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02.04.2008
réminiscences
Deux pas de danse.
Oui ce serait ça: de la danse jusqu'à l'infini, histoire de comprendre comment et pourquoi le corps aime, sent, baise, EXULTE. Il y a le silence, qui tombe toujours à pic, qui fomente des angoisses, crée des envies neuves. le silence, c'est un karcher qui s'use tout seul. Des mois de vie à imaginer qu'il valait mieux former des mots tout haut avec des partenaires de combinés, des oreilles échauffées par les heures de conversations inutiles, le cancer pas bien loin, toujours les mêmes refrain usés, les pourquoi qui résonnent, les maux durs, mots mous... Puis finalement, le silence, parce que plus de batterie, parce que plus d'amis, plus d'oreilles pour attendre la fin de tes tirades morbides. Le silence c'est moi, c'est toi, c'est nous. C'est bon. C'est dur et acide mais tu en ressort grandi. Le pire c'est quand il est vide, que tu n'attends plus rien.
Lorsque j'étais gamine je me racontais des histoires pas possibles pour arriver à dormir dans ce silence pesant. J'ai très vite été accro au téléphone. Mais il y avait toujours un moment où le rien envahissait la chambre rose. Je fermais les yeux et imaginais des choses pas possibles: je sortais avec Patrick Bruel, j'étais la fille de Johnny... Je me souviens qu'un jour je me suis rendue compte que je perdais cette imagination sans bornes, je ne trouvais plus l'inspiration pour des histoires nocturnes insensées. J'ai commencé alors à retracer la journée. J'avais quoi, 12 ou 13 ans, il commençait sérieusement à se passer des choses palpitantes dans les cours de récré. et quand vraiment rien, il restait l'espoir. Lorsque ma mère me ramenait à la maison, je demandais souvent: Rien de neuf aujourd'hui? Non. Merde. Alors je commençais à tricoter de l'amour, avec toutes les méthodes possibles, séries tv, copines....
Je n'ai jamais cessé.
12:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
C'est drôle, je fais exactement pareil.
Ecrit par : Madame Rosa | 04.04.2008
Et tu ne cesseras jamais...
Ecrit par : Benoit Fapm | 16.04.2008
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