« 2006-08 | Page d'accueil | 2006-10 »

29.09.2006

Les gens déraisonnables sont en voie de disparition

Il suffisait, pour laisser s'échapper l'air de rien, d'ouvrir une vanne, celle qui se situe exactement entre l'assurance et l'ennui. Quelques pas esquissés sur les dalles humides d'une rue usée, un redressement d'épaules et un tour de passe passe plus tard, cet air fier et libre aurait résisté à la candeur du sourire de cette nuit noire.

Je balance entre toi et toi et j'hésite encore. Tomber du bon côté surtout, pour s'assurer d'avoir eu le choix. Un pas vers la noirceur de cette nuit qui semble ne jamais finir, ou te tenir la main. Toujours été attirée par la nuit noire, les nuits fauves... Nous avançons pas à pas vers des politesses ténébreuses mais le pire est toujours certain et c' est ce qui nous rassemble. Tutoyer la profondeur de ces heures qui ne savent pas très bien, elles non plus où se situer:Un pas en avant vers le fond, deux pas en arrière vers les lumières. Pas à pas s'enfoncer dans un état second qui ne se plait que dans ce fossé entre ce qu'ils vivent et ce que nous pensons. Perdre ses repères dans cette complicité avec ces heures sans noms, ces heures où tout est dit sans coupe-vent ni manières, lorsque  la pluie caresse nos joues et que nous rejouons des scènes testées cent fois dans les meilleurs polars, des scènes qui ne mènent qu'au bout d'un tunnel sombre et assourdissant mais qui détiennent, à elles seules, le monopole des vérités irréparables. Tu sais, ce genre de choses que tu ne cesse de te rembobiner dans ta mémoire clean et reposée mais qui ont une tellle puissance qu'elles stagnent dans cet entre deux insondable. Certaines idées tombent en miettes, tu sais ces miettes que tu ramasses bêtement, tes petites manies de fou passif, de fou dépressif. Tu n'as pas besoin de te mentir à cette heure ci,pas besoin de te raconter ta petite vie telle que ta grand-mère te la raconte. Pas besoin de te faire croire à ton bonheur, à ce bonheur que tu revêt chaque matin comme une couche de mascara trop gras, qui de toutes façon coulera avant la fin de la journée pour laisser filtrer ce teint blafard de l'homme malheureux qui a perdu son chemin dans cette petite vie factice.  Pas besoin de dormir mon amour, je peux t'appeller mon amour, n'est-ce pas,à cette heure ci -au fait quelle heure est-il- on se doit d'aller droit au brut...Hein? au but. Oui bien sûr mais ne rentrons pas tu sais rien ne sert de dormir il faut mourir à point....

28.09.2006

Décapant

Je reviens d'une soirée décapante. Normal, il s'agissait de fêter la sortie du nouveau numéro de DECAPAGE.Décapage est plus qu'une revue littéraire in et en vue. C'est un précieux ouvrage de littérature contemporaine et une jolie création de JBG ( Jean Baptiste Gendarme). Entre le vin, les visages inconnus mais bien assez reconnus et les revues décapages, j' ai pu croiser- le hasard est curieux il provoque les choses- un bloggeur dont je ne connaissais que des mots et une silhouette judicieusement dissimulée derrière un noir perturbant sur les photos affichée sur son blog. Le mot , BLOG a fusé, partout, comme une drôle de farandole et les concernés se sont regroupés.
Microcosme, sauterie, litterature........

achetez DECAPAGE 

26.09.2006

elle joue

Je joue aux femmes que je ne suis pas

Pour plaire à ces hommes de joie

Ces âmes qui rêvent de chimères

Et couchent aux portes de l'enfer

dans les instants difficiles

jme balance sur mon fil

Entre quiétude et folie

 

Ivresse me berce dans ses griffes perverses

Je coule, cette foule se resserre et m'agresse

Caresse, tendresse faut il que tu me blesses

Malheur, douceur, les deux mains sur le coeur

prêt à égratigner la moindre de mes erreurs

 

Je joue aux femmes que je ne suis pas

pour te garder près de moi

Mais rien ne sert de séduire

faut savoir bien se conduire

Et moi je tangue sur mon fil

l'équilibre n'est pas si facile

Tume bouscules vers la folie

 

 

 

 

 

 

 

 

24.09.2006

en accéléré

Nous avons décidé de rouler , droit devant il y avait peut être de quoi survivre encore un peu à tout ça. Rouler le plus vite possible pour oublier le reste et laisser derrière les paysages accélérés toutes nos désagréables idées. On a pris le chemin de ce pays où les limitations disparaissent. Fallait bien ça pour nous réveiller un peu. jeter en l' air toutes ces questions sans fins, dans un air qui défiait nos 182km heures. Nouvelle année nouveau souffle, tu parles que des conneries! Faire un état des lieux des soucis dans un non lieux. Récapituler nos impossibilités et nos sourires en se prenant pour James Dean. Sûr que tu as pensé comme moi que ce serait rigolo de finir la vie comme ça, à 184km.heures , jeunes et beaux un week end de fêtes, passeport pour l'éternité.. Nous croisons un routier en pleine jouissance primaire. Nous rions fièrement avec ces morceaux de coeur qui nous restent. Les autoroutes de ce pays sont longues et droites, pires qu'ici. J'aime cet infini qui se déroule sous les roues pressées. Pressés pour rien, pressés d'aller nulle part, partout. Le jean que tu portes forme une légère bosse. C'est cette vitesse qui te grise. Freine. Juste un temps. 5mn pour profiter en arrêt sur image de toutes cette fumée qui envahit le ciel, cette espèce de brume qui rend l'heure incertaine.C'est drôle ce soir, nous rêvons encore de choses enfantines, rien ne change avec le temps. Tu ne comprend pas mon engouement pour ces histoires ridicules, tu as raisons, tu me parles de cette chanson de Zazie qui correspond bien à la situation. Je ne sais pas, je ne comprend pas non plus. C'est plus fort que moi. tu le sais. Tu te tais. Tu regrettes le temps où il n'y avait qu'un rival. Je te parles de lui, de son film qui va sortir, de son sourire toujours précis, tu te souviens de ces années où je ne voyais que par lui, collée du soir au matin à son corps. Nos cartes postales du bout dumonde signée de nos prénoms mélés. Il est loin ce temps de l'amour enfantin. Tout se complique. Tu tombes sur des salops qui ne méritent pas, tu enchaines, des rencontres éphémères, des mecs qui accrochent du regard mais assez stupides pour être suffisants. Des tas d'idiots, et toi qui est là , je ne sais rien. En accéléré je vois: une vie douce, un mari jaloux, un enfant qui crie, des bisous qui fusent, des fêtes heureuse avec une famille nombreuse, des films de vie refaits, des famille recomposées, des amants dans le placard, des amours en fuite, des couples d'un jour, des amours de toujours. J'hésite encore?

22.09.2006

O dans l' O

Un main qui presse ma joue sur le côté

Une chevelure froissée par des idées coquines

Un rire qui dérive

 

Je passe la nuit tout près de ce garçon que je connais à peine mais qui m'attire terriblement. Sa main se fraie un passage vers de instants pas sages. Certains regards apaisent et je crains d'être prise à mon propre piège, celui que je redoute. Se laisser aller à des délices sans précédents et se sentir bien,parvenir à des félicités secrètes sans que la retenue chatouille les actes. Des choses qui m'échappent. Pourquoi je me sens si bien lorsque ses jambes m'enserrent, lui, et pas les autres.Voit-il cela? est-ce que mes yeux sont bavards dans les étreintes ou les sommeils? Un détail, ou deux, peut-être. La peau des hanches particulièrement douce, un oeil accrocheur.Rieur. Je repense aux regards des nuits fatiguées, à cet homme insistant qui voulait vraiment pouvoir me rappeller, à qui j' ai refusé de donner mon numéro car je pensais ailleurs...Et cet ancien amant qui réapparait pour mieux sentir la douleur de la claque que je lui administre, Et P., revu par hasard qui va bientot être affiché sur les murs de paris et dans les salles obscures où d'autres yeux que les miens pourront admirer sa belle plastique, et je me dis que du temps où l'on s'aimait je lui aurait fait la vie dure pour cela et il aurait eu raison de s'énerver.. 

Ce garçon pas sage qui me donne le sourire et s'enfuit facilement comme un enfant ayant volé quelque chose court au loin. Ce garçon pour qui malgré moi j' ai eu des pensées secrètes et régulières ces derniers temps. Ce garçon à qui je fais confiance au point de lui livrer ce secret , et puis l' autre, de lui confier mon intimité et la douceur de ma nuit sans rien prévoir en retour. Ce garçon qui retourne à sa vie sans une pensée peut etre. 

 

20.09.2006

cadence

Quand la cadence invente une histoire à nos corps

Quand tu m'ennives par ta douceur je crie encore

Mes peurs s'estompent et je me moque des ombres en fleurs

Qui pointent leur nez pour faire pâlir ces belles odeurs

On oublie tout, le reste s'efface et je t'enlace

Cherche à savoir ce qui rêve sous ma carapace

Dans mes armures un coeur s'essouffle de trop dmurmures

Mes doigts sur tes hanches je découvre une douce luxure

Le temps s'arrête et tourne ma tête dans ton miroir

Du haut d'un rêve j'ai un vertige, j aimerais y croire 

Jpourrais mourir sous tes caresses  mais rien ne presse

Faisons comme si  nous découvrions la tendresse

Dessine moi le premier émoi de jeunesse

Celui qui prend ton être entier dans son ivresse

Même si demain tout meurt et passe, dessine toujours

pour imprimer au coeur stressé une dose d'amour

La joue contre tes cheveux fous j'oublie le temps

Ces heures volées à tes yeux hagards et troublants

Je promets de ne pas regretter ces délices

En équilibre au bord de toi doucement je glisse 

 ....

 

`

 

 

 

manque la guitare...

Pas vu venir, pas pu prévenir

Flagrant délire, quelques soupirs

Une âme qui tangue

Dieu nous entende

Tombé sur terre

pour tout refaire

Mais de mon mieux

droit dans les yeux

je te confie ma maladresse

Doutes et peurs je te les laisse

Mais derrière nous y a ce passé

tout ceux que nous avons laissé

passer ou rire sur nos années

...

Pas vu venir, pas pu prévenir

Un corps à coeur pour tout s'offrir

Ta main caresse ma douce ivresse

Ton oeil se plisse et je m'immisce

dans tes délices j'ai peur je glisse

Tête la première je m'achemine

Une découverte m'illumine

parcelle de peau douce comme un rêve

Mes mains dans tes boucles se perdent

Mais hier encore tu n' étais là

que comme un inconnu je crois

mes yeux te cherchent et te repère

dans un amas d'âmes  qui peinent

exquise reconnaissance humaine

....

Pas vu venir pas pu prevenir

Allure qui dicte mon avenir

On devrait toujours se méfier

d'une voix si douce qui semble alliée

Dans le fracas du premier jour

première caresse parfum d'amour

on croit tous à la même histoire

Les utopies sont dérisoires

Mais de mon mieux

droit dans tes yeux

Je te confie ma maladresse

mes doutes mes peurs je te les laisse

Mon âme est sans repères passés

tendue vers toi et tes pensées

ton imagination rebelle

qui m'ensorcelle

17.09.2006

"je t' oublierai tous les jours"

Des pensées qui dérapent, sans que son visage ne s'échappe...

Je pense au coeur à corps qui s'amorce

Je pense aux craintes qui m'ont si souvent fait perdre patience

Je croise des yeux que je ne reconnais même pas

Je crains

Je vis

Il y a un reflet quelquefois. Je l'apperçois. mes yeux se brusquent. Maladresse. Il faut lutter contre certaines occurences qu'on ne peut décrire, mais rire encore de peur d'être obligé d'en pleurer.Nous avons tous nos éffrois cachés. Tu parlais souvent de la danse, celle qu'on ne ferait plus sans frissonner.Je croyais doucement en nos rêves, j'avais parfois oublié que c'était les tiens.tes envies de gloire et tes déboires, nos nuits déroutées et tes désirs dont je ne saurais jamais tout. Bien sur tout cela ne veux plus rien dire à présent, lorsque je te croise comme ça, au hasard d'un soir, entre deux mouvements de têtes..rencontre aux allures de défaite. Nous nous sommes aimés te souviens tu? si peu. Tu vas bien? tu n'as pas changé, non bien sûr.Un temps. La comédie reprend le dessus , on s'appellera de temps à temps? pourquoi? en l'honneur de nos peines? en souvenir d'un temps bon et vieux? Je ne rejouerai pas une deuxième fois la scène des couples qui se recousent stupidement.Alors quoi? être ami, un jour dans une autre vie, une vie où je serai de nouveau heureuse avec quelqu'un qui ne sera pas ton double ni ton opposé...

 

16.09.2006

La nuit m'attend



Inversion non programmée et non protégée entre les jours et les nuits. La nuit est sombre et c' est cela que j' aime. Puiser au fond de mes délicieuses angoisses pour les dompter. il faut entendre ce qu'elles chantent.Tordues comme je les aiment. J'aime cette nuit où les odeurs sont froissées autant que les draps et les vêtements. J'aime les sons qui envahissent les conversation futiles qui coulent comme des fluides glacials. Il y a cette envie indomptable de trouver un stylo n'importe où pour coucher des pensées que seuls ces instants brumeux peuvent offrir. Ce sont les douces lois de l'imperfection. Pourquoi essayer de raconter ces heures secrètes où je triture les mots qui ont une vie à part entière dans ma vie. bien sûr ne pas chercher à le faire comprendre à qui que ce soit..aussi très pratique de conserver sa part ingénue dans certains cas. Parfois ce goût amer remonte en moi. Il amorce une pente je le retiens puis finis par lacher prise à certaines heures tardives.

                                          "J'ai un projet : devenir fou"

                                                                               Bukowski

 

11.09.2006

impression d'âme...Je vais et je viens...



Entêtant comme un rêve trop présent imprimé sur la joue froissée au réveil.

Ce soir là,la pair d’yeux alertes a passé la porte du hall d’entrée. Terrible attraction vers des pôles inconnus qui nous semblent familiers. Nous avons monté les marches pour s’immerger dans la nuit enfumée d’une soirée . Il a fallut que le hasard travaille un peu pour nous mettre sur la même route. Il y a des voyages perturbants. Un détail, un creux dans le sourire et une douceur dans la voix.Un oeil demi clos par moments comme une invitation à la confidence. Sensation singulière. Une discussion de nuit, une attention particulière, une allure charmante, un air qui vous veut du bien, un homme qui me plait. Les rencontres de la nuit toujours un peu fugaces qui ne te font rien espérer, j’en ai connu. J’en suis revenue avec un léger brin de défensive dans la voix, un jeu de regards qui pousse à tout lâcher et quelques désillusions dans mon air de jeune fille dérangée. Ceux qui te côtoient ainsi ne te connaîtront jamais. Cet homme-là il a capté mes étoiles intérieures direct. Impossible à expliquer. Attraction élémentaire ou délice incongru ? Un slow esquissé dans une rue silencieuse au petit matin bercé par la musique de l’instant qui se déroule malgré nous. Un baiser. Aucune promesse. Réveillée par un appel je découvre que je n’ai pas rêvé. Une proposition. Une rencontre. Douceur et imagination le reste n’ est qu’ affaire d’adjectifs. J’ai beaucoup pensé à cette rencontre, de celles qui t’ interpellent . Il y a une légende qui parlent d’alchimie, de fluide. Je n’ ai jamais bien compris ces histoires. Biologie ou pas, le mystère reste entier. J’ai pensé à cette rencontre comme on rêve beaucoup de revivre un conte d’enfant. Entre deux nuages de réel, les images d’un moment suspendu. Les jours ont avancés avec leur flot de mésaventures sans grande importance. J’ai participé à des soirées, passé des moments J’ai connu des visages dont je ne désirais pas me souvenir, revu B. avec ses douceurs fantomatiques. Mais dans un tiroir pas bien fermé, il y avait l’image de cet inconnu dont je voyais avec précision les traits bouger dans un espace imaginaire.Puis il y a un coup de fil inattendu.

Retrouver la soif de goûter à des parcelles de peau restées inconnues. Une autre danse. On recommence. A double sens. En cadence, deux corps qui se cherchent tendrement sur des airs de Gainsbourg, alternant chaude danse langoureuse et rires étouffés sur des rythmes exotiques.

Je n’ ai jamais été douée pour m’exprimer dans la sphère du sentiment. Avant c’était évident. Mon corps a toujours su parler pour moi. A l’aise dans les batailles livrées contre le vide, comme une nécessité pour combattre mes vieux démons.Mais lorsqu ‘il s’agit de mêler les deux, le mélange brouille les pistes , moi même je ne me retrouve pas dans ce méli mélo de féminité juvénile. Je suis contaminée par une sorte de peur mesquine qui transforme assurance en fébrilité et attraction en défensive. Il n’ est pas libre, mais attiré. Une autre silhouette le retient ou l’attend quelque part où je n’ ai pas ma place. Saisie par une comédie qui ne me ressemble pas juste pour éluder ma vérité, je m’ exhibe dans une rôle qui ne me va pas. Les questions fatales et inévitables et qui ne servent à rien. Tu parles que des conneries.. Les lèvres qui se mordent pour taire cette stupide conversation clichée. Je rentre tant bien que mal dans le rôle que m’a imposé ma peur de trop me livrer. Pourquoi ai je si peur du vide avec les gens qui pourraient compter alors que je m'y jette, moi et mon corps perdu, avec ceux qui ne signifient rien ? je refoule ce que je suis et ce qui m’est cher en plaquant du déjà vu -déjà vécu.Je ne veux pas être la maîtresse, Tu parles que des conneries..Je rejette tout ce que je pourrais dicter ailleurs.Pourquoi poser ces questions sans importance. Je rejette le naturel qui me sied si bien par peur de me nuire. Je plonge en moi même :je me fous de ces questions , pourquio sortent elles de ma bouche? je désires le contact d’une peur contre une autre et d’une âme qui tutoie la mienne. Je n'ai pas l'habitude de m'intimider. L'attirance rend bête, n'est-ce pas? J’entrouvre une porte.J’avance sans concessions.Comme je l’imagine…

C'est Duras, Je te rencontre, je me souviens de toi..Tu me tues, tu me fais du bien..

Ou bien ce que vous voudrez

En matière de sensation rien ne me dérange

je sais que lorsqu'on rencontre un visage qui vous interpelle , il ne sert à rien de prévoir ni de tenter de définir

Le mode vient tout seul

Pour un instant, deux ou plus

Toutes les notes