07.03.2008
fauvisme
D'abord il y a un mot. Puis plus rien, ou bien trop. C'est idem. Trop de mots qui forment un gros rien. Jamais pu profiter pleinement des moments de vie affriolante, des moments euphoriques. Toujours un arrière gout amère. car je préfère le sentiment à l'euphorie. Toujours ces mots qui s'enfilent , dans des tourments ou dans trous d'airs, des conversations qui flottente au-dessu d'un nid de connerie. jamais aimé assez la foule pour y voir l'aboutissement des actes les plus censés. besoin de profondeur. Demain, nous allons danser, je vais oublier l'être et le néant. C'est étrange cette impuissance face aux choses. Envie de cette fête explosive, très envie. Envie d'un coeur explosant. Mais pourquoi toujours séparer. Je veux aimer dans la foule comme j'aime aimer en privé. Oublier le pourquoi de tant d'agitation. Car enfin, pourquoi? On vit on meurt, et entre les dex, le but ultime, aimer et entourer nos amours.
Relire HIROSHIMA MON AMOUR, l'offrir, le faire partager: ses phrases : " Tu me tues, tu me fais du bien. Comment me serais-je douté que tu étais fait à la taille de l'amour? Comment me serais-je douté que tu étais à la taille de mon corps même..."
Chacun de mes actes est dicté par des pulsions de fauves. un fauve plein d'amour. Je voudrais être un tableau d'André Derain, exploser par trop de couleur. Emporter dans ma palette tous les gens que j'aime, fixer l'éternité dans un mouvement sans fin. Je voudrais retenir toutes mes mélancolies d'enfant. Ou bien être une toile noire, sombre, une toile de Soulages. Non, la couleur, c'est mieux. Mes mélancolies se cachent derrières les oeuvres de Chagall. mais aujourd'hui, c'est le fauvisme qu'il me faut. Ou bien des musiques des années folles, un swing avec kiki de Montparnasse....
15:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sentiment




