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24.04.2008
aveux de clown glacé
Encore un brin de mots, à utiliser, pour moi, pour toi, pour rien. Mes forces s'épuisent. C'est cette lutte, permanente, envahissante qui me fait autre. Comme un animal blessé, comme une actrice à qui ont ferait l'affront de publier sa cellulite en couverture de Voici. Démunie. Paumée, entre l'euphorie et les larmes, toujours prêtes à couler, pas comme avant, avant c'était parcimonie. Autour de moi, je sens les marécages, devant, trop de brouillard et quelques points d'interrogations mystiques. Comment on vit, dis moi? C'est donc ça, le mécanisme? Après ça, quand tu t'es fait chier toute ta vie, à te bagarrer avec tout, on comprend pourquoi un mec comme Jonnhy a choisit une Laetita, niaise, mais rare car toute amour, bonté, dévotion, gentillesse. Les défauts des qualités, c'est d'avoir l'air niais. Le cynisme c'est tellement plus simple. J'aime les qualités simples: amour, gentillesse, bonté. je n'ai jamais eu honte de le dire. Tant pis pour les autres. Tant pis pour moi. Une lutte, toujours se battre,pour un truc ou un autre, jamais de répit? Perdre ses munitions,un peu de sa passion, espérer, un mec d'abord, l'amour, comme si tout en dépendait, oublier presque ce que l'on est, une entité, un truc dur à apprivoiser, se perdre, trouver le bonheur de l'amour, puis vlan, le boulot, courir, chercher, toujours... Lutte permanente. Non je ne veux pas, et quoi? AI-je le choix? Sinon quoi? L'ennui, tourner en rond, poisson rouge avec mémoire, film d'horreur? Rien qui ne vaille le coup, alors quoi? Prends ton xanax, ça ira mieux... Calmer mon euphorie anormale, ma peine douloureuse. Nouveauté, bizarrerie, toujours cette nervosité sous mes airs prête à ouvrir les vannes de la prochaine peine. Airs de rien, air d'aller, air d'écouter encore leurs monologues, leurs problèmes à la con, même pas oser dire, que ça va pas. trop fatiguant. Toujours ce surplus de sourire, quand même, cet sorte de force de bonne humeur qui parvient à percer encore, entre deux pics de nerfs, un baluchon de sourires et de blagues pour lui, lui qui met sa main dans la mienne pour que je tienne bon. Oui, tenir bon pour lui, malgré moi, malgré lui? Je sens bien que c'est pour cela, au nom de ce "nous" qui nous unit, que je trouve toujours de nouveaux sourires, de nouvelles mimiques, un nouveau numéro de clown gai, sous mes envie de tristesse. Ce qui me tient en vie, ne me tue pas. Envie de sortir, de mettre le nez dehors, ma vie dehors, mon cerveau à l'air, pour tout alléger, renouveler mon ère. Peur de devant, peur des premiers regrets, peur de perdre de vue mes 20 ans...
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02.04.2008
réminiscences
Deux pas de danse.
Oui ce serait ça: de la danse jusqu'à l'infini, histoire de comprendre comment et pourquoi le corps aime, sent, baise, EXULTE. Il y a le silence, qui tombe toujours à pic, qui fomente des angoisses, crée des envies neuves. le silence, c'est un karcher qui s'use tout seul. Des mois de vie à imaginer qu'il valait mieux former des mots tout haut avec des partenaires de combinés, des oreilles échauffées par les heures de conversations inutiles, le cancer pas bien loin, toujours les mêmes refrain usés, les pourquoi qui résonnent, les maux durs, mots mous... Puis finalement, le silence, parce que plus de batterie, parce que plus d'amis, plus d'oreilles pour attendre la fin de tes tirades morbides. Le silence c'est moi, c'est toi, c'est nous. C'est bon. C'est dur et acide mais tu en ressort grandi. Le pire c'est quand il est vide, que tu n'attends plus rien.
Lorsque j'étais gamine je me racontais des histoires pas possibles pour arriver à dormir dans ce silence pesant. J'ai très vite été accro au téléphone. Mais il y avait toujours un moment où le rien envahissait la chambre rose. Je fermais les yeux et imaginais des choses pas possibles: je sortais avec Patrick Bruel, j'étais la fille de Johnny... Je me souviens qu'un jour je me suis rendue compte que je perdais cette imagination sans bornes, je ne trouvais plus l'inspiration pour des histoires nocturnes insensées. J'ai commencé alors à retracer la journée. J'avais quoi, 12 ou 13 ans, il commençait sérieusement à se passer des choses palpitantes dans les cours de récré. et quand vraiment rien, il restait l'espoir. Lorsque ma mère me ramenait à la maison, je demandais souvent: Rien de neuf aujourd'hui? Non. Merde. Alors je commençais à tricoter de l'amour, avec toutes les méthodes possibles, séries tv, copines....
Je n'ai jamais cessé.
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