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29.12.2006

j'adore Noël

J'adore Noël... Ses paquets luisants qui dégringolent de caddies pressés aux conductrices pinturlurées d'un maquillage d'"occasion" à faire rougir de honte l'inventeur de loréal. J'aime ces odeurs de volailles fourrées qu'on n'hésite pas à défleurer gaiement pour bouffer entre ses cuisses le meilleur de la bestiole...Les hommes ne s'en rappellent pas toujours... J'adore ces couples qui se bécotent voluptueusement, héontément dans le train en revenant des présentations avec belle maman. Ils dégoulinent leur bonheur à la gueule de ceux qui avancent seuls vers un quai qui ne les attend pas. AH Noel et ces hommes pressés qui ont bien pris soin de ne pas mettre de déodorant le jour où ils allaient prendre le train et empester toutes les voitures dans lesquelles ils passeraient dix fois pour se rendre à la voiture bar ou autre. Se gosses braillant, hurlant leur euphorie et clouant leur bec devant L'Homme à la barbe blanche et à la robe de chambre trop rouge. Le bruit des cadeaux déchirés par les mini pousses pressés, celui des chèques passant de mains ridées à des mains frêles et jeunes. Le discours des grand pères usés mais heureux. Ceux qui n'ont pas le courage de faire parler encore leur joie qui se contentera de briller au fond de leur regard à la vue d'un bout de chou qui leur fait un baiser. Des générations emmelées dans un tourbillon de mercis et de sourire...Tu lis toutes les émotions dans une même pièce et si tu prends ton temps tu chialerais de toi-même et du reste. Parce que tu trouverais ça beau. Bordel. Ces gosses ignorants qui croient que tout est rouge et blanc. Ces jeunes anxieux qui ne savent pas attraper la vie par ses deux bouts et croient encore qu 'on peut faire ça. Ces beaux et admirables grands-parents qui savent tout eux, du dernier bout qu'ils viennent de joindre, de la lourdeur de chaque jour sur leur corps fatigué, de la joie intense de voir toutes leurs progénitures réunies, des larmes qui couleront-pour sur- lorsqu'il faudra partir et laisser tout ce bonheur derrière sans trop savoir si on le reverra avant de partir. Ils savent tout et ne peuvent pourtant pas t'aider à y aller , dans legrand bain. Parce qu'ils ne se souviennent plus des techniques de nage, ou parce qu'ils ne sauraient pas l'expliquer car seul le temps sait faire et rien de plus n'y fait. Ils pourraient te dire que plus tu avances plus c' est la merde, le doute, les désenchantements. mais ils préfèrent se rappeller des jours heureux et te donner un belle vision de ce qui va advenir. Et tu penses à tous ces Noel qu'ils ont vus et qu'ils verront encore.. Tu essaie de compter. Il y en a trop. Toi tu en as vécu 24 dont 5 ou 6 dans la totale insouciance pleurant devant l'Homme en rouge et blanc, 13 ou 14 dans la joie, et après la vie est entrée dans ta danse. OU bien est-ce le contraire?                                                                                                                                                    Mieux vaut boire du champagne et ne pas y penser. Car il faut vivre et engranger des souvenirs .                                                                                                                                                    Toutes ces réjouissances programmées... Et ta vie qui défilent et te rit à la gueule dans ce temps-mort au bon gout de marrons et buche chocolatée.

21.12.2006

sms

Je ne suis pas d'une nature insatisfaite mais si tu n'as même pas 2heures pour moi par semaine c'est dur. Ma souffrance je l'assume mais j peux pas comprendre où on va. Je sais que j pourrais t'aimer toujours et jt'en veux de ça. Quand tu me touches j'ai envie de jouir, je tremble.C 'est comme ça. Ca m'est tombé dessus autant qu'à toi.

20.12.2006

nocturne

L'écran clignote sur le côté. Il n'a plus de batterie et va s'éteindre avant la fin de l'histoire. C'est terrible toutes ces histoires en suspens dans ma vie. Je suis un flou de vie suspendue à un fil, à deux manettes, à une télécommande, affalée comme un mari bedonnant devant le jt, dans les mains de monseigneur amour. Les oiseaux ont beau chanter je ne sais plus très bien déchiffrer leur air. Avant j'y arrivais assez bien, mes oreilles déterminait en un sifflement la mélancolie ou la gaité que cela évoquait en moi. J'étais assez bien branchée sur les cables de mes émotions. Avant, je n'étais pas encore un flaque de turbulence. Avant je trébuchais peu. J'avais comme guide un baluchon de croyances adéquates à mon état et les jours passaient sans que je ne meure. Maintenant, je meurs un peu plus chaque jour. Ca se passe avec une telle lenteur que je déconnecte souvent. Lorsqu'il faut sourire, c'est devenu assez facile. J'écarte une à une les parcelle de peau qui entourent mes dents blanche. je frotte maladivement sur mes dents chaque soir pour leur ôter toute trace de vin et de café et chaque matin pour leur ôter toute trace de café froid, de cachets, pour effacer les blessures de ces rêves aux couleurs sombres qui me font mordre ma chair en dormant. Les autres ne posent problème qu'à partir du moment où ils ne diffèrent pas assez de ce que j'attendais d'eux. C'est là que je tombe en amour. Avant c'était différent, le problème se pointait quand on décevait mes attentes. Cet écran s'éteint et moi je peurs de ne pouvoir finir cette histoire, finir de la rêver un peu pour finir par la vivre. parait que si on répète une prière cent fois avant de dormir, le voeux finit toujours par advenir. Je me suis maché la langue, ma gorge est acide, mon vocabulaire usé, mes rêves fânés d'avoir trop servi et je m'endors avec toi.Je brancherai l'alimentation demain, ou un autre jour. En attendant je veillerai à sauvegarder tous mes dossiers en cours en prenant bien soin d'en oublier quelques uns.

16.12.2006

Notre cinéma

Sur l'écran noir de mes nuits blanches,
Moi je me fais du cinéma
Sans pognon et sans caméra,
Bardot peut partir en vacances:
Ma vedette, c'est toujours toi.

Pour te dire que je t'aime, rien à faire, je flanche:
J'ai du cœur mais pas d'estomac
C'est pourquoi je prends ma revanche
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma.

D'abord un gros plan sur tes hanches
Puis un travelling-panorama
Sur ta poitrine grand format,
Voilà comment mon film commence,
Souriant je m'avance vers toi.

Un mètre quatre-vingts, des biceps plein les manches,
Je crève l'écran de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma,
Te voilà déjà dans mes bras,
Le lit arrive en avalanche...

Sur l'écran noir de mes nuits blanches,
Où je me fais du cinéma,
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois
Je recommence la séquence
Où tu me tombes dans les bras...

Je tourne tous les soirs, y compris le dimanche,
Parfois on sonne; j'ouvre: c'est toi!
Vais-je te prendre par les hanches
Comme sur l'écran de mes nuits blanches ?
Non: je te dis "comment ça va ?"

Et je t'emmène au cinéma...

15.12.2006

J’ai été voir ailleurs si t’y étais mais je t’ai pas trouvé

J'ai été voir ailleurs si tu y étais mais je ne t'ai pas trouvé. Alors je suis restée accrochée à ton étoile de pacotille me rendant compte peu à peu de comment ça faisait d'être accro à une peau et à des détails infimes. Foutue envie qui résiste, qui te fait t'habiller presque en pleine nuit, te remaquiller en un temps éclair alors que tu sors de ta douche, te raser les jambes en deux secondes, si vite que tu en perds trente de plus à te couvrir de pansements. La tête recroquevillée sur ton bide je n'ose plus te regarder une fois ces mots lachés dans la nature. Toi aussi tu m'aimes. Est ce qu 'on dit ça comme ça lorsqu 'on a trente ans? Est ce qu o'n envoie de la poudre aux yeux des jeunes filles, sans alcool, au petit matin sans en peser les conséquences? Est ce qu 'il faut arrêter d'avoir peur des hommes et de leurs confidences?

12.12.2006

suite et fin

Ai ingurgité deux mojitos et une coupe à 18H hier pour un résultat euphorique et stupide garanti. Ce qui m'a fait envoyer ce sms euphorique et stupide disant "je ne te comprends pas?"!!!! Je ne te comprend pas! Envoyer ce genre de texto à un mec qui , il y a un an, du jour au lendemain, a fait silence radio... 

Ai fait croire au concierge de l'hôtel en bas de chez moi qui louchait un peu trop son mon décoletté que j'étais mariée en essayant par toutes les contorsions possibles de cacher l'alliance que je n'ai pas. Voyant mon état de connerie j'ai préféré avaler cul sec un xanax entier pour contre-balancer l'effet néfaste de l'alcool sur mon sang presque pur. En repensant à cette soirée de merde à l'hôtel Amour-tu parles d'un nom- où tu as passé une demi heure à mes genoux pour me conter fleurette et me rejouer des violons à la Bruel, j'ai avalé un xanax de plus. Je riais en m'endormant en pensant comment c'était ridicule lorsque la serveuse est venue à ma table demander s'il y avait une Olivia et m'a dit qu'on me demandait au téléphone. Tellement ridicule aussi sa tête lorsque je lui ai répondu que non je ne voulais pas prendre la communication parce que je savais qui c'était , ce connard de R. Et finalement le voilà qui ose avancer vers ma table après avoir fixé mon regard pendant trois heures, trois heures qui m'ont retourné le cerveau, pendant lesquelles je faisais semblant de suivre une conversation normale avec mes amis,exagérant discrètement rires et perplexités...j'ai commandé n'importe quoi, lisant la carte de travers, me suis retrouvée un steak de thon, chose que jamais je n'aurais choisie en temps de paix..Quelle horreur.La séduction ressemble à un steak de thon. Et moi je ne fais qu 'un avec l'animal. Bestiale et animale, impulsive... Une vraie gachette. Et hop une semaine de pomade, de caviar de sentimentalisme, allures de gentleman, conte de chier pour jeune conne en mal de joie.

Résumé des épisodes précédents

O. me manque. ai revu R. qui, il y a un an, ne m’a jamais rappelé d jour au lendemain. Ai accepté de lui laisser la chance de ramper délicatement à mes pieds pour se « rattraper ». R. a joué le prince charmant, le cavalier désarmant, le ken gluant pendant une longue semaine montrant à mes yeux écarquillés que la simplicité pouvait être possible. Pas d’histoires de cul là-dedans. La simplicité s’arrêtait à quelques baisers millésimés. Jamais eu de coucherie avec ce garçon et ce n'est pas demain la veille. Pittoyable cette note. R. a cherché avec classe et efficacité à se faire pardonner son léger "écart" d'un an et m'a mis une couche de ciment sur mes doutes. La pauvre cruche qui me sert accessoirement de cerveau de fille a cru en la couleur rose de ses lèvres le temps d’une pause dans la merde ambiante. O. ne donne plus de nouvelles depuis une semaine. Et dire que j’étais prête à reprendre la pilule pour lui. Il me manque a grand flots de flash et de back indécents. J’ai envie de le voir et de coller mes doigts à ses hanches et de rire avec lui. Ma fierté me rend dingue et je ne cèderai pas à la tentation de l’appeler. Mais je sens le petit ver ronger en moi toute parcelle de sérénité. Le pire se met en scène doucement dans mes heures creuses. Je veux le voir mais ne peux pas me résoudre à lui donner de nouvelles. La simplicité c’est aussi cela : se dire que s’il avait envie il appellerait lui. Un point (qui) sait tout…Diantre n'est ce pas con de se bouffer la vie et le calcium et le mgnésium avec des histoires de séries b! Un xanax et ça repart

07.12.2006

sur la pointe de pieds

On a dîné dans ce petit restaurant russe. En arrivant au bout de la rue, j 'ai failli me prendre les pieds dans une flaque d'eau- ça m'arrive souvent- et puis nous avons levé les yeux- plus précisément j'ai levé les yeux ce qui t'as emmené vers la même horizon- et nous avons vu le nom de la rue: Un panneau bleu nuit typiquement parisien indiquait : RUE DIEU et en-dessous de cette inscription, était écrit en italique: Ici vécut entre -100 avtJC et l'an 0, Dieu. Ensuite il passa la relève à son fils JC qui ne sut pas gérer correctement l'entreprise et fit faillite très rapidement. Nous avons rit très fort et trop longtemps en pensant aux pauvres humains licensiés et criblés de dettes pour des siècles et des siècles. Les nerfs sans doute. Un peu après nous avons échoué à l'hôtel Amour comme pour vérifier les prévisions astrologiques. Quelques gorgées plus tard nos rires furent plus naturels, nos sourires plus niais et nos caresses plus entreprenantes. J'ai couru dans l'escalier pour être certaine de ne pas me retourner. Si je me retournais j'étais fichue. Si je courais c'est que j'étais fichue. Si je t'avais revu c' est que j'étais fichue. Arrivée au quatrième étage les yeux brillant et le souffle coupé j'ai claqué la porte sauvagement pour m'assurer que l'Amour n'était pas à mes trousses. J'étais ainsi fière de confirmer mes plus sombres pensées. Il est si facile de douter et de ne plus croire en rien. Il est si facile de croire que si un évènement est bon, ce n'est pas de bon augure et cela présage le pire. Si facile. Tu as sagement regagné ton domicile en pensant que tu dormirais bien.Ton sourire a avancé sur la pointe des pieds vers ma confiance. Tu avais beaucoup de travail et tu  le savais, beaucoup de brouillon à passer au blanco.

06.12.2006

sans penser à demain

Cela a pris forme instinctivement. Mes traits se sont crispés à ta vue. Trop de temps sans avoir entendu parler de toi. Un paquet de temps pour rien, de temps pour que se floutent tes traits et se ternissent quelques souvenirs agréables. Tu as sorti tout ton attiraille, violons de toutes sortes, compliments à souhaits et yeux écarquillés devant le destin qui exhauçait enfin cette envie que tu avait calé bien au chaud dans ta mémoire. Moi, je n'avais juste pas envie de recroiser ton regard alors que tu envisageais dejà de recroiser nos destins. Tu as longtemps pensé que tu me reverrais et que je serais "archi maquée", dis tu, c'est ce qui me fais le plus plaisir dans toutes tes belles paroles. Difficile de retenir les réactions blessantes, les envies de faire mal, juste pour rire, juste pour voir ce que ça te fais à toi de te voir dans mes yeux comme le pire des hommes. Tu as été exemplaire de vérité, exemplaire de cajolerie, ça en semblerait presque louche. Je ne sais plus apprécier des moments doux. Le serveur nous a trouvés beaux ensemble. Je le sais, qu'il y avait ce potentiel inexplicable qui planait au dessus de nous. Fallait amorcer une nouvelle danse et je ne savais pas si j'étais capable. Mais pourquoi refuser un moment de plaisir?

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