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16.02.2008
liberté
A imaginer ce que la liberté veut dire, j'ai frissonné. A imaginer le chemin à parcourir et surtout, la raison de le parcourir, j'ai préféré rougir. Comme la gamine qui ne sait pas expliquer pourquoi elle aime le rouge ou le noir plutôt que le rose. Parcequ'elle sent, instinctivement, qu'il y a mieux à espérer de ces couleurs franches, sans pouvoir imaginer quoi. Quand je sens vide, j'aime lire encore des livres sur les années 39-45. Je ne comprends pas pourquoi, ça me remplis. Je ne sais pas quoi penser de la décision de Sarkozy que chaque enfant prenne en charge la mémoire d'un enfant juif. Une idée frontale, brutale, à sa façon.
UN livre: CHUT, à paraitre chez Léo Scheer, de Raymond Ferderman.
Lu sur la plage, entre deux plamiers, peut-être pas la meilleure idée... Quoi que.... "Chuut" dit sa mère au petit Raymond alors qu'elle l'enferme dans le cagibis du palier avec ses habits dans les bras. De son trou noir, il l'entend pleurer, puis il entend toute la scène d'arrestation de sa famille, qui constituera la scène finale de leur vie pour lui. Dans ce livre, il tente de retourner en arrière, sur cette histoire-là, sa part d'innoncence. Il tente de nos raconter ce qu'etait sa vie avant le cagibis, mais à la lumière de la suite, il ne peut que se faire couper par ses propres introspections. Cela donne un roman sensible et drôle, qui m'a donné envie de lire toute l'oeuvre de Raymond Federman! Il y parle aussi de cette liberté étrange, qu'il doit envisager avec les trous noirs. D'une liberté à gagner sur le dos d'une famille entière, d'une mère surtout, qui a troqué sa vie contre la sienne...
Hier soir, en dinant avec des proches, j'ai aimé le goût des discussions simples, qui partent dans tous les sens. J'ai aimé la liberté de vivre pleinement un moment. J'ai aimé savoir que parfois les relations humaines peuvent être simples...
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