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05.03.2008
Et dans mon coeur il y a...
Les talons qui claquent sur le bitume, elle dit. Et moi je pense, oui, j'aime, j'adore ça, éclater mes peurs à coup de clak sanglants sur les pavés de Paris. Devant nous, l'inconnu. Une douceur qui avance, une projet en finition, mes 20 ans en perdition. Nous avons passé la nuit au Lutetia. Un cadeau d'anniversaire qui me laisse sans mot. Tout s'active dans ma tête. la chance que j'ai d'être avec lui, et de ne pas le décevoir. C'était fou, d'être en haut de cet hôtel fantasmagorique. Et maintenant, on va défendre le stupre dans les rues de Pigalle. tout est un sale enroulé de choses, qui se nouent un peu autour de ma gorge. Je dois poser dénudée, ça m'amuse autant que ça m'effraie. Mais pourquoi ne pas percer les zones d'ombres de mon corps? Mon homme continue de blogger, ça me fait tellement peur. Il mélange notre vie et celle de son personnage, je suis éffrayée par sa technique si minutieuse, je prends le réel et je pose là, l'air de rien, mais ce cadre qui n'appartient qu'à lui, où la fiction se colle à la peau de notre réalité. J'aime mon épaule un peu nue, peut-être pourrai-je insister sur ce détail anatomique? Stuprer avec mes grains de beauté dans le dos, une branche de sous-tif qui se balade, voilà comment je vis le stupre. J'ai peur de me perdre, j'ai peur d'être dépassée, avant j'aimais ça, je ne prenais pas la mesure du danger. Je me cambrais, agile, pour faire naitre de nouveaux caprices. Je vieillis.
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