18.02.2007
comme une môme
Je me suis approchée de l'escalier j'étais dejà fièvreuse. je redoutais cette séance. je redoutais dejà mon dimanche vide de sens. J'ai finalement décidé de me rendre à la séance de l'après-midi,celle où le soleil brillait le plus pensant que la masse de couples et de vieilles femmes ronflantes sous leur fourrures auraient mieux faire. Voilà, l'erreur étant faitre il faudrait supporter d'écouter l'histoire de la môme entre un gaillard brayant idiot aux convictions sociales effrayantes, une femme enceinte et un homme immense et immensément ivre qui commenta toutes les scènes cruciales avec un naturel philosophique désarmant. Je ne supporte pas la foule, les codes sociaux qui règnenet en force dans les salles prestiges des cinémas de paris le dimanche après-midi. J'aime le cinéma le matin lorsque je suis seule entre deuwx sièges non occupée. je déteste être collée à des coudes que je n'ai pas choisis dégageant des haleines parfois louches. Piaf a chanté, la môme a pleuré, Marcel à sourit et le tour était joué. Heureusement que mon imagination avait la capacité de déborder sur les soupirs de mon voisin de gauche, le coup de téléphone de la mamie de dérrière et les "maximes et autres proverbes" du poivrot un peu plus à droite. Pas une demi heure sans que je ne pense à lui. Lorsque je vois les yeux brillants de la môme revenant de son premier rendez-vous avec son boxeur, je te vois derrière mes paupières. Je pense alors que j'aimerais savoir toujours que tu vas bien,ça suffirait à ce que j ailles pas trop mal. Je me revois te dire que j'ai la conviction que tu es l'homme de ma vie, une de ces convictions qui ne te viennent que très rarement et qui plannent toute une vie sur des ombres de souvenirs si elles ne se soldent pas d'une histoire en majuscule.Je sors de la salle de cinéma les yeux équarquillés. Non pas que j'aie pleuré non, je n'ai plus de larmes depuis cette nuit où j'ai tout vidé sur toi comme une offrande ridicule. Mes yeux sont encore enfouis dans cette vie romanesque où il n'y avait de place que pour la passion et où le malheur était à son aise. Grands ouverts sur les grappes de passants se rendant désagréables avec leurs poussettes ou leurs mains serrées au beau milieu de la rue, mes yeux te cherchent encore et encore, c'est à toi que je pense. je voudrais t'appeller et juste savoir si tu vas bien. Ne plus m'embarraser de détours et de silences inutiles et te dire que de savoir que tu vas bien me rend plus forte, te dire que je serais toujours accrochée à ton coeur où que tu sois et que même dans d'autres draps je....
Mais je ne te téléphone pas. Je résiste. Et je lave ce trouble avec un bol d'air frais et de monde animé en rentrant vers la maison. Je voudrais souhaiter qu'un autre nom viennen effacer cette relation impossible ou complexe. Mais je crois que je ne le souhaite même pas. je sais que tu me rappelleras et que mon petit coeur battra encore, comme une môme...
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Commentaires
C'est vachement bien ce que vous faites, on dirait que vous ecrivez sans effort. Je viens de publier un livre, dans un style très différent du votre, (c'est peut être pour ça que j'aime vos textes) je me permets de vous donner les références :"Tableau noir et gyrophare" aux éditions Orphie. Je vous donne aussi mon adresse de blog:
http://juliendesplanques.en-normandie.com/
cordialement
Julien Desplanques
Écrit par : desplanques | 20.02.2007
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