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11.07.2007
vacance
Il faudrait trouver un livre qui parle de cette facilité à glisser d'un état de surrenchère positive à la léthargie la plus inquiétante. Le trou, ça s'appelle. Le trou dans lequel on entrevoit tous ls trous passés et l'on devine les futurs. Trou noir , trou de mémoire, trou dans son agenda, amitiés qui se défilent, famille qui s'effile... Il faut grandir, sans doute. Oublier la tremblote devant une photo, arreter de vider le frigo par ennui.. Hier j'ai pleuré au guichet de la Banque postale car je retirais l'argent que ma grand mère avait entassé depuis 25 ans sur un petit compte. J'ai trouvé ça trop triste que tout s'arrête et se "cloture" par un brin d'argent que j'allais devoir, qui plus est, donner à mes parents pour combler leurs dettes. Je me suis dit que c'etait pas jolijoli de grandir trop. Je regarde Le cinéma de papa et voilà que finalement toutes les familles se ressemblent. je dois retrouver du travail. Je préfère faire des gateaux dans mon four, c'est moins flippant. Le monde est un immonde. Mon amoureux a un regard qi réchauffe. Il fait du bien. Il est calme et il est le seul de tout mon entourage à comprendre comment mon cerveau fonctionne. J'attends sur mon canapé. J'attend les vacances pendant cette période vacante. Le soleil joue à l'esquive. Il en sort que pour mieux rire de notre désarroi devant ses gouttes enormes. Je crois atteindre le point culminant de l'ennui.
La vie "mélange les joies et les peines avec une cruauté qu'on ne saurait inventer." Le cinéma de papa, Claude Berri.
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