« 2008-02 | Page d'accueil
| 2008-04 »
28.03.2008
Paris
Paris, c'est toucher, par hasard, au sublime, puis patauger dans les marécages de la poisse. Finalement, c'est ça Paris, un petit brin d'âme dans tous les coins, une forte d'odeur d'égocentrisme et de RP, des restos chinois qui servent du japonais et tous ces jap' tenus par des chinois, les taxis nocturne où siffle TSF, les désespoirs du petit matin, mains levées guettant la petite lumière blanche qui signifiera "libre", le premier métro, les journaux faits par et pour des parisiens, les adresses à ne pas manquer, les anorexiques à qui ressembler, les mecs intouchables qu'il faut viser, les larmes qu'il faut voir couler pour être belle....
Un passage sur Paris, dans le dernier livre de Louis Lahner:
" ...La seule ville où les jeunes femmes appliquent à la lettre les conseils des magazines féminins, sans se douter que leurs rédactrices en chef ménopausées ne leur veulent pas que du bien. Elles se sentent toutes entières emplies de cette exception culturelle parisienne qui les oblige à être aussi inacessibles que chiantes. Elles se vivent comme des êtres hors sol, détachées de leur part animale, reproductrice, le mot "femelle" banni de leur vocabulaire. Elles restent entre elles, dans une caste intouchable où elles sont toutes les mêmes, c'est-à-dire uniques, originales, différentes. Elles ne s'offrent que deux fois par vie à des mâles plus âgés, plus riches et moins beaux....."
@ Diable Vauvert, Ma vie avec Louis Lanher
17:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.03.2008
Mon dimanche avec Louis Lanher
Finalement, je n'ai rien trouvé de mieux que me ressourcer dans un silence peuplé de livres. J'ai repris le rythme boulimique de la lectrice qui fait une pause de sociabilité. Décidément, je préfère les livres...
J'ai passé un agréable moment en lisant Ma vie avec Louis Lanher.
Ce livre singulier m'a pourtant totalement exaspéré. Un livre de trentenaire pour trentenaires parisiens et auteurs de préférence: un livre pour ses potes, ou bien un livre pour lui-même, afin de prouver qu'il maîtrise l'autodérision, le toupet, la tournure de phrase quasi-télévisuelle.
Cela fonctionne tout de même. On aime: Il nous sert la carte postale psychique de la parisienne, pute à talons, dont les cils clignotent au seul mot "télé", qui travaille dans la com' et se croit super original, pire, cette parisienne là qui sous couvert de se lamenter de ne pas avoir de mec, se murmure intérieurement: putain je suis canon, je rentre dans du 34, et merde, je n'attire aucun mec, aucun mec canonisiime branché acteur ou travaillant à la télé!
L'auteur analyse avec perfection son monde, ce système, avec humeur, dérision, cynisme. Il balance, exagère la vérité pour s'en absoudre. on aime, ça balance pas mal à Paris. IL suinte le ptit 'con, à baffer, mais il nous plait. Sa tentative d'autobiographie fictives saccadée à coups de nouvelles trashs ou voraces, a le mérite d'être rock 'n roll. Mais Dieu, qu'est-ce qu 'il voit juste, qu'est-ce qu'il est drôle.. je me dois d'aller lire ses précédents romans. J'y cours.

18:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lanher, litterature
22.03.2008
Combien de fois vais-je aimer Joncour?
Combien de fois je t'aime: Y-a-t-il mieux comme titre pour raconter comment on aime? Serge Joncour frappe dans le mille. Avec ce recueil de nouvelles, l'auteur qui m'avait annoncé, ici, il y a quelque temps, qu'après Que la Paix soit avec vous, il irait encore plus loin... Réapparaît avec un tout autre dessein. Il nous parle d'amour avec son style si singulier, et j'avoue j'aime. J'aimais Serge Joncour pour ses anciens romans, puis pour le personnage, cette sorte de timidité souvent cachée derrière un verre et une barbe mal taillée.
Dans Combien de fois je t'aime, il y a une âme qui rougit, un coeur qui palpite, irrégulièrement, bizarrement..Bref, il y a nos vies secrètes, nos histoires d'amour, foirées ou éternelles.
A lire absolument juste pour cette phrase: "On la disait de son époque, moins pour l'atteindre, que pour la résumer"
Ou juste pour celle-ci: "... Si ce soir je devais te faire une déclaration, je ne te dirais pas autre chose que ça, ce qui me manquait le plus chez toi c'est cette façon dont tu ne te soucies pas de moi..."
Ou juste pour ma nouvelle préférée:"Toute une vie dans un portable"...
Ou juste pour la couverture...
Ou juste parce que c'est un livre d'amour qui s'inscrit dans une contemporainéité immédiate et fraîche, un bon livre d'amour.
Et parce que ça ne suffit pas, parce que je me prends à relire certains bouts de ce recueil...Je comprends qu'il est encore plus que disais, il est un livre d'AMOUR, oui, un vrai livre qui nous raconte l'amour: comment il se glisse entre deux vies, entre dex draps, entre deux silences, dans des sms, des fenêtres internet, et comme il nous glisse aussi sibien entre les mains. tout une vie en un livre, tous nos amours, ici.
A nos amours!
09:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.03.2008
STUPRE
STUPRE, notre revue éritoc-rock, littéraire et graphique avec de belles photos dedans, et même une pin'up....Est bientôt disponible! Préparez vous...
11:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
vide
Tout arrêter. De lutter. Stopper nette fatigue secrète. Marre de faire semblant? Stop. Arreter d'y croire. Accepter son vide. je suis dans le negatif. Fermer ce blog. Fermer les yeux.
20:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fille à l'envers
Cette nuit, alors que mon mec dormait à poings fermés, je fus prise d'une drôle d'insomnie. Le genre d'insomnie stupide où tu luttes pour trouver le sommeil alors que tes yeux sont grands ouverts. J'ai fini par me lever et ouvrir une nouvelle fenêtre pour ce blog. Je me suis demandée comment pouvait-on être une simple bloggeuse dans NY city, un peu chroniqueuse dans un canard et se retrouver en photo tout au long d'un bus du centre ville. Les deux épisodes de SEx and the city m'avaient achevé. Je ne saurais même pas me faire sponsoriser par une bannière de pub à la con, comment aurais je pu inspirer le cul d'un bus? Je bloggais, en dilletante, depuis presque deux ans. je rencontrais parfois des gens qui , selon leurs dires, me lisaient souvent, et adoraient ce que je faisais. Mais je n'étais pas de ce genre de filles à qui l'on dit : love etc... On aimait peut-être ce que j 'écrivais mais jamais on ne pensais à moi pour habiller un bus........ Je n'avais jamais rien fait pour, c'était contraire à façon de vivre,voilà: l'envers du décor du délicieux monde de Carrie et ses potes. Si Carrie et ses niaiseries écrites dans un banal et désuet imparfait(hum, je m'y essais ce soir ok) avaient connu ce succès, ne serait-ce pas pour des raisons autres que ses trois minutes d'ordinateur par jour? Je me suis vraiment demandé ce que signifiait vivre. Impression d'avoir tout pris à l'envers jusqu'à en arriver à confondre le jour et la nuit. Je me suis demandé pourquoi certaines personnes admiraient tout haut les projets dans lesquels je me lançais corps et âme au détriment de mes nerfs, les cheveux aux vents contre des ultra cons, alors que ces mêmes personnes, talentueuses et pleines d'idées aussi valeureuses, ne s'étaient pas lancés dans de tels projets, eux. J'en suis arrivée à la conclusion que je confondais rêves et emmerdements, qu'eux avaient beau louer des initiatives comme les nôtres, mais ne se lanceraient jamais dans telles aventures chevaleresque, épuisantes pour seul but l'amour de l'art ( brut, nécessairement, sans la moindre chance d'y trouver quelconque profit ). Voilà, j'avais tout prit à l'envers. Encore une fois, je comprenais que mes beaux projets ne résoudraient en rien mes perplexités, et qu'il s'agissait donc d'emmerdements artistiques pour peu de choses. Les autres, vivaient, travaillaient pour remplir leur compte en banque autant que faire se peut et ainsi profitaient de leur temps libre pour dépenser ces deniers gagnés sévèrement durant de longues heures mornes mais pépères. ILs vivaient pour eux. Privilégiaient leur trajectoire personnelle, chose que j'aurais sans doute du faire plus tôt, tant que j'en étais capable, au lieu de me chercher beaucoup, d'essayer de comprendre les autres démesurément. J'ai mangé une barre chocolatée et suis repartie aux côté de l'homme qui dormait en essayant en vain de compter les moutons de ma prairie, ce qui j'en suis sûre, vous intéresse beaucoup. Je suis une "piaf" à l'état brut, ne sachant me soumettre à aucune concession, emprisonnée dans des toilettes noirs à l'idée de pouvoir me déployer.
02:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : existence;carrie bradshaw
14.03.2008
sous mes pavés, ta plage
Tu dis: Aujourd'hui, ça fait un an que je t'aime. Tes mots se déttachent lentement les uns des autres, je compte les jours. On s'est croisé en ce Salon du livre 2007 et tu dis avoir craqué ce soir-là. Inauguration reussie, soirée bondée qui inaugurait sans le savoir, une vie à deux.
Salon du Livre 2007: nos mains se frôlent et nos vies se collent.
Aujourd'hui, je dénoue mes tourments qui reviennent au galop depuis quelques deux semaines, je tente de dompter mes vieux démons qui réapparaissent depuis le passage de mes 26 ans. Pourtant, tout a changé, ces quelques mois en disent plus long que toute lettre d'amour.
Je suis injuste, de t'infliger mon comportement énervé alors que nous nous apprêtons à fêter l'anniversaire de nos premiers baisers. Le salon du livre aujourd'hui me parait si fade, je ne supporte plus ses gens qui trinquent livides, tels des automates , et les autres qui grapillent autour afin de pouvoir offrir leur plus beau sourire à un "important", une armée de petits "Adrien Deume", prets à tout...pour quoi??
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
fauvisme
D'abord il y a un mot. Puis plus rien, ou bien trop. C'est idem. Trop de mots qui forment un gros rien. Jamais pu profiter pleinement des moments de vie affriolante, des moments euphoriques. Toujours un arrière gout amère. car je préfère le sentiment à l'euphorie. Toujours ces mots qui s'enfilent , dans des tourments ou dans trous d'airs, des conversations qui flottente au-dessu d'un nid de connerie. jamais aimé assez la foule pour y voir l'aboutissement des actes les plus censés. besoin de profondeur. Demain, nous allons danser, je vais oublier l'être et le néant. C'est étrange cette impuissance face aux choses. Envie de cette fête explosive, très envie. Envie d'un coeur explosant. Mais pourquoi toujours séparer. Je veux aimer dans la foule comme j'aime aimer en privé. Oublier le pourquoi de tant d'agitation. Car enfin, pourquoi? On vit on meurt, et entre les dex, le but ultime, aimer et entourer nos amours.
Relire HIROSHIMA MON AMOUR, l'offrir, le faire partager: ses phrases : " Tu me tues, tu me fais du bien. Comment me serais-je douté que tu étais fait à la taille de l'amour? Comment me serais-je douté que tu étais à la taille de mon corps même..."
Chacun de mes actes est dicté par des pulsions de fauves. un fauve plein d'amour. Je voudrais être un tableau d'André Derain, exploser par trop de couleur. Emporter dans ma palette tous les gens que j'aime, fixer l'éternité dans un mouvement sans fin. Je voudrais retenir toutes mes mélancolies d'enfant. Ou bien être une toile noire, sombre, une toile de Soulages. Non, la couleur, c'est mieux. Mes mélancolies se cachent derrières les oeuvres de Chagall. mais aujourd'hui, c'est le fauvisme qu'il me faut. Ou bien des musiques des années folles, un swing avec kiki de Montparnasse....
15:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sentiment
05.03.2008
Et dans mon coeur il y a...
Les talons qui claquent sur le bitume, elle dit. Et moi je pense, oui, j'aime, j'adore ça, éclater mes peurs à coup de clak sanglants sur les pavés de Paris. Devant nous, l'inconnu. Une douceur qui avance, une projet en finition, mes 20 ans en perdition. Nous avons passé la nuit au Lutetia. Un cadeau d'anniversaire qui me laisse sans mot. Tout s'active dans ma tête. la chance que j'ai d'être avec lui, et de ne pas le décevoir. C'était fou, d'être en haut de cet hôtel fantasmagorique. Et maintenant, on va défendre le stupre dans les rues de Pigalle. tout est un sale enroulé de choses, qui se nouent un peu autour de ma gorge. Je dois poser dénudée, ça m'amuse autant que ça m'effraie. Mais pourquoi ne pas percer les zones d'ombres de mon corps? Mon homme continue de blogger, ça me fait tellement peur. Il mélange notre vie et celle de son personnage, je suis éffrayée par sa technique si minutieuse, je prends le réel et je pose là, l'air de rien, mais ce cadre qui n'appartient qu'à lui, où la fiction se colle à la peau de notre réalité. J'aime mon épaule un peu nue, peut-être pourrai-je insister sur ce détail anatomique? Stuprer avec mes grains de beauté dans le dos, une branche de sous-tif qui se balade, voilà comment je vis le stupre. J'ai peur de me perdre, j'ai peur d'être dépassée, avant j'aimais ça, je ne prenais pas la mesure du danger. Je me cambrais, agile, pour faire naitre de nouveaux caprices. Je vieillis.
20:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
musique vieille
La musique reprend sa place en moi. Je change d'allure selon ses gestes. une ombre mouvementée s'aligne sur moi comme un gourou sur sa proie. Tout va vite puis le souffle cort. Net. Précis. mes mots ne se disent plus. ils s'envolent.
Vieille, c'est d' la musique vieille,
Je sais.
Chopin d' prisunic,
Mozart de bazar,
C'est d' la vieille musique,
Du blues bizarre.
Vieille, parce qu'il y a des soirs,
Tard,
Où l'on s' crève le cœur
De blessures mineures,
Où l'on s' fait la peau,
On sort son piano.
J' veux bien donner,
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
Seul, qu'est-ce que j' me sens seul,
Tu sais.
Rien qu'un métronome.
Qui s' croit un cœur d'homme,
Rien qu'un mal de mère
Que j' peux pas faire.
Seul, parce que c'est comme ça
Tu vois.
Orgue de barbarigme,
S' quitter, c'est un crime.
Le chagrin qu' ça donne,
Personne se l' pardonne.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime,
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis,
J' l'ai déjà dit.
Et r'garde où j'en suis.
J'aime pas ma vie,
Pourtant j' la vis.
J'ai peur d' la mort,
Pourtant je sors.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
Marre de tout,
Marre de vous.
J' vous aime tel'ment,
J' vous hais pourtant.
J' préfère crever
Que d' plus rêver,
Même si c'est cauchemar.
J' veux bien donner
Mais faut qu'on m' donne.
Tu prends, tu donnes,
Mais y' a maldonne.
Tout c' que tu fais,
Un jour, s' défait
Et c'est comme ça qu' c'est.
J' veux bien aimer
Mais faut qu'on m'aime.
J' t'adore, je t'aime
Mais j' pars quand même.
Tout c' que tu m' dis
J' l'ai déjà dis,
Et r'garde où j'en suis. (c) PB-GP
16:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





