03.07.2008

Aujourd'hui, rien.

 Une telle sale gueule dans la vitrine soldée de Mango que même les soeurs courages de "T'as-vu-jsuispasmaquillée jsauve la planète" ne m'ont pas arrêté pour me faire signer leur pétition. Elles ont bien compris que pour moi, un coup d'anti-cerne ne serait pas mal venu. Bon. Y aura toujours des gens pour avoir des choses à redire, toujours des âmes paumées comme la mienne dans lesquelles je croirais me reconnaitre , mais la vérité c'est qu'on finit toujours seul, alors mieux vaut ne pas faire d'efforts. Je dis ça mais je ne le pense pas, j'aimerais le penser, ça me sauverait la vie. J'aime ce rythme d'écrire, cette fatalité et cette urgence, mais je déserte ici, j'ai trop donné de mon intimité ces derniers mois. ca finit toujours par faire mal. Juste en recherche, comme tout le monde, de quelques râles de plaisir, de quelques échanges sains. Mais Paris n'est -elle pas une vilaine fille? Avoir des bobos à l'âme, car quoi? je préfère en rire, en tourner, aller faire du shopping, pour rien, que dalle, juste le plaisir vicieux d'entasser, bêtement. Et lire, parce qu'il n'y a que dans les livres que je comprends un peu la vie. Peut-être parce que les personnages y sont souvent magnifiés, dans leur bon ou dans leur mauvais, un peu comme je les magnifie dans ma vraie vie.