' après d'Emily Tanimura. Ce petit roman m'a touché. C'est une vague lente et langoureuse , une ballade dans l'étrangeté d'une jeune adolescente qui habite un corps qui la devance et une âme qu'elle a du mal à apprivoiser..Entre les pages une phrase : "C'était l'année où j'aurais voulu que tout change le plus vite possible et en même temps que tout reste pareil pour toujours".. J'ai visité aussi le dernier Christophe Bataille qui va sortir bientôt: Quartier général du bruit.Cet ovni va faire parler de lui. C'est une sorte de définition du monde l' édition en large et en travers sur un peu plus de 100 pages. Un hiphop des mots, une genèse farfelue de la maison grasset ..." Nous avions lu tous les livres mais...c'est ainsi, nous n'aimions que les nôtres"... Je vous passe mes délectations de jeune fille aux cpotés de Philippe Labro et son roman d'amour gentil... Mes amis mes amours dis quand revenez vous de vacances.. que je repose mes yeux et mon esprit de toutes ces pages parce que sinon je vais finir comme Christophe Bataille à "mâcher du papier " toute la nuit et la journée jusqu' à me dise, comme à lui :" tu es pâle, et bien spur, tu ne liras jamais tout, alors à quoi bon?"

Juste une mise au point

Des tas de pensées s'amoncèlent dans mon esprit...es-tu-là?

Je me souviens de cette chanson, pour ne pas vivre seuls..on aime un souvenir un rien n'importe quoi.. et dieu que c' est vrai, l'essence même des hommes, celle de la planète entière.Autour de moi les femmes se persuadent de l' amour comme la méthode couet, les hommes courent après des idéaux stéréotypés, se déversent dans des corps qui n' ont aucune portée afin d'oublier qu'ils ne trouveront jamais ce clone de Paris Hilton ou Bellucci. Mon coeur se pince à chaque cliché car je suis maladivement atteinte de ce syndrome.. bien sûr nous le sommes tous, je suis sur terre... mon amour passé duquel je n' ai plus rien dans la peau va bientot s'afficher sur les murs de la capitale et je devrais, à chaque coin de rue, gérer ce léger tremblement dans ce corps fragilisé qui est le mien. Je tremblerai encore. Je ne sais pas exactement pourquoi . Parce qu'on s'est aimé beaucoup et qu'il n'en reste rien qu'un pauvre tremblement mêlant fierté a posteriori et effroi devant la photo d'un film.. Je vois celle que j' étais dans ma petite camera en bois, comme dans ce film, La science des rêves ,parfois aussi je rêve de cet homme. Il est là dans différentes postures et le réveil est flou, bien sûr.Je croise la dernière ombre de ma jeunesse insousciante, je ne serai plus celle-là. Je voudrais changer le monde, partir, me défaire de ce corps qui m'emprisonne. Puis, une autre fois, je voudrais juste me marier avec quelqu'un de simple qui me ferait devenir simple avec lui. Faire des gosses et avoir l'air heureuse de ces milliers de femmes. Mais quelque chose me dit que ça ne se passera pas comme ça. Ce même quelque chose qui me rend si proche de mon brother Dorian, le magnifique Dorian. Tu as ta place toi aussi, quelque part dans mon univers. Etrangeté. J'ai promené mon corps dans des lieux déformés, tenté les expériences qui me rapprocheraient un peu plus de ma solitude, plongé tête la première dans mes bouquins.. Je ne sais ce qui est le mieux. A force de vivre entre les pages, je crois voir à chaque coin de rue la rencontre providentielle et fondamentalement romanesque qui changera ma vie... a force de faire n'importe quoi, je ne crois plus en moi...

19.08.2006

univers

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18.08.2006

23H36

Un éclat de verre, un sourire délavé , quelques traits tirés par l'oubli, une mélodie entêtante, un chiffon, une image flottante entre les rêves et les souvenirs..quelque chose te plaque à ta propre image et toi, toi qui voulais tant de choses et qui se ressent rien, où es-tu dans ce bric à brac de riens pimentés.. Il y a quelque chose en toi que tu ne maitrise pas. C'est ta sensibilité. Quelque chose que explore le couloir des opprimés, et qui caresse mes idéaux. Tes doutes sont les miens et mon coeur tout sec veut éponger tes flaques de passé déchantant..Est-ce que tout peut renaître d'un rien?Il ya des oiseaux qui chantent et d'autres qui senvolent en silence, que préfères-tu? Un jour j' ai voulu ouvrir la cage et tu es resté. Quelque chose d'instable qui aggrippe mes pensées dans une valse désordonnée.. Crois tu que quelquepart notre âme se trouve? Elle nous joue des tours la mignone.. tu as crut en elle toi? quelle idée farfelue, franchement, de croire en cette abstraction....Certains corps s' absolvent dans le désir..est-ce cela???

17.08.2006

questionnaire à la con

... qu'on vient de me proposer......

Avez vous déjà......

  • couché avec quelqu'un de connu? oui
  • couché avec un inconnu?oui
  • couché avec quelqu'un que vous connaissiez trop bien?oui
  • sucé un inconnu? oui
  • sucé quelqu'un de connu?oui
  • eu un coup de foudre? oui
  • dansé avec une femme? oui
  • embrassé une femme? non
  • fantasmé sur quelqu'un de connu? oui
  • menti sur votre âge? oui
  • mangé trop de chocolat?oui
  • inventé votre vie?oui
  • trompé quelqu'un? oui
  • pleuré en lisant un livre?oui
  • pleuré de joie?oui
  • pleuré contre l'épaule de votre père?oui
  • rêvé que vous étiez enceinte? non
  • rêvé d'un mariage cliché? oui
  • dansé toute seule devant la glace?oui
  • crut votre sourire irrésistible?oui
  • appellé en anonyme? oui
  • payé trop d'impôts? non
  • pratiqué l'auto-plaisir? oui
  • pleuré devant le temps qui vous échappe? oui
  • chanté à tue-tête dans la voiture?oui
  •  Si vous avez une majorité de oui.....

..................... ET VOUS ETES FIERE DE VOUS??????

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