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22.05.2007
ma main dans la tienne
Dur retour à l'écriture, au blog et au reste de sensations enfouies derrière le trop-plein-jamais-assez-bon que le ciel m'a offert, envoyé. Non, je devrais trouver mieux. Trouver mieux que le ciel. Parce qu'il ne devait pas descendre de si loin tout de même. Après des mois passés à tricoter de belles lamentations, à déplier soigneusement mes passions malades, troublées, totrturées ici et là pour que ça saigne un peu à l'intérieur et que les mots sortent bien, bien comme les maux restaient , se nichaient à l'intérieur...Après ces mois de textes profonds aux couelrus sombres, assombries par les manques, je ne savais plus comment réussir à dire le beau. ce beau-là il est arrivé très vite et a continué aussi vite à se propager dans ma vie. On appelle ça l'évidence. Seulement voilà moi, quand je vais bien j'écuoterais presque Lorie. je ne veux pas écrire du Lorie. Je ne sais pas. Je croyais que seules les tristesses étaient romanesque. Patrick Bruel, mon idole comme vous le savez, a su redresser la barre et composer un album de bonheur. Bon ben voilà, me voilà changée dirons les autres. Je cite Bruel, mais bon, ça , ça arrivait déjà avant, mais voilà que j'apostrophe le lecteur. pas la peine de conjuguer ce mots au pluriel. Ils ont du dejà tous deserter ce blog trop peu souvent alimenté. Eh bien voilà, moi, je me créais des histoires en lesquelles je croyais dur comme fer. Je stigmatisais des rencontres qui n'avait pas propension à avoir de lendemain, je sublimais un homme avec, pour mince prétexte, une chevelure sauvage, un regard perçant ou autre. Voilà ce que je savais faire. pas de mensonge, mais des embellissements, histoire d'y croire encore, histoire, comme dirait ma tendre amie E., de faire de ma vie un roman ou un scénario croustillant. Mes douleurs sentimentales ressemblaient à ce que vivaient des héroines mélancoliques. Je fondais tant d'espoir comme dirait Aznavour, qui avaient vocation à s 'envoler, espérant que, sur un malentendu, je rendrais le fauve à sa supposée nature de biche, je ferais d'un "fuyant", d'un "indécis", un candidat parfait au post de mari. Une guirlande de déceptions se formaient autour de mon cou, qui finissait peut-être par se voir. Je dépensais trop d'energie à penser àtoutes ces choses épuisantes pour réussir à faire xdes choses essentielles, prendre soin de moi. Un éclatant manque d'amour, qui se faisait sentir pus cruellement que jamais, bloquait toute mes envies, tout mes osucis à un état non satisfaisant. Je ne voyais plus mon corps alors qu'il enflait, je perdais de vues mes rêves alors qu'ils avaient l'âge d'être réalisés. Je ne trouvais pas ce fameux "bout" par lequel commencer. Voilà que ce "bout" là est arrivé. croisé au Salon du livre-le destin- et qu'il a spontanément trouvé sa place: pbien calé en moi au milieu du coeur. Difficile d'en parler sans tomber dans la mievrerie, la niaserie et le rose bonbon qui colore systématiquement les jeunes amoureux. faire brutal? Nous nous sommes trouvés au salon du livre vus chaque jours qui ont suivit sans jamais en sauter un seul. il a quitté son amie et fait 600 kilomètres pour venir me le dire. Nous nous sommes alors pris la main et puis plus jamaislâchées. nous avons dormi toutes les nuits ensemble et pleuré tous les jours de devoir se quitter. Puis nous avons pris un appartement plus grand ensemble. Cela faisait vingt jours qu'on s'était embrassés lorsqu'on a signé le bail. Maintenant il aimerait un bébé. Moi je dois regler deux ou trois choses avec moi même avant. Il s'appelle EVIDENCE, BONHEUR. Il a les clefs de mon sourire.Il est précieux, indispensable. Il vaut de l'or et je sais que jamais je ne rencontrerai quelqu'un comme lui, d'aussi vrai. Je sais que ce qui nous arrive n'arrivent qu'à très peu de gens, non pas ce sourire niais, non. Mais cette évidence, cette façon d'être sûr, cette main tendue vers l'eternité. Je sais aussi qu'il faut le vouloir et être prêt à ça. Lorsque ça vous tombe dessus c'est lourd à porter et si léger à la fois. Je sais aussi que le bonheur est finalement plus "cru" que les mélancolies que j'aimais écrire. Il me reste des peurs, mais elles ont besoin de temps pour s'écrire et leur temps n'est pas encore là. A présent il faut vivre je crois.
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